Beaux yeux

Beaux yeux
* Montage par th-fanfic-yaoi

# Posté le dimanche 04 mars 2007 14:22

Chapitre 9: Hôpital Break (mdrr le titre à la con)

Chapitre 9: Hôpital Break (mdrr le titre à la con)
Vous savez quoi? j'ai recommencer 3 fois la mise en page de cet article. Il n'y avait aucun espace entre les phrases, autant vous dire que si j'ai pas de commentaire je m'arrache les cheveux!!!

Et aussi un grand merci à Armelle et à son pote Romu sans qui je n'aurais pas pu récupérer l' intrégralité de ma fic (surtt de mon chapitre 9).

Merci aussi à mes trois best Lilette Armelle et Aurore qui m'ont payé un tatoo pour mon anni et comme mon père me paye le deuxième... chui trop contente!!!! Merci mes poulettes de la grippavieille, lol. Et vous savez quoi? Tokoye Hotell, jé m'appèl Bile, mdrrrr.



Chapitre 9 : Hôpital Break


« POV de Bill »

- Alors c'est quoi le truc avec Stan ? demande Gustav.
- Ben il vient de m'appeler pour savoir où on était et je lui ai pas dis... Il est vraiment pas content, il sait que je cache un truc mais j'ai simulé une absence de réseau.
- Une absence de réseau ? Ahhhh Bill mais c'est vraiment le pire truc que tu pouvais trouver...
- Je sais.
- Bon on fait quoi ? demande Tom.
- De toute évidence il faut sortir d'ici, je réponds.
- A oui et tu suggères quoi ? Qu'on le fasse sortir par la fenêtre ? demande Gustav.

Je regarde par la fenêtre.

- Ah oué, effectivement ça fait haut... De toute façon même si on s'échappe ils gardent des traces des entrées et sorties des hôpitaux ... je réponds.

Je jette un coup d'½il à mon frère, un coup d'½il très suggestif...

- Je sais pas à quoi tu penses mais je te dis tout de suite que je suis pas d'accord.
- Qu'es-ce tu en sais ? Tu sais même pas ce que je veux faire.
- Je sais déjà que c'est une mauvaise idée.
- Il faut savoir prendre des risques dans la vie. Et la il va falloir qu'on en prenne tous les quatre. Dès que j'aurais fais ce qu'il faut et qu'on sera sortit, on inventera une excuse pour Stan ok ?
- J'le sens mal, me dit Georg.
- T'inquiètes ça va rouler... C'est bizarre quand même qu'il me rappel pas.
- C'est parce qu'il a pas marché... Il doit être en train de ruminer une vengeance particulièrement cruelle envers toi...Tu vas te faire tuer frèro.
- Merci de tes encouragements. Mais demain faut qu'on trouve un médecin pour Tom.
- Y a un ami à mon père qui est psychiatre, répond Gustav. Je pourrais peut être lui demander de soigner Tom ?
- Ca se soigne pas, répond Tom. Je vivrais avec toute ma vie, enfin si je me suis pas tuer avant...
- Arrêtes tes conneries, répond Georg.
- Alors on appellera ton père demain pour qu'il nous aide. Bon en attendant vous allez rester là, moi je m'occupe de ce qu'il y a à faire et je reviens vous chercher après. Tom, habilles toi en attendant.
- Qu'es-ce que tu vas faire ?
- Habilles toi et dès que j'ai fini je reviens vous chercher ok ? Et cherchez pas à comprendre. On n'a pas beaucoup de temps.

Je passe la porte discrètement, les autres vont penser que je suis cinglé... En même temps ils n'auront pas tord. J'essaie de me repérer dans ces couloirs pour retrouver mon chemin au retour. Ca ne va pas être évident. Ca y est, j'ai trouvé ce que je cherchais, le bureau des admissions.

Je me planque histoire de ne pas me faire repérer. Normalement c'est dans cet ordinateur que tous les patients entrés aujourd'hui sont enregistrés avant d'être transférés dans l'ordinateur central. Il faut que je trouve un moyen de détourner l'attention de la standardiste.

Je vois par la petite fenêtre de la porte de son bureau qu'il y a une autre pièce collée à son bureau avec une porte qui les sépare. Je contourne le fameux bureau. Cette pièce n'a pas de fenêtre. Parfait. Je m'introduis dans la pièce qui me sépare de l'ordinateur. C'est une sorte de réserve, il y a une clé sur la porte d'entrée et une sur la porte qui mène au bureau. Je m'assure que la porte qui sépare les deux pièces est bien ouverte. Tout marche comme je veux on dirait. Je me saisi des deux clés, une dans la poche droite et l'autre dans la gauche. Ce serait con que je me goure de clé au dernier moment.

Je mets mon plan à exécution. Je vais devoir faire très vite. Je colle mon oreille à la porte qui me sépare de la standardiste et je frappe très fort à la porte. J'entends ses pas se diriger vers moi. Tout de suite je sors de la pièce et je referme derrière moi en laissant la clé dans la serrure. Je file dans le bureau et je ferme à clé la porte par laquelle la standardiste vient de passé en laissant la clé dedans bien entendu. Elle se retrouve enfermé dans la réserve. C'est moi qui suis bon à enfermer...

Je m'installe devant l'ordinateur. Je tape le nom de mon frère et je tombe sur son dossier. Même si c'est écrit en français je sais ce qu'il faut faire pour effacer le dossier. Les ordinateurs marchent tous pareil. Tout est effacé : adresse de notre hôtel, numéro de téléphone... Parfait.

