Spring nicht

Spring nicht
Désoulé c'est pas la suite (ben oui je suis en examen mais promis ce week end vous avez la suite.)
En attendant pour me faire pardonner je vous mets un lien vers le nouveau clip de Tokio Hotel, Spring Nicht.

Il est magnifique ce clip, oulala!!!!!!


Spring Nicht

# Posté le jeudi 15 mars 2007 11:58

Modifié le vendredi 16 mars 2007 21:05

Chapitre 12: Une répète écourtée.

Chapitre 12: Une répète écourtée.
Voilà la suite comme promis. Je viens de la finir à l'instant. Je pense que la suite arrivera samedi ou dimanche prochain car je dois consacrer le reste de mon temps à mes répètes car j'ai un concert le 29 mars. Pfiou, ca va être mon premier concert en temps que batteuse (d'habitude je suis à la guitare). Si je peux je vous mettrais des vidéos ;-)

Alors après vous avoir raconté ma vie, je vous souhaite une bonne lecture.


Chapitre 12 : Une répète écourtée.


« POV de Bill »

J'entends la respiration de Tom se faire de plus en plus lente, signe qu'il a trouvé le sommeil. Je ne peux pas en dire autant. Il y a des nuits comme celle-ci où il m'est impossible de fermer l'½il. J'essaie de ne pas trop bouger pour ne pas le réveiller et je sais que je vais encore passer la nuit à l'écouter respirer. Ca me laisse le temps de réfléchir à plusieurs choses.

J'ai vraiment hâte d'être au Bataclan. Faire des concerts est vraiment la meilleure chose qu'on puisse faire, du moins pour moi. J'essaie de fermer les yeux et de me détendre histoire de dormir un peu quand même, demain on a répète et j'ai pas envie de m'endormir sur mon pied de micro comme ça m'est déjà arrivé.

Je regarde le réveil : 23h30. Ca fait déjà plus d'une heure qu'on est couché et j'en ai assez d'attendre le sommeil. Il va falloir que je le force. Je sors du lit le plus doucement possible et je fouille dans mon sac. J'en sors une petite plaquette de médicaments. Je sors le petit comprimé et au moment de l'avaler, je sens une main sur mon épaule.

- Qu'es-ce que tu fais Bill ?
- Oh tu m'as fais peur.

Il jette un ½il sur le comprimé.

- C'est quoi ça ?
- Un décontractant musculaire, c'est pas dangereux j'te jure. J'arrive pas à trouver le sommeil...
- Fais moi voir.
- Quoi tu me crois pas ?
- Je veux juste regarder ce que c'est.

Je lui file la boîte. Il regarde attentivement l'emballage.

- Satisfais ?
- Oui ça va. Allez avales ton truc et reviens te coucher.

Je ne me fais pas prier pour l'avaler. N'empêche je me rends compte que Tom n'as plus vraiment confiance en moi quand il s'agit de ce genre de chose. En même temps je le comprends. Je retourne sous les couettes et je me colle à mon amour. Je lui donne un baiser pour m'excuser de l'avoir réveillé et un autre pour lui dire bonne nuit. Ce truc est vraiment efficace je me sens déjà partir...

Le lendemain matin.

J'ouvre difficilement un ½il puis l'autre pour m'apercevoir qu'un rayon de soleil filtre à travers la fenêtre et vient m'agresser les yeux. Tom est toujours endormit. Nan mais quelle marmotte celui là...

11h30: Wow, on a intérêt à se lever si on veut pas être en retard à la répète. Quoique en même temps le Bataclan c'est pas loin du Trabendo... Je peux peut être redormir un peu...

12h00 :

- BILL, Bill lèves toi on est en retard !!!
- Niémemmmenié...
- Bill allez lèves toi, on doit être à la répète dans 2h.
- Oui... j'arrive...

Je sens mon frère sortir du lit et me secouer pour que je me lève, mais avec le médicament que j'ai pris, je suis encore dans le pâté...

- Magnes toi où je te sors de force.
- Ouiiiiii, je lui réponds en baillant à m'en décrocher la mâchoire.
- Je t'aurais prévenu Billou.

D'un seul coup je sens la couette qui s'envole pour atterrir à l'autre bout de la chambre puis je sens que Tom me pousse... sauf qu'il ne s'arrête pas au bord du lit. Il m'a poussé par terre... L'enfoiré !

- HEYYYYY !!!!
- Quoi t'es pas content ?
- Y a des couples qui s'embrassent le matin pour se réveiller.
- Oui mais eux ils ne doivent pas être à leur répète dans 2h.
-2 HEURES ??? Quoi mais t'es pas sérieux là ???
- Rectification : 1h 55, on vient de perdre 5 minutes à parler.

Je me relève du sol en quatrième vitesse et je file à la salle bains me maquiller et me coiffer. Va falloir faire vite. Je ressors au bout d'une heure, j'ai pas pu faire plus vite. Tom m'attend assit au pied du lit.

- C'est pas trop tôt t'en à mis du temps. J'ai eu le temps de commander nos petits déjeuners et de les faire monter. Je suis un amour pas vrai ?
- Oui t'es mon amour.

Je m'approche de mon frère et je capture ses lèvres jusqu'à ce que nous manquions d'air.

- Promis demain je te réveillerais de cette façon, me dit-il d'un air coquin.
- T'as intérêt...

Je m'installe en face à face sur ses genoux et nous commençons à déjeuner. Tom à la gentillesse de me beurrer mes tartines et de mettre ma confiture dessus. Il prends un bol sur le plateau et me le rempli de lait et seulement après il s'occupe de son petit déjeuné. Nous mangeons assez rapidement et à la fin je me rends compte que j'ai réussi à avaler quatre tartines entières ! Et j'ai même fini mon bol. Evidemment je sens que je vais exploser.

Mais bon on est partit pour une après midi de répète alors vaut mieux avoir quelque chose dans l'estomac. Tom a quand même mangé deux fois plus que moi, c'est un vrai gouffre ce gars ! On remballe tout sur le plateau et on file à la salle de bain se brosser les dents. Je regarde mon portable, il nous reste dix minutes avant de partir. Evidemment nous mettons ce temps à profit pour des activités plus intéressantes que de parler...

Mais nous sommes interrompu par nos deux amis qui viennent frapper à notre porte pour nous rappeler qu'il faut y aller. Je me décolle en ronchonnant des lèvres de Tom et je vais leur ouvrir.

- Ben alors on va partir vous venez ? demande Georg.
- Oui oui on arrive.
- On vous interrompt dans quelque chose peut être ? me demande t-il avec un sourire.
- Nein !

On prends nos affaires puis nous prenons l'ascenseur qui nous mène directement à la salle à manger. Je vois Stan qui nous attend en tapant du pied... Aïe c'est vrai qu'il voulait me parler...

- Ca va c'est pas la ponctualité qui vous étouffe ! nous dit-il.
- Ben on est en avance d'une minute, répond Tom.
- Pas à ma montre ! Allez on y va, le matériel est déjà sur scène.

On le suit jusqu'à la voiture, c'est Stan qui nous conduit. Pendant le trajet, je remarque qu'il n'arrête pas de me fixer dans son rétroviseur et ça commence sérieusement à me mettre mal à l'aise. Vingt minutes plus tard nous voilà tous sur scène. C'est assez grand je dois dire. Ce concert va être super. D'un seul coup je sens une main se poser sur mon épaule et je redescends immédiatement sur terre. C'est Stan.

- Ecoutes Bill, je sais qu'en ce moment on n'est pas trop sur la même longueur d'onde et je ne vais pas t'assommer avec une morale qui de toute façon ne servirait à rien vu la situation. Mais je veux te dire que si tu veux qu'on parle tous les deux, je suis là. Hier je me suis emporté, j'y ai été fort avec toi et je m'en excuse.

A la vache je m'attendais vraiment pas à ça !

- Euh oui, je réponds d'une toute petite voix.
- Bien alors allez répéter, on fera une pause à 16h30.

Il nous regarde nous installer et il part s'assoire dans les tribunes. On reste tous surpris de ce qu'il vient de se passer. Avant de partir il nous aurait arraché la tête parce qu'on était en retard et là il à été tout gentil.

- Il est pas un peu schizo lui aussi ? me demande Tom.
- Euh j'avoue que je me suis déjà posé la question...

