Vous savez quoi? Je me suis surprise à flipper toute seule sur la fin de mon chapitre, enfin sur les derniers mots... J'espère que ça vous fera le même effet qu'à moi ^^
Chapitre 15 : Au Bataclan.
« POV de Bill »
On descend de la voiture et de nouveaux maîtres d'hôtel s'empressent de prendre nos affaires.
- Bon, on a juste le temps de s'installer et de manger avant de retourner au Bataclan.
- Euh Stan, commence Tom. On a oublié de te dire un truc.
- Quoi donc ?
- Demain à 15h j'ai rendez vous avec mon médecin, c'est un ami du père de Gus et il a pu m'avoir un rendez vous en urgence. Je dois y aller avec Bill.
- Ah ok et c'est où ?
- A Leipzig ...
- D'accord je vois... ben il ne me reste plus qu'à réserver des billets d'avions.
- Merci.
On passe les portes pour découvrir notre nouvel hôtel, ouaww, c'est grand, luxueux, ça brille de partout. Les lustres sont tous en cristal, il y a du marbre partout, du doré... Stan va chercher nos clés de chambres à la réception et revient vers nous. Il regarde ma main.
- T'as fais quoi à ta main ?
- Me suis coupé en ramassant les trucs de ma trousse de toilette.
- Bon, allez vous installer, ensuite on va manger dans une salle privée et on file directe au Bataclan.
On lui fait tous un signe de tête et on suit les maîtres d'hôtel qui nous montrent le chemin. Je regarde le numéro de notre chambre. Nan mais c'est une blague !! 483 !! Tom me jette un coup d'½il puis regarde l'attache clé qui dépasse de ma main. Il me fait un petit sourire, il semble autant amusé que moi de cette coïncidence.
Après avoir pris l'ascenseur, on découvre notre chambre, elle est beaucoup plus grande que la précédente. Gus et Georg ont leur chambre chacune d'un côté de la notre. En faite tout dans cet hôtel est grand. C'est très luxueux en plus. Le lit et gigantesque. On ne manquera pas de place...
On balance nos sacs vite fait dans l'armoire, histoire que ça ne traîne pas trop partout et on rejoint les autres dans le couloir pour aller manger. Rebelote l'ascenseur et un gars nous indique une salle à l'écart du reste. C'est un petit self privé. On va tous se servir en nourriture, j'essaie de ne pas trop en prendre car je sais que Tom et Stan vont m'obliger à finir tout mon plateau. S'ils pouvaient, ils me feraient bouffer les couverts et le plateau avec !!
Une fois leur plateau recouvert de bouffe et le mien à peine recouvert, nous allons nous installer à la table ronde derrière nous. Je commence à grignoter un morceau de pain quand je sens leurs regards fixés sur moi.
- Quoi !
- T'as pris que ça ? me demande Gus.
- Ben oui c'est largement suffisant.
- Ah oui un bout de pain et une salade c'est suffisant ? me demande Tom.
- Je suis pas un gouffre comme vous moi.
- C'est qu'à force de rien manger ton estomac ne doit pas être plus gros qu'une balle de tennis...
Je ne réponds rien, qu'es-ce que j'ai horreur qu'ils me fasse chier sur la bouffe...Si j'ai pas envie de manger c'est mon problème, si j'ai envie de crever c'est mon problème aussi !
- Bill tu vas devoir assurer un concert ce soir tu le sais ? me demande Stan.
- Oui.
- Fais comme tu veux mais si jamais tu fais un malaise sur scène on te laissera là. Et toutes tes fans des plus jolies aux plus laides voudront venir te faire du bouche à bouche pour te sauver.
Tient finalement je vais en rajouter un peu sur mon plateau, j'ai pas envie que quelqu'un d'autre que Tom vienne m'embrasser. En me voyant rajouter des trucs, à savoir de la viande, des légumes (pas trop quand même) et un dessert, Stan esquisse un petit sourire.
- Bon appétit, me dit-il.
- Merci.
On finit assez rapidement quand même, je me sens pas très bien moi avec tout ce que j'ai englouti. On remonte rapidos à nos chambre pour se brosser les dents et hop, dans la voiture. Même pas le temps d'embrasser Tom...
Durant tout le trajet Tom me tient la main et Stan nous capte encore comme dans la petite salle là où il nous avait engueulé. Oh et puis merde hein, faudra bien qu'il soit au courant un jour. On passe par une ruelle derrière la salle pour éviter la foule de fans. En début d'après midi on ne les entendait pas trop mais là c'est la folie. Normal, le concert commence dans moins de deux heures.
On rentre et chacun file directe à sa loge pour se préparer. Tom et moi avons notre loge séparé, dommage, on aurait pu en profiter un peu. On pensera à ça plus tard. En attendant je dois refaire mon maquillage. A force de chialer je n'ai plus aucune trace de noir. Je déballe mon petit bordel, j'en profite pour refaire ma coiffure et accessoirement changer de fringues. Ma garde-robe me suit partout c'est pratique...D'ailleurs en parlant de ma garde robe, j'ai un manteau dans lequel je cache toujours quelque chose que je prends avant chaque concert.
Comme on me l'a fais remarquer tout à l'heure, je dois assurer tout le concert et je n'ai pas l'intention de garder toute cette nourriture dans l'estomac. Je prends mon petit sachet qui contient une autre poudre blanche, du speed. Je prends ce truc pour me maintenir en forme sur scène, pour ne pas ressentir la fatigue. Je glisse le sachet dans ma poche et je me dirige vers les toilettes.