Maintenant je sors discrètement du bureau avant que l'autre ne trouve un moyen de sortir et je retourne au plus vite à la chambre de mon frère. La vache j'en reviens pas que j'ai fais ça ! C'est une fraude quand même. J'arrive enfin devant la porte, je rentre et je trouve mon frère habillé prêt à partir et tous les trois me regardent d'un air bizarre.

- Allez, on y va. On sort au plus vite d'ici.
- Qu'es-ce que t'as fais ? me demande Tom.
- Je t'expliquerais quand on sera loin d'ici. Allez vite, on se casse.
- Ok.

On sort discrètement de la chambre et on utilise les escaliers pour sortir, ça évitera qu'on croise trop de monde. Je prends la main de mon frère et la serre fort dans ma main.

- C'est la veste du magasin que tu portes ? me demande Tom.
- Euh oui dans la précipitation j'ai oublié de l'enlevé. Tu fais bien de m'y faire penser, on va retourner au magasin avant de rentrer à l'hôtel. Il faut que je récupère la mienne.

On sort enfin de ce foutu hôpital et on prend la direction du centre ville. Ca va on est pas loin, (ça doit être pour ça que le secouriste à fait si vite...) on aurait été mal si y avait fallu prendre le bus... Oups ! Nouveau problème ! Nous sommes légèrement repéré par des fans qui se dirigent vers nous en criant...

- Et merde on fait quoi maintenant? Demande Georg.
- On se sépare. Comme tout à l'heure et on court aussi vite qu'on peut, on se retrouve dans trente minutes devant l'hôtel. Ceux qui arrivent en premiers font sonner les deux autres. Ok ?
- Ok.

Nous voilà parti dans des directions opposées pour semer nos fans, c'est pas très sympa quand même, mais on veut pas se faire agresser non plus. Je tiens toujours la main de Tom dans la mienne et c'est moi qui dirige cette fois-ci. Heureusement que j'ai un excellent sens de l'orientation.

Après plusieurs détours par des petites ruelles, on les a enfin semé. On s'arrête a bout de souffle pour reprendre notre respiration. Pfiou !!! Je ferais pas ça tous les jours. Après avoir récupéré, je sens une main m'attraper par la taille, je relève la tête pour me retrouver face à Tom qui me fait son plus doux regard et m'attire tout contre lui.

- On forme un couple d'enfer tu trouves pas ? Le drogué anorexique et le schizo... Et en plus on prend la fuite comme des bagnards....
- Ca va tu prends ça avec humour on dirait.
- Je t'assure que tout à l'heure avant que tu arrives dans ma chambre, je ne le prenais pas du tout avec humour. En faite peut être que ce soir avant de dormir j'en pleurerais...
- Arrête de me dire ce genre de chose sinon c'est moi qui vais pleurer.

Il me plaque doucement contre le mur derrière moi et m'embrasse tendrement comme pour se faire pardonner de ce qu'il vient de me dire. Il force gentiment le passage de mes dents et je sens sa langue caresser mon piercing. Je pourrais rester comme ça pendant des heures à apprécier ses baisers. Mais malheureusement, il faut qu'on aille au magasin récupérer ma veste et par la même occasion, je paierais celle-ci.

Juste au moment où il glisse une de ses mains sous mon T-shirt, je m'écarte de lui... Tant pis on se rattrapera ce soir à l'hôtel.

- Va falloir y aller.
- Oui, allons-y.

Je le reprends par la main et nous décidons de continuer par des petites ruelles pour éviter l'émeute de tout à l'heure. Dix minutes plus tard nous voilà devant les portes du magasin. Nous passons les portes et je me dirige vers la caisse. La caissière me reconnaît et je vois qu'elle a mit mes affaires de cotés, c'est très attentionné de sa part. Elle me tend ma veste et moi je lui tends un billet en échange. Elle jette un coup d'½il à Tom et elle a l'air rassuré de voir qu'il va bien. En même temps elle croit qu'il est sortit parce qu'il pouvait sortir et pas parce qu'il s'est échappé...

Ses yeux regardent moins d'une seconde par dessus mon épaule et je sens qu'on m'attrape le bras. Instinctivement j'attrape le bras de Tom et nous voilà passés derrière le comptoir. La caissière nous fait sortir par la porte de derrière pour éviter qu'on se fassent assaillir par les fans. En échange de sa gentillesse Tom et moi lui signons des autographes. Je regarde ma montre, Gus et Georg doivent bientôt être arrivés à l'hôtel.

- Il faut réfléchir à une excuse pour Stan, je commence.
- Moi j'ai plus le courage de réfléchir à quoi que ce soit.
- Ok j'appel Gus et on va trouver ça par téléphone.

Je compose le numéro.

- Oui Bill ?
- Vous êtes où ?
- On s'est planqué dans un coin ça grouille de fans.
- Ah ok. Bon faut trouver un truc à raconter à Stan. T'as une idée ?
- Ben là tout de suite...

J'entends un bruit sourd dans le téléphone.

- C'est quoi ça ?
- C'est rien c'est Georg qui éternue.
- Ah ok, on pourrait lui raconter qu'on à été boire un coup dans un bar et qu'on a pas vu le temps passer ?
- Attends tu nous imagine dans un bar avec tous les fans ? Il nous croira pas.

J'entends de nouveau Georg qui éternue.