Chacun se saisit de son instrument, moi ça va j'ai presque rien à faire et une fois que Gus s'est installer, il nous donne le signal de départ. Au bout de deux heures de répète on est totalement habitué à la salle et on se concerte donc sur la playliste puis Stan vient nous chercher pour la pause.

On en profite surtout pour se remplir de coca, on peut répéter deux heures sans manger mais pas sans boire !
On prolonge un peu la pause pour Gustav, c'est quand même son instrument le plus fatiguant. En attendant je me mets derrière sa batterie histoire de m'occuper un peu et Tom et Georg se mettent autours de moi pendant que Gus part téléphoner. J'espère qu'ils ne vont pas se moquer de moi comme ils le font toujours, en même temps y a de quoi....

Je commence à taper comme Gustav me l'a montré, ça va c'est pas trop compliquer ce que je fais... Au bout d'un quart d'heure je commence à ressentir une douleur dans les bras et les jambes, signe qu'il faut que je m'arrête.

- Je viens d'appeler mon père pour Tom, il m'a dit qu'il contacterait le docteur Malakoff, il va lui expliquer la situation et tu aura rendez vous avec lui Tom. Dès qu'il en sait plus, il me rappelle. Il m'a dit qu'il s'arrangerait pour avoir un rendez vous entre deux concerts et le plus vite possible.
- Merci, répond Tom. Heureusement que vous êtes là les gars, sinon j'aurais déjà fini sous un train...

Il a le dont pour sortir ce genre de choses, du coup nous on sait plus quoi dire. On décide donc de reprendre la répète et je me rend compte au bout d'une demi-heure que la douleur ne passe pas. Au contraire elle ne fait qu'augmenter.

Je ne connais que trop bien cette douleur pour la ressentir tous les deux jours depuis plus d'un an. Je commence en effet à ressentir les premiers symptômes du manque de drogue. En même temps je tiens pas longtemps moi avec ce truc. J'ai ma fiole dans mon sac mais je vais pas me faire un fix ici ça le fait vraiment pas... Je vais devoir cacher mon état au maximum jusqu'à ce qu'on rentre à l'hôtel et c'est pas pour toute suite.

Une heure et demie plus tard, j'en peux vraiment plus, j'ai mal partout c'est horrible. Chacun de mes muscles me brûle et j'arrive même plus à chanter correctement. Ma voix n'arrête pas de trembler et j'oublie la moitié des paroles. Il faut vraiment que j'aille régler le problème car là ça devient urgent. Les autres doivent penser que je le fais exprès...

- Bill mais qu'es-ce que tu fou ? me demande Tom.
- Y a urgence là, je me sens trop mal.

Il se met à me détailler et soudain je vois un éclair dans ses yeux. Il a comprit ce qu'il se passait. Il se rapproche de moi et me parle au creux de l'oreille :

- Ca va aller ?
- Nan! Sérieux je vais pas tenir, si je vais pas aux toilettes tout de suite je vais péter un plomb.
- Pourquoi tu as ce qu'il te faut ?
- Oui, dans mon sac.
- Bill qu'es-ce qui se passe ? demande Georg.

Je le regarde et j'ai honte de ce que je vais lui répondre.

- Je suis en manque, il faut absolument que je prenne un truc je me sens trop mal...
- Quoi maintenant ?
- Ca fait déjà plus d'une heure que je fais comme si de rien n'était mais là je peux plus.

« Fin du POV de Bill »


« POV de Tom »


Il commence à trembler et il est vraiment très blanc. Je vois des larmes couler sur son beau visage et je vois Stan qui rapplique aussitôt... Je prends mon frère dans mes bras pour le soutenir et il se laisse complètement aller contre moi .

- Qu'es-ce qui se passe, Bill qu'es-ce que tu as ?

Mon frère ne répond même pas et il se tient à moi comme si ça pourrait le soulager. Je sens qu'il tremble de plus en plus et il commence à transpirer.

- Tom es-ce que c'est à cause de...
- Oui, je coupe. Il va vraiment mal faut faire quelque chose.
- Qu'es-ce que tu veux qu'on fasse ?
- Il faut qu'il prenne ce dont il a besoin...
- Attends Tom t'es sérieux là ? Tu sais ce que je pense de la drogue pourtant ?
- Il m'as fait la promesse d'arrêter après la tournée. Et j'ai accepté de lui donner un délai. Je sais qu'il tiendra sa parole, il arrêtera.
- Il n'est pas capable de se faire son injection, tu as vu comment il tremble ?
- Nan ça ira, faudra juste tenir ma main.
- Bon on l'emmène aux toilettes, on fait pas ça ici, répond Stan. Georg va chercher ce qu'il faut, je suppose que c'est dans son sac, on t'attend... et sois discret.
- Oui.

On transporte Bill dans les toilettes et on le dépose sur le sol. Le contact du carrelage froid semble l'apaiser un peu. Georg revient avec une fiole et une seringue. Stan et Gustav restent devant les toilettes pour surveiller.

- T'as pas pris le garrot ? je demande à Georg.
- Si je l'ai. Par contre Bill il faut que tu me dises la dose que je dois prélever du flacon.
- ...
- Réponds à sa question Bill.
- 270. Il me faut 270 milligrammes.
- 270 milligrammes, ok, répond Georg.

Il introduit la seringue dans le flacon et avec une précision de maître, il en retire la dose. Si on m'avait dit un jour qu'on se retrouverait dans les toilettes pour droguer mon frère... Je sers le garrot autour du bras de Bill et la veine apparaît. Georg place la seringue dans la main droite de Bill et je lui tiens la main pour ne pas qu'il tremble.

Il enfonce l'aiguille dans le creux de son bras et ça me fou des frissons partout. Je vois la substance blanche disparaître de la seringue et Bill qui ferme les yeux. Je sens sa main se desserrer de la seringue et tomber sur sa cuisse.

- Putain il nous fait quoi là ! Bill !! Eh oh tu m'entends ? Ouvres les yeux bon sang !

Il ne réagit toujours pas et je commence à flipper. Je prends son visage dans mes mains et je le secoue un peu. Il est complètement inconscient et blanc comme un mort.

- Peut être qu'il faut le faire marcher ? demande Georg.
- Aide moi on va le mettre debout.

On le soulève très facilement et on sort des toilettes. Stan regarde Bill inconscient, puis moi.
- Qu'es-ce qu'il se passe ? C'est normal qu'il soit inconscient ?
- Je ne sais pas...C'est peut être parce qu'il était fort en manque.

Bill se mets à bouger et il redresse la tête. On l'assoit dans un coin et il nous regarde bizarrement. Ses yeux on perdus leur belle couleur noisette pour laisser place au noir.

- Qu'es-ce qui s'est passé ? demande t-il.
- Tu as perdus connaissance.
- Ah... ça arrive des fois.
- Tu nous à trop foutu la trouille tu sais.
- Désolé.
- Bon je crois qu'on devrait tous rentrer à l'hôtel et toi Bill, dès que la tournée est finie, tu files en centre de désintox !! Si ça t'as pas tué aujourd'hui, ça te tueras peut être demain et j'ai pas envie qu'un matin ton frère découvre ton cadavre parce que tu auras fais une overdose ! Je vais chercher la voiture et arranges toi pour ne pas paraître trop planant !

Stan nous a tous cloué le bec, enfin surtout celui de Bill. Il se redresse difficilement et n'ose même plus nous regarder. Je le sers dans mes bras pour le rassurer, les paroles de Stan résonnent encore dans ma tête...

« Fin du POV de Tom »

# Posté le dimanche 18 mars 2007 07:52

Modifié le dimanche 18 mars 2007 11:04

Chapitre 13: Les ennuis continuent...

Chapitre 13: Les ennuis continuent...
Chapitre 13 : Les ennuis continuent...




« POV de Tom »

Nous parvenons jusqu'à la voiture le plus discrètement possible, Stan a du inventer une excuse pour nous permettre de partir plus tôt. Je crois qu'on n'a pas intérêt à broncher jusqu'à ce que ça se calme un peu. Bill essaye de paraître le plus normal possible mais c'est raté.

Stan ne nous adresse pas un mots durant tout le voyage et des que nous sommes à l'hôtel il part directement s'enfermer dans sa chambre sans un regard pour nous. Gus et Georg restent avec nous dans notre chambre et on pose Bill sur le lit histoire qu'il dorme un peu. Il s'endort dès que sa tête rencontre l'oreiller...

J'entends le téléphone de Gus qui sonne, ça doit être son père.

- Allo ?
- Bonjour fiston, es-ce que Tom est avec toi ?
- Oui papa il est avec moi.
- Passes le moi s'il te plait, le docteur Malakoff est avec moi, il voudrait s'entretenir avec lui.
- Ok. Tient Tom le docteur voudrait te parler.

Je prends le téléphone les mains un peu tremblantes.

- Allo ?
- Tom ? Comment va tu aujourd'hui ?
- Euh pas trop mal à vrai dire.
- Bien. Le père de Gustav m'as tout expliqué, mais je t'avoue que je préfèrerais te voir en personne pour décider de la suite. Je pense que le plus tôt serait le mieux. Tu as un concert ce soir je crois ?
- Oui.
- Alors je te donne rendez-vous demain après midi à 15hOO à mon cabinet, à Leipzig, ta ville natale je crois ?
- Oui.
- Tu pourras être revenus à temps ?
- Oui oui ne vous inquiétez pas.
- D'accord alors à demain 15h et si tu pouvais venir avec juste ton frère, c'est important qu'il soit là.
- Oui je viendrais avec Bill.
- Alors bonne chance pour ce soir.
- Merci beaucoup. Au revoir.
- Au revoir.

Je rend le téléphone à Gus et jette un coup d'½il à Bill, toujours endormit comme une masse.

- Alors ? me demande Gus. Qu'es-ce qu'il t'a dit ?
- J'ai rendez-vous demain à 15h00 à son cabinet à Leipzig.
- Faudra qu'on prenne l'avion sinon t'y sera jamais à temps.
- Il veut que Bill vienne avec moi.

En entendant son prénom Bill marmonne un vague « Quiya ? » et ouvre un peu les yeux.

- J'ai eu mon rendez-vous avec le médecin.

Dès que le mot « médecin » atteint son cerveau, il se redresse d'un seul coup aussi éveillé que nous tous. Il regarde autour de lui et me lance un regard interrogateur.

- Stan en a eu marre ils nous a ramener et il est vraiment pas content de toi Bill.

Il baisse tristement les yeux et fixe ses mains d'un air coupable.

- Sérieux Bill je sais pas si on va pouvoir faire ça pendant deux semaines encore.
- Je sais bien...
- Il va falloir trouver une autre solution.

Je me détourne de mon frère et attrape ma guitare pour jouer un petit air.

- Tom j'te demande pardon. Je vous demande pardon à tous.
- C'est pas des excuses qu'on veut Bill, lance Georg. Nous on veut que t'arrêtes cette merde. Et tu te laisses de plus en plus aller maintenant qu'on est au courant. Mais comme a dis Stan tout à l'heure, on a pas envie que ça tourne mal et que tu finisses entre quatre planches. Alors soit tu arrêtes maintenant, soit on te fait arrêter de force. Et à trois contre un, t'as aucune chance. J'te jure que si il faut, on t'enferme dans une pièce jusqu'à ce que tu sois vidé de toute substance illicite. Même si ça doit durer deux mois. Tu ne sortiras pas avant d'être redevenu toi-même.

Je suis soufflé par ce que viens de dire Georg. Bill aussi, il baisse les yeux honteusement.

- Vous ne feriez pas ça quand même ? M'enfermer contre mon gré ?
- Si Bill on le fera, répond Gus. Parce que c'est pour ton bien.
- Et on va même commencer maintenant à jeter ta merde, je rajoute.

En me voyant me diriger vers son sac, Bill se lève pour m'en empêcher.

- Gus, Georg retenez-le.

Mes deux amis se lèvent d'un bon et attrapent Bill chacun par un bras pour l'éloigner de moi. Je retourne tous les vêtements de Bill jusqu'à ce que je trouve son vanity, car c'est de là qu'il avait sorti ses pilules cette nuit. Je l'ouvre et j'entends Bill hurler à Georg et Gus de le lâcher. Mais franchement il ne fait pas le poids. Je fouille l'intérieur mais je ne les trouve pas. C'est vraiment bizarre, je le vois encore les sortir de ce truc.

- Ou tu l'a foutu ?

Je regarde encore une fois dedans, je sors toutes ses affaires une par une et il n'y a rien dedans.

- Bordel Bill où tu planques ta came !!! Je sais très bien que t'a sorti tes pilules de ce truc cette nuit.

Mon frère reste muet et je vois qu'il redoute quelque chose. Je commence vraiment à m'énerver.

- Bill si tu ne me répond pas je vais chercher Stan.

Ca ne lui fait même pas peur. J'en ai vraiment assez et j'explose son vanity contre le mur de la chambre.

- Naaaaaaaaannnnn, hurle Bill. Pourquoi t'as fais ça !!!!! T'avais pas le droit.

Son regard ne cesse de passez de moi à son vanity.

- Eh Tom, regarde un peu le vanity, me dit Georg.
J'ai la surprise de constater que le vanity contient un double fond. Nan mais c'est pas croyable ça ! Je m'approche et ramasse des flacons de poudre, d'autres déjà dilués et des dizaines de seringue vides et pleines. Y en a vraiment pour du fric avec tout ça. Je m'approche de la fenêtre que j'ouvre en grand et je devise le flacon de poudre.

- Regarde Bill, ce que je fais de ta merde.

Ses yeux s'ouvrent en grand au moment où je balance son contenu par la fenêtre et il se débat farouchement pour se libérer.

- Naaaaaaaaannnnnn !!! J'en ai besoin !!!! Comment tu peux faire ça !!!! Et après tu prêtant que tu m'aimes ?
- Tu as raison Bill, ce n'est pas toi que j'aime, c'est l'autre Bill. J'en ai marre Bill, je vais péter les plombs si ça continu. Tu ne voudrais pas que je sois encore plus malade à cause de ça non ?

Ca y est je l'ai perturbé, il va croire que je parle du Bill qui m'apparaît en hallu. Il commence à pleurer.

- Mais de quoi tu parles Tom ? C'est moi Bill, il n'y a pas d'autre Bill, je suis le seul qui existe.
- Nan ! L'autre Bill c'est mon frère, celui que j'ai toujours connu parce que toi je ne sais pas qui tu es.

Gus et Georg me regarde avec des gros yeux.

- L'autre Bill c'est celui qui ne se drogue pas.

Je les vois soupirer de soulagement, ils ont cru à un délire aussi on dirait.

Mais la rage reprend le dessus sur ses pleurs lorsque je me saisi des seringues pleines.

- Qu'es-ce que tu vas faire avec ?? me demande t'il avec un regard très noir.
- Regarde bien.

Je plante la seringue dans la terre du pot de fleur sur la fenêtre et vide son contenu. Bill ouvre grand la bouche sans qu'aucun son n'en sorte. Je fais pareil avec toutes celles qui sont pleines en faisant durer le spectacle le plus longtemps possible et en le fixant dans les yeux.

- Et maintenant on va passer à la phase la plus importante Bill. Celle ou va me dire que tu arrêtes la drogue immédiatement.
- Qu'es-ce qui te fais croire que je vais te dire ça ?
- Tu vas être obligé si tu tiens à moi frèro.

Je prends la plus longue des seringues et je la remplie complètement avec le liquide du flacon dilué. Il y a deux grammes passé à peut près et ça tuerais un éléphant. Je prends son garrot et le fou autour de mon bras.

- Voilà Bill, si tu ne me fais pas cette promesse immédiatement, je me fais cette injection qui me sera fatale je pense. Si ta drogue est plus importante que moi, je l'accepterais, mais toi tu vivras avec ma mort sur la conscience car c'est toi qui m'auras tué Bill...Choisis Bill, entre moi et ta merde.

Il me regarde et je vois bien qu'il n'est pas capable de faire un choix. Je plante la seringue dans le creux de mon bras...

- Nan ne fais pas ça !!!!!! C'est toi que je choisi, c'est bon j'arrêterais, je te jure.

Je le fixe un instant, la seringue toujours dans le bras. Je vois Georg et Gus qui flippent à mort, ils croient tous que je serais prêt à faire ça, mais je savais très bien que Bill me choisirait. (Je ne suis pas cinglé non plus, enfin si, mais pas comme ça). J'enlève la seringue et la vide dans le pot de fleur. Bill ferme les yeux ne supportant pas cette vue. Je fais pareil avec le flacon.