- Y a de la salade à coté de toi ou quoi ? (Georg est allergique à la salade dans ma fic)
- Euh oué y en a...
- Sérieux ? t'es où ? Chez un marchand de légume ?
- Euh non pas exactement...
- Gus ?
- Bon dépêchez vous, nous on commence à étouffer ici.
- Ok on arrive dans deux minutes. On lui dit qu'on a rencontré des jolies filles et qu'on est allés chez elles ?
- Nan ça marchera pas.
- Bon on arrive là, vous êtes où exactement ?
- Dans la ruelles sur le côtés de l'hôtel.
- Ok on y est... Euh je vous voit pas.
- C'est parce qu'on est cachés.

J'entends encore Georg éternué mais cette fois-ci je sais qu'il est dans le coin... Pourtant je ne le vois pas.

- Gustav ? Georg ? appelle Tom. Eh oh ?

Là je crois que j'ai jamais vu un truc pareil... Je vois un couvercle de poubelle géante se lever et la tête de nos amis en sortir. Nan mais c'est pas possible... Ils se sont planqués dans les poubelles... J'entends Tom pris d'un fou rire en voyant des feuilles de salade dans les cheveux lisses de Georg, je le suis dans son fou-rire. J'en profite pour prendre une photo avec mon portable. C'est vraiment un moment à immortaliser.

- Eh qu'es-ce que tu fais toi ? me demande Gustav.
- Ben j'immortalise cet instant. Comme ça quand tu me traitera de clochard, je te montrerais cette photo...
- C'est ça marre toi...
Ils sortent difficilement de cette charmante poubelle et arrivent devant nous. Je brasse l'air devant mon nez... ils schlinguent quand même.

- Alors c'est quoi l'excuse qu'on va raconter à Stan ? me demande Georg

Je réfléchie quelques instant, faut vraiment trouver un truc qui tienne la route car c'est pas facile de lui faire avaler une connerie. Surtout si c'est moi qui raconte je vais encore paniquer comme un malade.
Il n'y a plus un bruit, seulement une parole.

- Quelle excuse va tu me raconter, Bill ?

Cette voix m'est trop familière, je vois Georg et Gustav regarder derrière moi avec des gros yeux. Je me retourne lentement pour voir avec horreur Stan nous faire face de tout son long.

- Alors j'attends ? C'est quoi cette excuse ?

« Fin du POV de Bill »



*******************************************************************


constance: Merci bicoup ^^ t'inquiètes je continue, merci pour ton
com ;-)


ton Tomichounet: Mdrrr toi qui devient accro à la lecture??? C'est un tour de force quand même que j'ai fais là... Mais t'inquiètes, t'auras bientôt ta dose. Merci mon n'amour pour ton com ;-)

yaoistorytwins: Lol ben oui j'ai eu un peti bug de fic alors j'ai mi d'autres trucs en attendant de pouvoir reposter. Chui contente que ça te plaise toujours autant, merci pour ton com ;-)

clem: Ouééé moi c'est mon rêve de trouver TH dans mes poubelles mdrrrr même si ils sont un peu sale c'est pas grave je leur préterais ma douche ^^ et eux ils me préteront leur corps en échange ^^. Merci pour tom com ;-)

thxficxyaoi:Oui c'est vrai que c'est pas évident, pi je vais pas les faire chougner à chaque chapitre (enfin surtout Bill) sinon le pauvre il va se dessécher à force...merci pour ton com ;-)

# Posté le lundi 05 mars 2007 14:52

Modifié le mercredi 26 septembre 2007 10:31

Chapitre 10: Pris en flag.

Chapitre 10: Pris en flag.
Hallo,

Vous avez vu j'ai publié plus vite que d'habitude hein? Je voulais vour dire deux choses: La première c'est que c'est moi qui ais fais ce fan'art, je viens tout juste de le finir,j'ai mi l'original aussi pour que vous puissiez juger et je voudrais votre avis. Je sais que c'est pas du grand art mais j'ai fais de mon mieux.

La deuxième chose, c'est une nouvelle fic qui vient de naître. L'auteur est Paupau et je vous laisse un lien pour aller la lire Clik Ben oué on se fait de la pub entre nous ^^. Sur ce, bonne lecture.




Chapitre 10 : Pris en flag.


« POV de Tom »

- Je t'écoute ! Qu'es-ce que tu m'as encore inventé ?
- Stan, ne l'engueules pas, c'est pas sa faute, je commence.
- Vraiment ? J'étais pourtant sure que c'était Bill qui devait l'inventer cette excuse.

Mon frère baisse la tête.

- Allez, on rentre avant que quelqu'un nous voit.

Je prends la main de mon frère et je peux voir dans ses yeux qu'il flippe à mort. Et Stan a toujours le chique pour s'en prendre à Bill. Il pourrait le laisser un peu tranquille quand même. Stan nous emmène dans ne salle que nous ne connaissons pas. Elle est toute petite et il n'y a aucune fenêtre. Juste cinq chaises. Les doigts de Bill commencent à écraser les miens d'appréhension.

Stan nous fait entrer puis ferme la porte derrière nous. Il s'attarde deux secondes sur la main de Bill dans la mienne puis il nous désigne les chaises d'un signe de tête. On prend place sur les chaises et Stan prend la cinquième qu'il installe face à nous. Personne n'ose dire le moindre mot. Pas même Bill, lui qui d'habitude est toujours le premier à ouvrir la bouche... Là on dirait qu'il a peur de Stan.

Pourtant en y réfléchissant, il ne va pas nous bouffer, il ne va pas nous frapper non plus. Je regarde Bill, il a les yeux fixés sur ses chaussures. Bordel mais qu'es-ce qui se passe ?