Voilà, j'ai tout détruit. Je sais que Bill va m'en vouloir et peut être qu'il ne voudra plus de moi, mais je prends le risque. Je préfère être brouillé avec mon frère que de ne plus avoir de frère. Il rouvre les yeux, la colère est revenue sur son visage. Et c'est avec une force incroyable qu'il envoi valser Georg sur le lit, Gus par terre et moi contre l'armoire avant d'arracher la porte en pleurant de rage et de se sauver dans le couloir.

- La vache !! je balance. J'ai cru être percuté par une voiture.
- Ah, moi j'aurais dis un bulldozer, me répond Georg.

Quelques minutes plus tard, on entend des cris et des bruits sourds. On se précipite en dehors de la chambre et on voit un maître d'hôtel qui fait de grands mouvement de bras autours de Stan, il cri comme un cinglé dans tout l'hôtel en montrant l'ascenseur du doigt. Comme Stan ne comprend rien, il le tire par le bras pour le forcer à le suivre. On cours tous derrière Stan pour vois se qu'il se passe.

On rentre en furies dans l'ascenseur et l'autre continu à gueuler. Lorsque la porte s'ouvre on à l'impression qu'une tornade à dévastée la salle à manger. Les chaises et les tables sont toutes cassées et éparpillées partout, il y a des morceaux ici et là, les nappes sont déchirer et les personnes présentent se sont regroupées dans un coin. On entend les hurlements d'un hystérique et je reconnais aussitôt la voix de Bill.

Je le vois attraper une table et la faire passer à deux centimètre de la tête d'un homme qui paraît terrorisé. Mais il pète un plomb ou quoi !! Je m'approche de lui pour essayer de le calmer mais au moment ou je pose ma mains sur son épaule et se retourne et m'envois par terre de nouveau.

Stan vient à la rescousse et tente de contenir Bill. Il l'attrape par derrière et lui bloque les bras avec les siens. Mon frère se débat de toutes ses forces en sortant toutes les insultes de son répertoire. Je prends une cruche d'eau et je balance son contenu au visage de mon frère. Il se stoppe net et me regarde avec des yeux ronds.

Puis il se remet à hurler et parvient à se libérer de l'emprise de Stan. Il attrape une chaise et me la balance. Je le reçois en pleine tronche et m'écroule par terre. Je suis un peu sonné et du coin de l'½il je peux voir Georg mettre un coup de poing à Bill en pleine figure. Il s'écroule par terre inconscient.

Je me relève un peu chancelant, tout le monde nous regarde bizarrement. Stan ramasse Bill par terre et on se dirige vers notre chambre. Il va encore y avoir une engueulade...

« Fin du POV de Tom »



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Désolé si ce chapitre est plus court que les autres mais j'ai manqué de temps, puis ce soir je vais faire la fête alors je ne voulais pas écrire un chapitre avec 2 grammes (d'alcool pas d'héroïne hein ^^)dans le sang... M'en voulez pas hein?

Pour ceux que ça intéresse, je laisse mon adresse msn: th-fanfic-yaoi@hotmail.fr



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[ oO° Je ne mets pas la suite aujourd'hui mais je voulais juste vous dire que comme ce chapitre était plus court que les autres, le prochain sera plus long pour me faire pardonner.
Et je voulais aussi vous dire merci pour vos coms qui me font énormément plaisir, même si je n'y répond pas en ce moment (ben oui car je viens de me rendre compte que je dis toujours la même chose dans mes réponses). En tout cas merci de me lire. Et j'espère que la suite vous plaira autant que les autres chapitres °Oo ]

# Posté le samedi 24 mars 2007 12:12

Modifié le mardi 27 mars 2007 09:54

Chapitre 14: Piqûre de bonheur...

Chapitre 14: Piqûre de bonheur...
Allez soyons fou, mettons la suite plus vite que prévu...


Chapitre 14 : Piqûre de bonheur.

« POV de Bill »


Je sens quelque chose de froid et mouillé sur mon visage ainsi q'une douleur fulgurante dans la mâchoire. Lentement j'ouvre les yeux, j'ai peur de ce que je vais découvrir. Je reconnais le plafond blanc, je suis dans mon lit. Ah tient, je reconnais ce visage aussi. Stan, un vase à la main. Ca doit être de là que vient l'eau sur mon visage. Les trois autres sont là aussi, assit autour de moi et leur regard n'exprime que la colère mélangée à la déception.

Je n'ose pas dire un seul mot ni faire le moindre mouvement. Un truc me revient alors en mémoire, le « Pourquoi Georg m'a foutu son poing dans la figure ? ». Naturellement la réponse me revient aussi. Aïe... J'ai détruit tout le salon de l'hôtel...

- Ca y es tu as repris tes esprit ? me demande Stan.
- Euh ... Oui ...

Je baisse la tête, honteux de ce que j'ai fais. Mais en même temps je sens toujours cette colère au fond de moi, celle que Tom a réveillé. Stan m'attrape brutalement par le tee-shirt pour me relever complètement.

- Eh bien je crois que tu nous dois une explication Bill, me lance t'il sur un ton des plus désagréable.

En même temps je le comprends, il est un peu responsable de nous et ça le fait pas auprès des médias si ils apprennent que je me lance dans la re-décoration de salon d'hôtel de cette façon.

- S'il te plait ne me crie pas, j'en ai assez de me faire engueuler, merde mais vous imaginez pas ce que c'est...
- Et toi tu n'imagines même pas dans quelle merde tu t'es foutues en détruisant le salon et devant des dizaines de personnes en plus. Tu aurais pu les blesser t'y a penser à ça ?

- Non, je réponds tout bas.

Je sens les larmes me monter aux yeux mais cette fois-ci je ne céderais pas. Ca leur ferait trop plaisir. Autant à Stan qu'aux autres. Putain mais qu'es-ce que je raconte moi, comme si ça les amusais de me voir pleurer...

- Bill, je t'avoue que je ne sais pas comment je vais te sortir de ce pétrin. Je me demande même si je dois essayer de t'en sortir où alors te laisser te débrouiller. Ca commence à être lassant de rattraper toutes tes conneries. Les propriétaires de l'hôtel vont sûrement porter plainte contre toi et nous avons deux heures pour rassembler nos affaires et partir. Voilà ce que tu as gagné Bill. Tu y réfléchiras à deux fois maintenant avant de te transformer en tornade !!! Bon moi je vais nous trouver un autre hôtel pour ce soir et dépêchez vous de rassembler vos affaire. J'irais parler au gérant avant de partir et toi Bill tu ira lui présenter tes excuses. Es-ce que c'est compris ?

- Oui...

Il s'en va en claquant la porte, j'ai cru que je me ferais plus démonter que ça. En même temps ça fait quelques jours qu'il se casse la voix à m' hurler dessus, il doit en avoir marre ou alors il se dit que ça ne sert à rien puisque rien ne rentre dans ma petite tête...

Je lève les yeux timidement vers mes autres, toujours fixés sur moi, avec cette déception toujours présente dans leurs yeux.

- Allez viens Gus, on va faire nos affaires.
- Ok.

Ils partent tous les deux sans un regard pour moi, j'ai trop honte de ce que j'ai fais, tout ça à cause de la drogue. Je ne sais vraiment pas comment je vais faire pour m'en sortir...Ni même pour regagner un peu d'estime de la part de mon frère et de mes amis. Je me rends compte que ça fait depuis ce matin que je n'ai pas échangé un seul baiser, une seule caresse avec Tom.

Soudain je me rappel ses paroles de tout à l'heure, il m'a dit qu'il ne m'aimait pas, qu'il aimait le Bill qui ne se droguait pas. Es-ce que ça veut dire qu'il me laissera tomber ? Qu'il va me laisser me démerder tout seul avec la drogue, ou plutôt l'absence de drogue ? Je n'y arriverais jamais tout seul, il me faut quelqu'un auprès de moi sinon je vais faire une connerie.

Mon frère me fixe toujours, je me sens affreusement coupable en cet instant. Il a faillit se tuer tout à l'heure avec la seringue remplie d'héroïne, tout ça pour moi. Il faut que j'oublie toute la colère qui est encore présente en moi, qui est encore présente pour lui. Après tout il a fait ça pour moi, je dois le remercier, cela prouve qu'il tient à moi.

Je tente une approche auprès de Tom, au moment ou je pose ma main sur la sienne, il la retire et s'en va devant son armoire pour préparer ses affaires.