- Alors ? Où étiez vous ? Et pas de mensonges ! Tom je t'écoute.
- Bon je vois que c'est pas la peine que je mente, alors je vais dire la vérité.

Je vois Bill me jeter un regard implorant, car parler de ma maladie ça revient à parler de la drogue qu'il prend et de son anorexie.

- Aller Bill, de toute façon on peut pas lui cacher car il sera au courant d'une façon ou d'une autre. Puis tu verras, tu te sentiras mieux après qu'on ait tout dit.
- Non Tom, ne dis rien s'il te plait...

Bordel je le comprend pas là...

- Pourquoi ça ?
- Oui Bill, pourquoi tu ne veux pas que je sois au courant de ce qui se passe ? Hein ? Tu as peur que j'aille te balancer aux flics pour la drogue ? Ohh je t'étonne on dirait. Enfin tu ne crois tout de même pas que j'avais pas remarqué un truc pareil ?? Quand on est net on arrive pas le matin avec les yeux défoncés et des pupilles grosses comme des billes. Rien qu'à voir ta tête de zombie on comprend tout de suite.
Je ne dis pas ça pour être méchant Bill, mais imagine un peu, si moi je cale tout, alors tes fans aussi. Imagine leur déception si ton secret était percé ? Qu'es-ce qu'ils vont tous penser de toi ? Hein ? Tu t'es déjà posé la question ?

Pendant tout son discours, Stan a fait les cents pas autours de Bill, tel un vautour autour de sa proie. A chaque parole prononcée, il s'arrangeait pour obliger mon frère à le regarder dans les yeux. Et à chaque fois que son regard se posait de nouveau sur ses chaussures, il lui relevait le menton.

Bill s'apprête à craquer, il est au bord des larmes et il fait de grands efforts pour ne pas céder. Je me décide à intervenir.

- Stan, on est pas ici pour parler des problèmes de Bill. On est là pour se faire engueuler d'être rentré en retard. Et pour ça j'ai une très bonne excuse alors écoute moi bien et arrête de t'en prendre à Bill.
- Très bien, je t'écoute.
- En faite si on est en retard c'est parce que j'ai fais un malaise tout à l'heure dans un magasin. J'ai du être transporté d'urgence à l'hôpital et les médecins m'ont diagnostiqué une maladie assez peu souhaitable.

Stan se rassoit sur sa chaise et il a bien raison.

- Je suis atteins de schizophrénie...

(Silence)

- Tom, franchement t'aurais pas pu trouver pire excuse !! C'est vraiment navrant...
- VAS TE FAIRE FOUTRE STAN ! ON A PAS BESOIN DE TON AVIS !! hurle Bill

Je me lève pour le calmer.

- Tom ne ment pas et si t'es pas capable de nous croire quand on te dit la vérité alors dégage. De toute façon on a pas besoin de toi bordel... on a pas besoin de toi... jamais...

Je le sers fort dans mes bras pour le calmer avant qu'il dépasse les limites, si ce n'est déjà fait. Il s'effondre à genoux en pleurant très fort.

- Chuuuut Bill, ça va aller, j'te jure que ça va aller.
- On a pas besoin de lui Tom.
- S'il te plait calmes toi mon amour.

Il relève la tête sur mes derniers mots, mais je vois bien qu'il n'est pas calmé du tout. Il tape un fix sur Stan qui ne paraît nullement effrayé. Je me mets à fixer notre manager d'un mauvais ½il, c'est de sa faute si Bill pète un plomb ce soir. En voyant nos regard fixés sur lui il change immédiatement de discours.

- Ok Ok c'est bon. Je vous crois, nous dit Stan après plusieurs secondes d'hésitation.

J'entends Georg et Gus soupirer de soulagement. Ils n'ont pas dit un mot depuis le début, en même temps c'est normal, rien n'est leur faute. Je vois même pas pourquoi Stan les a fait rentrer avec nous. Quand il y a des problèmes en générale c'est toujours « les jumeaux Kaulitz » comme dit Stan.

- Merde, du coup je ne sais plus quoi dire. Je pensais que vous vous foutiez encore de moi.
- J'aurais préféré...
- Moi aussi. Et... Euh... Tu as un traitement ?
- Non pas encore.
- Et ils t'ont laissé partir ?
- Non pas exactement ... en faite on s'est ... échappé...
- QUOI ? VOUS AVEZ FAIT QUOI ? NAN MAIS VOUS ETES COMPLETEMENT CINGLES ?
- Il semblerait oui...

Stan réalise trop tard ce qu'il vient de dire . Il se plaque la main sur la bouche et me regarde avec des gros yeux.

- Oh fait pas cette tête là, je vais m'y habituer.

Je jette un coup d'½il à Bill, je crois que c'est le moment de partir. Je me relève et emmène mon frère avec moi.

- Je vous appellerais pour le dîner. Mais avant que vous partiez j'aimerais avec une discussion avec Bill.
- Demain Stan, là on a eux une dure journée, on aimerais se reposer un peu, s'il te plait.
- Demain sans faute Bill ?
- Va te faire foutre...
- Ok je mets cette réponse sur le coup de la dure journée.

On passe tous les cinq la porte. On prends le chemin habituel de l'ascenseur, 4éme étage, chambre 483. Mais pour une fois je n'ai pas envie que Georg et Gustav nous laisse.