- Tom je suis désolé.

Il ne me répond pas. Je me demande même si il m'a entendu. Je me lève du lit et vais à mon armoire, à coté de la sienne.

- Tom es-ce que tu m'en veux ?

Là je suis sur qu'il m'a parfaitement entendu mais je n'obtiens toujours aucune réponse.

- Tom s'il te plait, dis moi quelque chose, même si c'est quelque chose de méchant, je ne supporte pas ton silence... Tom, fais pas comme si tu m'entendais pas. Je t'ai promis d'arrêter la drogue, j'ai fais un choix et c'est toi que j'ai choisi.
- Et tu as hésité...Je t'ai vu, tu as hésiter entre moi et la drogue... Maintenant laisse moi préparer mes affaires.

Il se retourne et fourre ses vêtements dans son sac. Il n'y avait pas de haine dans ses paroles, juste de la déception et un peu de colère. Je me hais, je me hais de lui faire un truc comme ça, lui qui a besoin de moi autant que j'ai besoin de lui.

« Fin du POV de Bill »


« POV de TOM »


Je vois Bill disparaître dans la salle de bains pour rassembler ses affaires. Il lui reste encore quelques trucs dans son armoire, mais un truc m'attire l'½il... On dirait un carnet. Il est à moitié planqué sous un de ses jeans. Je le tire de sa cachette et je regarde à la page la plus ressente. Je crois que c'est là où il note tout ce qu'il lui vient à l'esprit pour écrire nos chansons.

Je commence à lire :

Piqûre de bonheur

Dehors, il fait déjà jour
Elle est encore là
Dans un coin
Où personne ne gène
Son anniversaire
Hier soir, personne
Ne lui a souhaité
Si tu veux te voir voler
Dans la lumière de l'obscurité
Ouvre ton cadeau
Tout est déjà prêt
Ferme les yeux
... c'est parti

Sa première piqûre de bonheur
Crée cette blessure qui reste
Pour toujours
Un moment magique
Qui à chaque fois empire
Ombre et lumière
Lui cachent la vue
Elle ne reviendra plus...


Le texte n'est pas fini, on dirait qu'il a été laissé en suspension. Bon sang mais ça parle de drogue son truc. Les piqûres de bonheurs c'est ses injections d'héroïne...
Je regarde la page d'avant, il a gribouillé un truc, Zimmer 483. On dirait que ça lui tient à c½ur de donner ce nom à notre futur album. Sur la page d'avant il y a inscrit mon prénom en gros caractère, les trait sont très net et appliqués alors que pour la chanson c'est plutôt brouillon. Il a même fait un petit c½ur à coté de mon prénom...Je me dépêche de le remettre à sa place avant qu'il ne revienne.

Dix minutes après il n'est toujours pas sortit de la salle de bain. Il n'a pas autant d'affaires quand même. J'entre dans la salle de bains pour aller chercher mes affaires et pendant un instant je crois que mon c½ur s'arrête. Bill est à genoux devant les toilettes et sa trousse de toilette est renversée à côté de lui. Son visage me fait face, en appuis sur un de ses bras plié, les yeux grands ouverts. Son autre bras pends dans le vide et à côté de sa main traîne une lame de rasoir. Ses yeux se tournent vers moi.

- Oh la vache tu m'as foutu la trouille !! J'ai cru que t'étais mort.
- Désolé de te décevoir j'ai juste renversé mes affaires.
- Arrêtes tes conneries va. Qu'es-ce tu fou par terre ?
- Chui fatigué.
- Ah et je suppose que la cuvette des toilettes est le meilleur endroit pour faire la sieste ?
- ...

Je me baisse pour ramasser ses affaires et en voulant m'en empêcher Bill se blesse sur la lame de rasoir.

- Aïe...

Il ouvre la main gauche et du sang coule abondamment. Je décroche une serviette pour éponger le sang.

- Tiens ça appuyé pendant que je sors ce qu'il faut pour te soigner.
- Nan c'est bon !
- Tu fais ce que je te dis et tu discutes pas !

Il prend la serviette en me regardant déballer les pansements et le désinfectant.

- Montre moi l'étendu des dégâts. Arff ! Tu t'es pas loupé.

Il a une entaille assez profonde dans la paume de la main et je crois qu'un bête pansement ne sera pas suffisant. J'applique un énorme bout de coton imbibé de désinfectant et je sors un bandage ainsi qu'une compresse.

- Je crois que c'est plus adapté à la situation.

Je reste froid avec Bill pour lui faire comprendre que je n'ai pas oublié son comportement de tout à l'heure dans la chambre, non seulement avec moi mais avec Gus et Georg. Il n'avait pas à se montrer brutal avec eux. J'enlève le coton et j'applique la compresse et le bandage. Puis je rassemble mes affaires avant de sortir. Au moment de passer la porte j'entends un vague « merci » auquel je ne réponds pas.

Il revient deux minutes plus tard avec toutes ses affaires et il me lance un regard interrogateur.

- Je t'ai parlé juste pour te soigner point barre ! Je suis toujours en colère contre toi et je ne te parlerais plus jusqu'à ce que tu ais fais ce que tu dois faire.

Il sait très bien de quoi je parle mais il garde le silence. Il me regarde deux secondes puis retourne à ses affaires. Au bout d'une heure nous avons tous rassembler ce qu'il fallait, Stan doit déjà nous avoir trouvé un nouvel hôtel. Gus et Georg rentrent dans notre chambre pour nous prévenir que les maîtres d'hôtel vont passer pour descendre nos affaires à notre van.

- Tient au faite, Stan a été voir le directeur de l'hôtel, il a réussi à le convaincre de ne pas ébruiter l'affaire en échange d'une grosse somme d'argent qui pourra couvrir les réparations, me dit Georg.
- Et on paye ça comment ?je demande.
- Avec l'argent qu'on aura gagné grâce à notre tournée. Et comme nous sommes tous les trois responsables de la « colère » de Bill, je propose qu'on se partage les frais. Qu'es-ce que tu en dis Bill ?
- J'n'ai pas besoin de votre aide !!! nous balance t'il d'un air mauvais avant de partir.

On le regarde passer la porte sans commentaire.

- Euh... Tu t'es pris la tête avec ? me demande Gus.
- Ben pas vraiment mais je lui ai dis que je ne lui adresserais plus la parole durant quelques temps, en faite j'ai essayer de lui faire comprendre qu'il devais s'excuser auprès de vous deux mais je sais pas si il a comprit...
- Ben dis donc ça va être gai le concert de ce soir...
- T'inquiète Georg, il jouera la comédie, après tout il est doué dans ce domaine, pour tromper les gens...Bon allez, on ferait mieux de mettre nos affaires dans le couloir avant que les maîtres d'hôtels s'impatientent.

Je sors tous mes sac dans le couloir, Gus et Georg prennent ceux de Bill et les gars sont déjà là à attendre. Ils nous jettent un regard mauvais avant de prendre nos affaires en marmonnant un truc qu'on ne comprend pas. On part ensuite à la recherche de Stan.

« Fin du POV de Tom »

« POV de Bill »


Je monte les escaliers qui mènent au toit quatre par quatre, arrivé en haut je suis totalement essoufflé et ma tête me tourne. Il n'y à vraiment que là que je pourrais être tranquille pour réfléchir. Je passe la grille et avance pour explorer un peu ce lieu. N'importe qui qui me trouverait ici en connaissant les circonstances actuelles penserait que je suis venu me suicider. Mais non, ce n'est pas dans mon attention.

Je m'avance pourtant jusqu'au bord et m'assois sur le rebord, les pieds dans le vide. Ouawww !!! C'est drôlement haut. En même temps y a dix étages. C'est impressionnant la vue qu'on a d'ici, on a l'impression de dominer le monde, du moins la ville. Je regarde en bas, les gens sont minuscules. Je reconnais le van qui nous transporte. Ben oui toutes nos affaires ne tiendrait pas dans la voiture qui nous balade en ville. Je vois des gars qui chargent des affaires, ce doit être les notre.

Je reconnais aussi quatre silhouettes familières. J'ai été vache tout à l'heure de les envoyer balader de cette façon, en plus ils me proposaient leur aide gentiment... Je regarde à nouveau à l'horizon, en pensant au concert de ce soir, c'est quoi déjà la prochaine date ? Le transbordeur ? A la fin de la tournée on sera vraiment sur les genoux, heureusement qu'on a le droit à des vacances...

Je me demande aussi comment je vais faire pour ravoir de la came. Attends ils ne croient tout de même pas que je vais stopper comme ça du jour au lendemain... Je ne sais même pas si je réussirais à arrêter. En même temps es-ce que j'ai vraiment envie d'arrêter ? J'entends mon portable qui sonne. C'est Tom.

- Oué ?
- Bill t'es où on va partir.
- Chui dans le coin.
- Stan voudrait que tu ailles présenter tes excuses aux propriétaires avant qu'on y aille.
- ...
- Bill ? Tu m'as dis que t'étais où déjà ?
- Dans le coin.
- T'es dans notre chambre ?
- Non.
- Tu es dans l'hôtel au moins ?
- Non plus.
- Quoi ?? Mais t'es où t'es sorti ?
- Non je ne suis pas sorti.
- Attends si tu ne peux pas ne pas être sorti et ne pas être dans l'hôtel en même temps... Vas-y dis, t'es où ?
- Arrêtes de tourné en rond Tom, on dirait un vautour.
- Qu... quoi ? Tu me vois ?
- Oui et je peux même te dire que tu es beau vu d'en haut.

Il a comprit tout de suite et relève la tête vers le toit de l'hôtel.

- Attends me dis pas que c'est toi là haut ?
- Si mais s'il te plait n'ameute pas tout l'hôtel parce que je suis là haut, ok ? J'ai pas l'intention de tomber.
- Bill, ne bouge pas j'arrive.

Je le vois rentrer à l'intérieur de l'hôtel.

- Au faite je croyais que tu ne voulais plus me parler ??
- C'est pour ça que t'es là haut ? Tu voulais te jeter du toit ?
- T'écoutes ce que je te dis des fois ? Je viens de te dire que je n'avais pas l'intention de tomber.
- Pourquoi t'es là haut alors ?
- J'avais besoin de calme pour réfléchir c'est tout et je ne voulais pas vous avoir dans les pattes.
- T'es vache.
- Peut être bien que oui, mais vous l'avez été avec moi aussi tout à l'heure. D'ailleurs heureusement que je suis descendu au salon sinon c'est vos têtes que j'aurais exploser.
- Tu te rends compte de ce que tu dis ?

J'entends le signal de l'ascenseur indiquant qu'il est arrivé à la grille du toit. Je descends du rebord et je vais à celui opposé d'où il va sortir. Je vois un truc qui dépasse du toit. Deux barres parallèles en métal épais séparé de vingt cm de vide et d'une longueur de deux mètres. Je m'assois dessus, tout au bout. Je sais que c'est beaucoup plus dangereux mais je m'en fou. Si je tombe c'est que ça devait arriver.

- Oui je me rends compte de ce que je dis. C'est bien non ? J'ai pensé à votre sécurité.
- Arrêtes tes conneries va ! T'es passé où ? J'te vois pas.
- Cherche moi.
- Eh tu ne fais pas de connerie hein ?
- Pourquoi ? En quoi es-ce que ça t'inquiètes ? Après tout ça ne devrait pas te toucher vu que tu ne m'aimes pas. C'est toi qui me l'as dis tout à l'heure.
- ...
- Ahh on dirait que tu ne sais pas quoi dire pour te défendre ?
- ...
- Ben alors, t'as perdu ta langue ?
- ...
- Dis quelque chose va !
- Bill, ne fais pas le moindre mouvement.
- Quoi ?

Je me retourne et je vois Tom à cinq mètres de moi. Il reste figé sur place en voyant où je suis perché.

- Ne bouge pas Bill, je viens te chercher.
- C'est bon j'ai pas besoin de toi.
- Bill fais attention.

Il tend les bras devant lui pour me faire signe de ne pas bouger. Je fais un demi-tour sur les barres et il me fait les gros yeux.

- Putain Bill tu vas tomber.
- Mais non je gère.

« Fin du POV de Bill »

« POV de Tom »


Bordel mais il est cinglé, il aurait pu tomber.

- Il s'il te plait, reviens vers moi doucement, il faut qu'on parte.

Je m'approche au bord du muret, là où les barres sortent du toit. Je lui tends une main pour qu'il l'attrape, je sens mon c½ur qui bat à une vitesse phénoménale.

- Allez, attrape ma main.

Il se décide à revenir, mais au moment d'attraper le bord du muret, une des deux barres se détache du mur et tombe dans le vide. Bill se rattrape de justesse à l'autre barre, il s'accroche comme il peut, les deux pieds dans le vide.

- TOOOOOMMMM, je glisse aide moi.

Je suis pris de panique. Il ne faut pas qu'il tombe.

- Donne moi ta main Bill, attrape la.
- Je vais tomber si je lâche.
- Non je te tiendrais, fais moi confiance. Tu es tout près de moi.
- Tom je vais lâcher, j'ai plus de force.

Je le vois qui commence à glisser, il lâche une main, celle qu'il s'est blesser, l'autre commence à glisser aussi. Il tourne son visage vers moi, un visage inondé de larmes et la peur emplissant son regard.

Au moment où son autre main lâche, je le rattrape par le tee-shirt et il a le réflexe de s'accrocher à mes mains. Je commence à le hisser, difficilement, mais il glisse de nouveau et on se retrouve accrocher mains à mains. Il n'arrête pas de me demander pardon, de me dire qu'il ne voulait pas ça.

- Aide moi à te remonter Bill, sert toi de tes pieds.

Au bout d'interminables efforts, je parviens à le remonter et nous retombons l'un sur l'autre sur le toit. Je le sens pleurer et trembler sur moi, la tête dans mon cou. Il s'accroche désespérément à mon tee-shirt. Mes bras se referment instinctivement autour de sa taille et je le sers le plus fort possible ne réalisant pas encore ce qu'il vient de se passer.

Je le retourne pour me retrouver au dessus de lui, il continu de pleurer et de trembler... Je voulais lui passer un savon mais en voyant sa tête et ses larmes je me contente de le serrer contre moi. Sa main gauche est rouge de sang à cause de sa blessure et le bandage part à moitié. Je le berce quelques minutes tout contre moi et ma main se perd dans ses cheveux pour le rassurer. Je lui murmure des mots doux à l'oreille pour le calmer, je lui dis que je l'aime...

Il s'arrête enfin de sangloter mais il en tremble encore... Un jour il va vraiment y passer...

- Aller Bill, il faut qu'on y aille.

Je le remets sur ses pieds et je sèche ses larmes avec mes pouces, il fuit mon regard...

- Je ne dirais rien à personne si c'est ça qui t'inquiète.
- Je ... je suis désolé... Pardon de ne pas t'avoir écouté.
- Oui j'espère que ça te servira de leçon.

Il me prend par la main et m'entraîne avec lui vers l'ascenseur. Il ne me dit pas un mot pendant le trajet et une fois au rez-de-chaussée, il m'entraîne rapidement vers la sorti, là ou se trouve les autres et Stan qui apparemment se prend la tête avec les gérants. Stan se retourne vers nous.

- Ah bah enfin c'est pas trop tôt. Vous étiez où tout les deux ? Et pourquoi Bill pleure ?
- Euh ... on a eu un petit contre temps.
- Ecoutez moi tous, interrompt mon frère. Je voudrais vous dire quelque chose de très important. Déjà je voudrais m'excuser auprès des gérants, d'avoir bousiller votre salon, je vous rembourserais jusqu'au moindre centime bien sur et tout seul. Tout seul car je suis le seul responsable de ce qu'il s'est passé. Ensuite je voudrais faire mes excuses à Gustav, Georg et Tom, je suis désolé de m'être comporté de la sorte avec vous, vous n'êtes pour rien dans ce qui m'arrive et je n'ai pas à passer mes colères sur vous. Je suis désolé. Et ensuite je voudrais te faire mes excuses Stan car je sais que tu fais beaucoup pour nous et qu'on ne te le rend pas toujours, surtout en ce moment. C'est vrai que tu répares nos conneries, surtout les miennes et qu'on devrait au moins t'en être reconnaissant. Voilà, je suis désolé, pour tout et j'espère que vous me pardonnerez.