- Vous venez dans notre chambre ? je demande.
- Oui venez avec nous, rajoute Bill.
- Ok. Mais si vous voulez rester seuls... vous nous le dites et on s'en va.
- T'inquiète Gustav, on a vraiment pas envie d'être seuls ce soir.

On entre enfin et directe je m'écroule sur notre double lit. Bill s'éloigne dans la salle de bain.

- Où tu vas ? je demande.
- J'ai mal aux yeux à force de pleurer, je vais me passer un peu d'eau froide dessus.

Je croise mes mains derrière ma nuque et je regarde le plafond. Quelle journée horrible tout de même. Gus et Georg s'assoient enfin à mes côtés. Je sens qu'ils ont pleins de questions, mais ils n'osent pas les poser.

- Allez-y les gars, je vois bien que vous avez un tas de choses à me demander.
- Ben...commence Georg, en faite on sait pas trop, on a appris beaucoup de choses en très peu de temps, j'ai encore du mal à réaliser ce qui s'est passé aujourd'hui. Comment es-ce que tu vis avec ce que tu a appris à l'hôpital ?
- Je crois que je suis comme vous les gars, je réalise pas encore.
- Et comment ça c'est fait entre toi et Bill ?? demande Gustav.
- Ben en faite je sais pas trop, ça c'est fait aujourd'hui dans cette chambre en plus. Comme quand il m'a avoué qu'il se droguait, c'était aussi dans cette chambre et aujourd'hui. Notre premier baiser aussi.
- Et bien il s'en sera passé des choses dans cette chambre.

Bill sort de la salle de bain :

- Ca pourrait être le titre de notre deuxième album, me dit-il en souriant. Et on pourrait en faire une chanson. Comme ça on n'oublierait jamais ce qu'il s'est passé dans cette chambre 483.
- Ca va mieux tes yeux ? je demande.
- Oué bof, ça pourrait être mieux. Je crois qu'il faut qu'on ait une discussion tous les quatre, non ?

Je lui tends les bras et il vient s'installer sur moi. Je le sers très fort.

- Déjà, tu vas commencer par nous dire ce que tu as été faire avant qu'on s'enfuit de l'hôpital.
- Tom, je suis pas sur que tu veuilles vraiment le savoir.
- Si si, je t'assure que je veux le savoir.
- Nous aussi on veut savoir que quel méfait nous avons été complice, continu Georg.

Je vois Bill esquisser un sourire. Ca fait du bien de le voir ainsi. Même si je sais que c'est provisoire.

- Ok. Bon alors en faite, je suis allé dans le bureau des admissions pour effacer le dossier de Tom.
- Ben t'as fais comment ? Y'avait personne ?
- Si bien sur, y 'avait quelqu'un, mais je me suis arranger pour qu'elle parte.
- Comment, dis moi tout frèro.
- Euh... ben je l'ai enfermé dans la pièce qui était collée à son bureau... Je l'ai attiré en frappant à la porte et je l'ai enfermé. Ensuite je suis allé à son ordinateur et j'ai effacé ton dossier.

Nan mais c'est pas possible...J'avoue que je sais pas quoi lui répondre et Gustav répond à ma place...

- C'est carrément trop cool ce que t'as fais !!! La vache j'en reviens pas. En même temps quand on y réfléchit... ça m'étonne pas de toi.
- Ben j'ai rien trouvé d'autre. En même temps ça a servit à rien puisque Stan est au courant quand même. Me suis dis que si on se sauvait, l'hôpital allait appeler à l'hôtel et qu'on se serait fait défoncé. Mais en même temps, l'hôpital n'a pas appelé et on s'est quand même fait défoncé. Puis l'autre qui veut me voir demain, il rêve lui.
- Bill écoutes au moins ce qu'il a à te dire.
- Nan je m'en fou, il me gonfle à être toujours sur notre dos. C'est pas notre père, ce serait bien qu'il se limite à son rôle de manager.
- Oui c'est vrai qu'il est un peu possessif...
- Un peu ? C'est un vrai pot de colle ce gar... Bref je veux pas lui parler.

Je trouverais bien un moyen de le convaincre, après tout c'est mon frère, je sais comment le faire céder.

« Fin du POV de Tom »


« POV de Bill »

Quoi qu'il me dise pour essayer de me convaincre, la réponse sera non. Je n'irais pas écouter ce que ce connard a à me dire.

On passe le reste de notre temps à discuter, Gustav et Georg nous bombardent de questions, y en a pour tout le monde : Drogue, hallucinations de Tom, pourquoi je me drogue (j'ai même pas été foutu de leur donner une réponse clair...). Ils nous ont demander aussi si c'était sérieux entre nous où juste une passade, si on allait le dire a Stan (pff encore lui, même quand il est pas la il vient nous faire chier dans nos conversations...). Gustav nous a parlé de l'ami de son père qui pourrait peut être soigner Tom, et évidement Tom à détourné la conversation sur les centres de désintoxication.

Je regarde ma montre, ça fait quand même plus d'une heure qu'on discute. On s'est également fait le serment que tous ce qui aura été dit dans cette chambre ne sortira pas ce cette chambre. Zimmer 483, ça déchirerait comme nom pour notre deuxième album.

- A quelle heure on doit être au Bataclan pour les répètes de demain ? je demande.
- A 14h, on répète toute la journée de demain et d'après demain aussi.

Quelqu'un frappe à notre porte. Ca doit être Stan.

- On attend qu'il parte avant de sortir ?
- Bill il ne va pas te bouffer.
- Je sais mais je veux pas le voir c'est tout. Il est bizarre en ce moment. Je trouve qu'il est de plus en plus méchant avec moi. Avant il était pas comme ça. Hier quand j'ai fais mon malaise il était sympa avec moi puis aujourd'hui on aurait dit que c'était un autre Stan.
- Il est peut être schizophrène aussi, me dit Tom avec un sourire
- Plaisante pas la dessus s'il te plait.
- Ok, Billou. Allez lèves toi, on y va.
On descend dans la salle à manger, Stan est déjà installé mais pour une fois il ne fait pas attention à nous. On prend chacun notre plateau et les autres recouvre carrément leur plateau de bouffe. Tom me jette un coup d'½il et il regarde mon plateau. Il n'y a pas grand-chose dessus comparé à d'habitude. Là je sais que je ne pourrais pas aller me faire vomir maintenant que mes amis sont au courant.

- C'est bon me regarde pas comme ça, je vais en prendre des trucs à manger.

Il m'adresse un petit sourire.

On va enfin s'installer et comme à mon habitude ce soir j'ai pas faim. Je trifouille ma nourriture avec ma fourchette et dès fois je la porte à ma bouche quand je sens un truc vibrer dans mon pantalon. Mon portable. C'est Tom qui m'envoie un sms : « Si tu ne manges pas immédiatement, ce soir tu dormiras tout seul dans ton lit et moi j'irais dans une autre chambre. C'est une menace très sérieuse bébé. »

Bébé, j'adore ce surnom. Je lève les yeux vers lui et il fait comme si de rien n'était. Le pire c'est qu'il serait capable de changer de chambre... je vais devoir me forcer...

# Posté le mercredi 07 mars 2007 09:38

Modifié le mercredi 07 mars 2007 10:07

Tokio Hotel out takes

mdrrr cette video, franchement j'adore!!! c'est trop bien fait!!! j'adore le rire qu'il on mi a Bill... Ou les petites expression du genre "les garcons ont un pénis les fille ont un vagin" "ou alors je suis gay, je ne couche qu'avec des hommes" la serie de gros mots censuré n'est pas mal non plus, ainsi que le crie du T-Rex!!!

# Posté le jeudi 08 mars 2007 15:40

Modifié le jeudi 08 mars 2007 17:21

Chapitre 11: C'est lui ou pas?

Chapitre 11: C'est lui ou pas?
Chapitre 11 : C'est lui ou pas ?



« Toujours POV de Bill »


Le soir venu, on retourne dans nos chambres respectives, j'ai mangé tout ce que je pouvais et cela semble avoir satisfait mon double. On dit bonne nuit à Gus et Georg et on s'enferme dans notre chambre. Dès que la porte est fermée, il se jette sur moi comme une bête sauvage... Il me plaque contre le mur le plus proche et s'empare de mes lèvres qu'il dévore avec férocité.

Puis il se fait plus doux, ses lèvres caressent les miennes, sa langue cherche la mienne avec douceur puis s'en suis un long baisé passionné. Je sens une de ses mains me caresser le bas du dos puis remonter très doucement. L'autre se perd dans mes cheveux. Nous ne nous arrêtons qu'à bout de souffle.

Il se recule légèrement et me regarde dans les yeux.

- Je t'aime Bill, même si on est ensemble que depuis aujourd'hui, je sais au fond de moi que ça fait longtemps que je t'aime. Tu te rappel ce que je t'ai dis avant qu'on aille dans le magasin ?

Je fais style de pas me rappeler alors que je le sais très bien.

- Euh non, tu m'as dis quoi ?
- Je voulais qu'on ait une conversation tous les deux.

Je lui lance un regard aguicheur et je tente de l'embrasser... mais il me repousse.

- Bill je suis sérieux !
- Mais moi aussi Tomichou.
- Arrêtes avec ta voix aguicheuse ça ne marchera pas, du moins pas ce soir.

Il m'entraîne vers le lit et je grimpe sur ses genoux d'une manière féline, il ne peut pas me résister. Lorsque je m'apprête à enlever sa casquette il me saisit les mains et me les bloque dans le dos.

- Oh tu veux me dominer, je commence, fais de moi ce que tu veux.
- Je voulais qu'on discute de ce que tu m'as avoué. Tu prends de l'héroïne c'est ça ?

Je soupire. Bon apparemment j'ai pas le choix, mais plus vite on aura eu cette discussion, plus vite on pourra passer à autre chose.

- Oui c'est ça. Je me fais des injections comme tu as pu le voir.
- A quelle fréquence ?
- Ca dépend du niveau de stresse que j'atteins.
- Et ça te fais quoi d'en prendre ?
- Oh si tu savais, c'est trop le pied, tu ressens un plaisir plus fort que quand t'as un orgasme... Et ensuite tu te sens bien... Et ça dure des heures.
- T'en parles comme si ça te plaisait d'en prendre.
- Et tu as raison, j'aime l'héroïne... c'est bien ça mon problème.
- Bill tu n'as pas oublié la promesse de tout à l'heure hein ?
- Non.

Je me ressers contre Tom, il m'entoure de ses bras et plonge son nez dans mon cou. Je le sens qui respire mon odeur. Après quelques minutes il relève la tête.

- J'ai autre chose à te demande Bill.
- Vas-y.
- La prochaine fois que tu te piques, je veux être là, pour si jamais tu as un problème.
- Quoi tu veux que je me drogue devant toi ?
- Oui. Je ne veux pas que tu sois seul quand tu fais ça.