Les gérants le regardent avec des grands yeux avant de lui répondre qu'ils acceptent les excuses de Bill, mais que néanmoins, ils ne veulent plus nous revoir dans leur hôtel. Au moment où ils rentrent dans leur hôtel, Stan s'approche de Bill et le sert dans ses bras en lui disant qu'il accepte ses excuses. Gus, Georg et moi faisons pareil et Bill se retrouve écrasé par nos quatre corps.

- On accepte aussi tes excuses, lui disent Georg et Gus en c½ur.

On monte dans le van et une fois que nous quittons le parking, je me retourne vers mon frère.

- Moi aussi j'accepte tes excuses mon amour et je voudrais aussi m'excuser de ce que j'ai fais tout à l'heure, c'était pas cool du tout. Et désolé de tout ce que j'ai dis, à propos du Bill qui se drogue pas et de l'autre...
- Mon amour ? demande Stan. Depuis quand tu l'appelles comme ça ?
- Euh... Passes moi la trousse de soins s'il te plait.
- Pourquoi ?
- Parce que Bill s'est blessé à la main et qu'il faut que je refasse son bandage. Allez, file la moi.

Je commence à enlever l'ancienne bande qui est ensanglanté. Je re-désinfecte tout et replace une nouvelle compresse et un nouveau bandage. La voiture s'arrête.

- Voilà, on y est.

On regarde tous par les carreaux, cet hôtel est immense, dommage qu'on ne vas y passer qu'une nuit à peine...

« Fin du POV de Tom »



Je voulais faire de la pub aussi pour un blog, Ici , une histoire qui s'annonce tragique, comme je les aime. J'espère voir vite la suite ^^

# Posté le mercredi 28 mars 2007 13:53

Modifié le mercredi 28 mars 2007 15:22

Chapitre 15: Au Bataclan.

Chapitre 15: Au Bataclan.


Vous savez quoi? Je me suis surprise à flipper toute seule sur la fin de mon chapitre, enfin sur les derniers mots... J'espère que ça vous fera le même effet qu'à moi ^^


Chapitre 15 : Au Bataclan.


« POV de Bill »

On descend de la voiture et de nouveaux maîtres d'hôtel s'empressent de prendre nos affaires.

- Bon, on a juste le temps de s'installer et de manger avant de retourner au Bataclan.
- Euh Stan, commence Tom. On a oublié de te dire un truc.
- Quoi donc ?
- Demain à 15h j'ai rendez vous avec mon médecin, c'est un ami du père de Gus et il a pu m'avoir un rendez vous en urgence. Je dois y aller avec Bill.
- Ah ok et c'est où ?
- A Leipzig ...
- D'accord je vois... ben il ne me reste plus qu'à réserver des billets d'avions.
- Merci.

On passe les portes pour découvrir notre nouvel hôtel, ouaww, c'est grand, luxueux, ça brille de partout. Les lustres sont tous en cristal, il y a du marbre partout, du doré... Stan va chercher nos clés de chambres à la réception et revient vers nous. Il regarde ma main.

- T'as fais quoi à ta main ?
- Me suis coupé en ramassant les trucs de ma trousse de toilette.
- Bon, allez vous installer, ensuite on va manger dans une salle privée et on file directe au Bataclan.

On lui fait tous un signe de tête et on suit les maîtres d'hôtel qui nous montrent le chemin. Je regarde le numéro de notre chambre. Nan mais c'est une blague !! 483 !! Tom me jette un coup d'½il puis regarde l'attache clé qui dépasse de ma main. Il me fait un petit sourire, il semble autant amusé que moi de cette coïncidence.

Après avoir pris l'ascenseur, on découvre notre chambre, elle est beaucoup plus grande que la précédente. Gus et Georg ont leur chambre chacune d'un côté de la notre. En faite tout dans cet hôtel est grand. C'est très luxueux en plus. Le lit et gigantesque. On ne manquera pas de place...

On balance nos sacs vite fait dans l'armoire, histoire que ça ne traîne pas trop partout et on rejoint les autres dans le couloir pour aller manger. Rebelote l'ascenseur et un gars nous indique une salle à l'écart du reste. C'est un petit self privé. On va tous se servir en nourriture, j'essaie de ne pas trop en prendre car je sais que Tom et Stan vont m'obliger à finir tout mon plateau. S'ils pouvaient, ils me feraient bouffer les couverts et le plateau avec !!

Une fois leur plateau recouvert de bouffe et le mien à peine recouvert, nous allons nous installer à la table ronde derrière nous. Je commence à grignoter un morceau de pain quand je sens leurs regards fixés sur moi.

- Quoi !
- T'as pris que ça ? me demande Gus.
- Ben oui c'est largement suffisant.
- Ah oui un bout de pain et une salade c'est suffisant ? me demande Tom.
- Je suis pas un gouffre comme vous moi.
- C'est qu'à force de rien manger ton estomac ne doit pas être plus gros qu'une balle de tennis...

Je ne réponds rien, qu'es-ce que j'ai horreur qu'ils me fasse chier sur la bouffe...Si j'ai pas envie de manger c'est mon problème, si j'ai envie de crever c'est mon problème aussi !

- Bill tu vas devoir assurer un concert ce soir tu le sais ? me demande Stan.
- Oui.
- Fais comme tu veux mais si jamais tu fais un malaise sur scène on te laissera là. Et toutes tes fans des plus jolies aux plus laides voudront venir te faire du bouche à bouche pour te sauver.

Tient finalement je vais en rajouter un peu sur mon plateau, j'ai pas envie que quelqu'un d'autre que Tom vienne m'embrasser. En me voyant rajouter des trucs, à savoir de la viande, des légumes (pas trop quand même) et un dessert, Stan esquisse un petit sourire.

- Bon appétit, me dit-il.
- Merci.

On finit assez rapidement quand même, je me sens pas très bien moi avec tout ce que j'ai englouti. On remonte rapidos à nos chambre pour se brosser les dents et hop, dans la voiture. Même pas le temps d'embrasser Tom...

Durant tout le trajet Tom me tient la main et Stan nous capte encore comme dans la petite salle là où il nous avait engueulé. Oh et puis merde hein, faudra bien qu'il soit au courant un jour. On passe par une ruelle derrière la salle pour éviter la foule de fans. En début d'après midi on ne les entendait pas trop mais là c'est la folie. Normal, le concert commence dans moins de deux heures.
On rentre et chacun file directe à sa loge pour se préparer. Tom et moi avons notre loge séparé, dommage, on aurait pu en profiter un peu. On pensera à ça plus tard. En attendant je dois refaire mon maquillage. A force de chialer je n'ai plus aucune trace de noir. Je déballe mon petit bordel, j'en profite pour refaire ma coiffure et accessoirement changer de fringues. Ma garde-robe me suit partout c'est pratique...D'ailleurs en parlant de ma garde robe, j'ai un manteau dans lequel je cache toujours quelque chose que je prends avant chaque concert.

Comme on me l'a fais remarquer tout à l'heure, je dois assurer tout le concert et je n'ai pas l'intention de garder toute cette nourriture dans l'estomac. Je prends mon petit sachet qui contient une autre poudre blanche, du speed. Je prends ce truc pour me maintenir en forme sur scène, pour ne pas ressentir la fatigue. Je glisse le sachet dans ma poche et je me dirige vers les toilettes.

Je m'assure d'y être seul pour me faire vomir et pour prendre mon rail de speed. Je fais le tout en même pas deux minutes, question d'habitude. Je regarde mon reflet dans le miroir une dernière fois avant de partir voir où en sont les autres, en faisant une escale par ma loge pour redéposer mon sachet.

L'effet du speed commence à se faire sentir et je commence à courir dans le couloir histoire de dépenser le surplus d'énergie en rejoignant mes amis. Comme d'habitude on fait une partie de baby-foot histoire de se détendre un peu. Tom et moi contre les deux autres. On leur fout une branlé comme toujours, mais à la fin on est gentil et on les laisses gagner.

Stan vient nous chercher pour le début du concert en commençant à râler car selon lui, cela ferait presque une heure qu'il nous cherche. Apparemment cette salle lui était inconnue. Ce sont les fans qui ne vont pas être content de notre retard. D'ailleurs on peut déjà les entendre hurler nos prénoms et cela nous procure un dernier pique de stresse juste avant de monter sur scène. Tom me donne un dernier baiser puis on se souhaite tous bonne chance.