Il replonge son visage dans mon cou et je ferme les yeux de bien être. Nous restons enlacés comme ça pendant plusieurs minutes, sans bouger, à écouter la respiration de l'autre. Je dois dire que ça à un effet apaisant. Je romps le silence.

- Je vais aller me doucher.
- Oué et moi en attendant je vais un peu ranger la chambre, c'est trop le bordel ici.
- Comme tu veux.

Je me lève et je prends des vêtements propres dans mon armoire. En passant j'emmène le poste de radio avec moi. Une fois dans la salle de bains, je m'assure que la porte soit fermée à clé et je mets la musique assez fort. Assez forte pour couvrir le bruit de ce que je vais faire.

J'ouvre le robinet de la douche, afin que ça fasse un peu plus de bruit et je me déshabille. Je recommence mon rituel, à genoux devant le toilette et deux doigts dans la gorge. Je régurgite tout ce que j'ai avalé et je me sens immédiatement soulagé. Je tire la chasse en espérant que ça ne fasse pas trop de bruit. Après tout, je peux juste avoir été au toilette, il n'est pas censé savoir ce que j'y fais dedans.

J'entre dans la douche et règle l'eau. Sentir l'eau couler sur ma peau me détend immédiatement. Je ferme les yeux et j'attends quelques minutes. Je prends le savon et commence à me savonner les cheveux et le corps. Je ne m'y attarde pas trop, je suis trop pressé de me retrouver dans les bras de Tom. Une fois que j'ai fini je me rince et sors de la douche. J'attrape mon peignoir, je l'enfile et je sors.

Je vois alors mon frère étalé sur le lit, la tête dans l'oreiller. Dans mon oreiller en plus. Il respire dedans comme pour s'imprégner de mon odeur.

- Tu peux faire pareil avec moi, je dis.

Il relève la tête brusquement.

- Tain Bill tu m'as fais peur !! T'aurais pu faire du bruit pour t'annoncer au moins !!
- Désolé.
- C'est quoi ce petit sourire pervers sur tes lèvres ?
- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles.

Je m'approche du lit et soudain je réalise que mon frère est vraiment très désirable en cet instant. Ca me fait bizarre quand même de me dire ça... Bref, j'ai des pensées pas très catholiques qui m'envahissent l'esprit. Tom se saisi de sa guitare et il me joue un petit air, que je ne connais pas, et il murmure des mots, je ne comprends pas tout. Jusque deux mots : Bientôt Bébé. Il va peut être m'écrire une chanson qui sait...

- C'est pour toi que j'écris cette chanson Bill, j'ai pas encore de paroles précises, juste le titre, Bientôt Bébé.

Quand on dit que les jumeaux sont connectés...

- Et c'est moi ce bébé ?
- Oui Billou, t'es Mon Bébé.

Il pose sa guitare et me prends par la taille pour que je m'installe sur lui. Il me regarde bizarrement.

- Dis il faut que je te parle de quelque chose, mais en faite j'ai peur de te le dire.
- Je t'écoute Tom, tu sais que tu peux tout me dire.
- Oui je sais. En faite, je voudrais te poser des questions, tu sais, juste pour vérifier un truc.
- Je t'écoute, vas-y, demande moi.
- C'était bien à toi à qui j'ai parlé dans ta loge avant le concert d'hier ?
- Oui c'était bien moi.

Je vois où il veut en venir. J'espère répondre juste à ses questions...

- Et l'autre fois dans le couloir de l'émission télé Giga TV ?
- Oui c'était moi aussi.
- Et encore avant, quand on a discuté dans les toilettes de notre ancien hôtel ? Tu me disais que t'avais fais un cauchemars et je te rassurais.
- ...Je suis désolé Tom, mais cette fois là c'était pas moi.
- Donc je suppose que dans le magasin de ce matin, c'était pas toi non plus ?
- Non...
- Alors pourquoi tu m'as dis que c'était toi ? Tu m'as dis que t'avais couru jusqu'à l'hôtel pour rentrer avant nous.
- Ben j'ai cru que tu te fichais de moi... Alors j'ai improvisé... Je ne savais pas que t'étais sérieux...
- Ok Ok. Bon je vais pas te demander d'autres fois je ne veux pas me faire peur... je vais aller prendre ma douche ok ?
- Oui vas-y.

Il me donne un rapide baiser avant de prendre des vêtements et de disparaître dans la salle de bain. J'en profite qu'il n'est pas là pour me changer. Ben oui hein, je ne veux toujours pas qu'il voit mon corps maigre, même si maintenant on sort ensemble.

« Fin du POV de Bill »



« POV de Tom »


Je m'enferme dans la salle de bain et je me regarde dans le miroir. Pendant un instant j'ai cru voir Bill à la place de mon reflet... Encore un tour de mon cerveau déficient. Mais bon, il faut que je me dise que je vais avoir un traitement et que ça ira beaucoup mieux après, même si je ne guérirais jamais totalement.

J'entre dans la douche et un truc brillant par terre attire mon regard. Une lame de rasoir. Mais qu'es-ce qu'elle fou là elle ?

- C'est moi qui l'ai mise ici.

Je me retourne brusquement et je distingue Bill à travers le carreau de la douche.

- Bordel mais arrête de faire ça, je crie.

Puis je me demande si c'est bien Bill qui est en face de moi. Il est habillé, coiffé et maquillé, alors que le Bill de tout à l'heure est en peignoir.
- Je sais que tu n'es pas réel.
- Vraiment ? Laisse moi te prouver le contraire.

Il se déshabille et entre dans la douche. Il se rapproche tout près de moi et colle son corps contre le mien. Il paraît si réel... C'est vraiment troublant. Il commence à poser ses lèvres sur les miennes et je le prends dans mes bras. Oui c'est vraiment Bill, ça ne peut pas être une illusion. Je le plaque contre le mur de la douche et je laisse mes mains courir le long de son corps.

Il se détache de moi et me contourne pour se retrouver derrière moi. Je le vois se baisser pour ramasser un truc puis il se relève aussitôt et revient face à moi. Je reprends possession de ses lèvres quand je ressens une horrible douleur au niveau des poignets. Je baisse les yeux, je vois avec horreur que mes avant-bras sont en sang et que Bill fait tourner la lame de rasoir entre ses doigts.

Il me regarde et explose de rire, un rire démoniaque, tout son visage se transforme en quelque chose de monstrueux et du sang sort de sa gorge comme si il y avait une entaille. Un énorme trou béant se dessine dans sa poitrine et des coupures sur tout le corps se mettent à saigner abondamment. Il se met à hurler comme un dément que je l'ai tué. Ses hurlements me transpercent les tympans et je suis obligé de me plaquer les mains sur les oreilles.

L'eau du bac de douche est rouge de mon sang et de celui de Bill. Mon c½ur bat tellement fort qu'il pourrait sortir de ma poitrine. Mon dieu j'ai tué mon frère....Je commence à m'effondrer dans le bac et ma tête me tourne. Je ferme les yeux et j'hurle à mon tour...

- Nooooooooooonnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Puis un bruit sourd me fait revenir à moi. J'ouvre les yeux et le sang a disparut. Bill n'est plus là non plus. Plus de lame de rasoir, je regarde mes avant bras, il n'y a plus d'entailles. J'entends quelqu'un frapper à la porte.

- Tom bordel qu'es-ce que tu fou !!! Réponds moi !!!

Je reconnais la voix de Bill. Je regarde tout autour de moi, tout est redevenu normal.

- Tom mais qu'es-ce qu'il t'arrive ? TOM !!!!!

Je sors de la douche et coupe la radio.

- Oui oui ça va
- Ah ben c'est pas trop tôt. Pourquoi tu cries comme ça ?? Tout va bien ??
- Oui t'inquiètes pas, j'avais juste du savon dans les yeux, j'arrivais pas à le faire partir c'est tout.
- T'es sur hein ?
- Oui t'inquiètes pas je te dis. Bon je vais finir de ma laver.
- Ok, je t'attends au lit alors.
- Oui.

Je respire un bon coup avant de rentrer dans la douche. Je suis vraiment cinglé moi. Ces visions ont l'air tellement réelles...Mon c½ur cogne encore contre mes côtes et il me faut plusieurs minutes avant d'être complètement calmé. Je me lave et me sèche, je décide également de ne rien dire à Bill sur ma vision... Il ne vaut mieux pas qu'il sache. Demain j'appelle le copain du père de Gus sans faute. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait si jamais j'avais ce genre d'hallucination sur scène ou sur un plateau télé...

Je me fou en pyjama et je rejoins Bill dans la chambre. Il est déjà couché, en diagonale du lit...

- Ca va tu t'en fais pas...Et je me mets où moi maintenant ?
- Sur moi ?
- Ah tu veux jouer à ça ??

Je me mets à courir à travers la chambre et je saute sur le lit, en plein sur Bill.

- AHHhhhhHhHhhHhh !!! Mais t'es malade, tu vas me tuer !!!! crie t-il.

Je me fou à califourchon sur lui et je lui bloque les bras avec mes jambes pour pouvoir faire tout ce que je veux. Je me mets à le chatouiller comme un gosse et il se tord dans tous les sens, c'est vraiment trop drôle...

- Arrêtes.... En ... peux plus...
- Il va falloir me supplier Billou.
- Dans.. tes ... rêves....

Je lui laisse une pose de deux seconde avant de reprendre mon traitement cruel...

- Nahh !!!.... Arrêtes.... Ah Ah Ah ....
- Dis la phrase magique Bill.
- AHHhhhhh j'ten supplie.... Arrêtes... Tooommmm.

Je m'arrête enfin, il est à bout de souffle.

- Tu es vraiment trop cruel, me dit-il après avoir enfin reprit son souffle.
- Je sais...

Je m'installe sur le dos à côté de mon frère et je prends sa main dans la mienne. Je l'observe attentivement. Il y a plein de bagues à ses doigts et ses ongles sont parfaitement manucurés. Je lui caresse le dessus de la main, sa peau est toute douce. Il se retourne vers moi et plonge son regard dans le mien.

- A quoi tu penses ? me demande t-il.
- Je pense à notre prochain concert, au Bataclan.
- Elle fait combien la salle ?
- 3000 places je crois.
- Et ? Tu prendras rien avant de monter sur scène hein ?

Il s'éloigne de moi et me tourne le dos. Evidement faut que je gaffe.

- Scuse moi Bill, j'aurais pas du te demander ça. Je suis désolé.

Il se retourne vers moi et il me fait une horrible grimace... à moins qu'il essai de me sourire...

- Fais pas cette tête là, je t'embêterais plus ok ?
- Oué bien sur.
- Allez viens te coucher, demain on a répète.

Il s'installe contre mon torse et pose sa tête sur moi. Je lui caresse les cheveux et nous ne tardons pas à sombrer dans un profond sommeil.


« Fin du POV de Tom »

# Posté le samedi 10 mars 2007 04:17

Modifié le samedi 10 mars 2007 04:31