« Fin du POV de Bill »

« Récit du concert »


Trois des quatre adolescents entrèrent sur scène, déclenchant une vague de hurlements déchaînés de la part du public. Les premières notes de Jung und nicht mehr jugendfrei retentirent dans toute la salle suivit de la voix du chanteur, toujours absent. On pouvait voir le public essayer de chercher Bill du regard, regardant à droite puis à gauche, demandant à leurs voisines si elles voyaient quelque chose.

Les trois autres musiciens étaient amusés du comportement des fans. Gustav et Georg s'approchaient du bord histoire de les chauffer un peu plus. A la fin de la chanson, les musiciens s'arrêtèrent de jouer et un épais bouillard commença à recouvrir la scène. Il n'y avait plus aucun son d'instrument, plus aucun mouvement sur scène, on ne distinguait plus rien du tout.

Même la salle était devenue silencieuse, se demandant ce qu'il allait se passer. Peu à peu le brouillard se dissipa, laissant apparaître quatre contours qui devinrent de plus en plus nette. On pouvait déjà reconnaître la crinière du chanteur, impeccablement dressée sur sa tête. Les hurlements revirent aussitôt aussi puissant qu'avant, si ce n'est plus.

Bill saisit son micro et commença une tentative en français.

- Alors, je voudré vous remercier d'être là, ce soir. Je voudré aussi remercier un personne du public, Jack, qui nous avoir aidé. Merci beaucoup et bonne soirée à tous.

Après quelques minutes, le concert pouvait reprendre dans une ambiance folle avec Beichte suivit de Ich bin nicht ich, de Schrei et de Schwarz. Ils firent une pause avant d'enchaîner avec Lass uns hier raus, Gegen meinen willen, des effets pyrotechniques se déclenchant pour Durch den monsun et Thema n°1. Bill s'approcha dangereusement du public pour Wenn nicht mehr geht et Rette mich, laissant sa main gauche traîner dans le public, ramassant des petits objets fait par les fans...

Le groupe refit une pause le temps de se désaltérer et de reprendre un peu de force.

- Comment tu te sens Bill ? demanda son frère.
- Je pète la forme frèro et vous les gars ?
- Ben c'est nickel aussi. En faite Bill on trouve que tu pètes un peu trop la forme.
Le sourire de Bill disparut en moins d'une seconde.
- A bon ? C'est parce que j'ai bien mangé ce soir non ?
- Mmmfff, peut être...
- Bon on ferait mieux d'y retourner.
- Ok.

Les quatre artistes continuèrent leur concert en faisant quelques échanges avec les fans. Ils entamèrent Freunde bleiben avec un lancé de serviette, Wir schliessen uns ein avec un lancé de médiator, Der letzte tag et un lancé de bouteille d'eau, Frei im freien fall et Unendlichkeit. Ils remercièrent le public avant de disparaître de la scène. Mais à peine le dernier membre du groupe disparut, des cris se firent entendre. Les fans les rappelaient...

Ils décidèrent de revenir leur interpréter une dernière chanson avant de partir pour de bon. Il recommencèrent Durch den monsun, recevant encore pleins de peluches, de sous-vêtements mais pendant le dernier refrain, Bill reçu une boîte en pleine tête qui s'écrasa à ses pieds sans s'ouvrir. Il termina sa chanson tranquillement, essayant d'éviter de nouveau projectiles. Ils saluèrent une dernière fois le public, Bill ramassa sa boîte et ils disparurent pour de bon.

Ils entendirent les cris mais décidèrent de ne pas y retourner.

« Fin du récit du concert »



« POV de Bill »


C'était un super concert, on a tous assurés et malgré notre retard, je crois que les fans ont vraiment appréciés notre prestation. Mais moi j'ai moyennement apprécié la boîte en pleine tronche. Le pire c'est que je n'ai même pas vu d'où elle est arrivée.


- Hey Bill, la prochaine fois il faudra faire une croix sur la scène, comme ça, ça évitera qu'on te prenne pour cible, me dit Tom en riant.
- C'est ça, marre toi, ça se voit que c'est pas toi qui te l'es prit sur la tête...
- Vas-y ouvre la, me dit Georg.

On s'assoit à une table dans une salle de restauration. Stan nous rejoint et s'assoit avec nous pour regarder avec nous le contenu de la boîte noire.

- Pas très délicat celui où celle qui te l'a envoyé.
- Non en effet, je vais avoir une bosse sur le front.
- Vas- y ouvre, me dit-il.

Je détache la carte et la sors de son enveloppe. Il n'y a que quatre mots, même pas signé. Je sais tout Bill... La lecture de ces mots me fout un frisson pas possible. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je ne vais pas apprécier le contenu de la boîte...

Je défais le ruban rouge qui maintenait la boîte fermée et je l'ouvre d'un coup. Tout le monde fait un bon en voyant ce qu'il a dedans. Surpris par son contenu je balance tout par terre le plus loin possible de moi.

- Putain mais c'est dégueulasse, me dit Tom en se mettant une main devant la bouche.

En effet, nous avons eu la surprise de découvrir des roses noires et rouges entourées d'horribles asticots grignotant des cadavres de bestioles mortes. Il y a du sang plein la boîte et en regardant plus attentivement, je remarque aussi des seringues qui ont l'air de contenir du sang. Je repense à la phrase sur la carte Je sais tout Bill...Es-ce que cela veut dire que quelqu'un est au courant que je me drogue ?

Je regarde Stan qui paraît aussi inquiet que moi.

- Stan, es-ce que tu crois qu'il ou elle sait ? Pour la drogue ?
- Ca m'en a tout l'air.
- Mais comment ?
- Ca je n'en sait rien, tout ce que je peux dire, c'est que c'est une écriture de garçon, d'homme même.
- Comment tu sais ça ? demande Tom.
- Eh bien avant d'être manager j'ai fais des études en graphologie.
- Ouaw tu m'impressionnes là Stan.
- Oh y a pas de quoi Bill, il y a certains signes qui ne trompent pas. Garde la lettre avec toi. Venez on va s'installer ailleurs et je vais demander à quelqu'un de nettoyer ce merdier.

On regarde Stan partir et on bouge de table, le plus loin possible du contenu de la boîte. Stan revient deux minutes plus tard avec une femme de ménage qui manque de vomir en voyant ce qu'elle doit ramasser.

- J'en ai eu des choses à ramasser, dit-elle, mais là ça dépasse tout. Les gens sont tellement mal intentionnés de nos jours...
- Je suis bien d'accord avec vous madame, répond Stan avant de revenir vers nous.

Je reste fixé sur la phrase de la carte, comment es-ce possible ? Et qu'es-ce que ça peut lui faire que je me drogue. C'est pas sa vie, ce mec ne me connaît même pas.

- Hey Bill, me dit Stan, t'en fais pas trop pour ça, ça doit juste être un paparazzi qui se croit intéressant en t'envoyant ce genre de chose.
- Oui, ça doit être ça, je lui réponds lassé.
- Bon je sais pas si vous avez encore de l'appétit après cet épisode macabre mais si vous voulez manger un truc avant qu'on reparte à l'hôtel, c'est le moment.
- Non merci moi je n'ai pas faim, je réponds.
- Euh je crois que moi non plus, rajoute Tom.
- Et vous deux ?
- Rien pour nous non plus.

Je sens mon portable qui vibre dans ma poche, un appel en anonyme.

- Allo ?
- Alors Bill, tu as apprécié mon petit cadeau ?

Je sens mon c½ur cogner à pleine puissance contre mes côtes.

- Qui êtes-vous ?
- N'oublie pas que je sais tout Bill...À la prochaine...

Il a raccroché le sale connard.

- Qui c'était ?
- Le mec qui m'a envoyé la boîte... Il m'a demandé si le cadeau m'avait plus et il m'a dit « À la prochaine... »
- Bon aller on dégage d'ici, nous dit Stan. Je tiens pas à ce qu'on traîne dans le coin avec un gars comme ça à tes trousses Bill. Surtout si il arrive à avoir ton numéro de portable.
- Oui je me sentirais plus en sécurité à l'hôtel...

On sort par une porte qui donne derrière la salle, là où on s'est garé pour entrer discrètement. Il fait déjà noir et je commence à flipper. Tom me sert contre lui pour me rassurer et le sentir près de moi m'apaise un peu.

Je sens encore mon portable vibrer, un message cette fois-ci.

« Je ... Te ... Vois ... Bill ... »

# Posté le mardi 03 avril 2007 12:01

Modifié le mardi 03 avril 2007 13:21