Je m'assure d'y être seul pour me faire vomir et pour prendre mon rail de speed. Je fais le tout en même pas deux minutes, question d'habitude. Je regarde mon reflet dans le miroir une dernière fois avant de partir voir où en sont les autres, en faisant une escale par ma loge pour redéposer mon sachet.
L'effet du speed commence à se faire sentir et je commence à courir dans le couloir histoire de dépenser le surplus d'énergie en rejoignant mes amis. Comme d'habitude on fait une partie de baby-foot histoire de se détendre un peu. Tom et moi contre les deux autres. On leur fout une branlé comme toujours, mais à la fin on est gentil et on les laisses gagner.
Stan vient nous chercher pour le début du concert en commençant à râler car selon lui, cela ferait presque une heure qu'il nous cherche. Apparemment cette salle lui était inconnue. Ce sont les fans qui ne vont pas être content de notre retard. D'ailleurs on peut déjà les entendre hurler nos prénoms et cela nous procure un dernier pique de stresse juste avant de monter sur scène. Tom me donne un dernier baiser puis on se souhaite tous bonne chance.
« Fin du POV de Bill »
« Récit du concert »
Trois des quatre adolescents entrèrent sur scène, déclenchant une vague de hurlements déchaînés de la part du public. Les premières notes de Jung und nicht mehr jugendfrei retentirent dans toute la salle suivit de la voix du chanteur, toujours absent. On pouvait voir le public essayer de chercher Bill du regard, regardant à droite puis à gauche, demandant à leurs voisines si elles voyaient quelque chose.
Les trois autres musiciens étaient amusés du comportement des fans. Gustav et Georg s'approchaient du bord histoire de les chauffer un peu plus. A la fin de la chanson, les musiciens s'arrêtèrent de jouer et un épais bouillard commença à recouvrir la scène. Il n'y avait plus aucun son d'instrument, plus aucun mouvement sur scène, on ne distinguait plus rien du tout.
Même la salle était devenue silencieuse, se demandant ce qu'il allait se passer. Peu à peu le brouillard se dissipa, laissant apparaître quatre contours qui devinrent de plus en plus nette. On pouvait déjà reconnaître la crinière du chanteur, impeccablement dressée sur sa tête. Les hurlements revirent aussitôt aussi puissant qu'avant, si ce n'est plus.
Bill saisit son micro et commença une tentative en français.
- Alors, je voudré vous remercier d'être là, ce soir. Je voudré aussi remercier un personne du public, Jack, qui nous avoir aidé. Merci beaucoup et bonne soirée à tous.
Après quelques minutes, le concert pouvait reprendre dans une ambiance folle avec Beichte suivit de Ich bin nicht ich, de Schrei et de Schwarz. Ils firent une pause avant d'enchaîner avec Lass uns hier raus, Gegen meinen willen, des effets pyrotechniques se déclenchant pour Durch den monsun et Thema n°1. Bill s'approcha dangereusement du public pour Wenn nicht mehr geht et Rette mich, laissant sa main gauche traîner dans le public, ramassant des petits objets fait par les fans...
Le groupe refit une pause le temps de se désaltérer et de reprendre un peu de force.
- Comment tu te sens Bill ? demanda son frère.
- Je pète la forme frèro et vous les gars ?
- Ben c'est nickel aussi. En faite Bill on trouve que tu pètes un peu trop la forme.
Le sourire de Bill disparut en moins d'une seconde.
- A bon ? C'est parce que j'ai bien mangé ce soir non ?
- Mmmfff, peut être...
- Bon on ferait mieux d'y retourner.
- Ok.
Les quatre artistes continuèrent leur concert en faisant quelques échanges avec les fans. Ils entamèrent Freunde bleiben avec un lancé de serviette, Wir schliessen uns ein avec un lancé de médiator, Der letzte tag et un lancé de bouteille d'eau, Frei im freien fall et Unendlichkeit. Ils remercièrent le public avant de disparaître de la scène. Mais à peine le dernier membre du groupe disparut, des cris se firent entendre. Les fans les rappelaient...
Ils décidèrent de revenir leur interpréter une dernière chanson avant de partir pour de bon. Il recommencèrent Durch den monsun, recevant encore pleins de peluches, de sous-vêtements mais pendant le dernier refrain, Bill reçu une boîte en pleine tête qui s'écrasa à ses pieds sans s'ouvrir. Il termina sa chanson tranquillement, essayant d'éviter de nouveau projectiles. Ils saluèrent une dernière fois le public, Bill ramassa sa boîte et ils disparurent pour de bon.
Ils entendirent les cris mais décidèrent de ne pas y retourner.
« Fin du récit du concert »
« POV de Bill »
C'était un super concert, on a tous assurés et malgré notre retard, je crois que les fans ont vraiment appréciés notre prestation. Mais moi j'ai moyennement apprécié la boîte en pleine tronche. Le pire c'est que je n'ai même pas vu d'où elle est arrivée.
- Hey Bill, la prochaine fois il faudra faire une croix sur la scène, comme ça, ça évitera qu'on te prenne pour cible, me dit Tom en riant.
- C'est ça, marre toi, ça se voit que c'est pas toi qui te l'es prit sur la tête...
- Vas-y ouvre la, me dit Georg.
On s'assoit à une table dans une salle de restauration. Stan nous rejoint et s'assoit avec nous pour regarder avec nous le contenu de la boîte noire.
- Pas très délicat celui où celle qui te l'a envoyé.
- Non en effet, je vais avoir une bosse sur le front.
- Vas- y ouvre, me dit-il.
Je détache la carte et la sors de son enveloppe. Il n'y a que quatre mots, même pas signé. Je sais tout Bill... La lecture de ces mots me fout un frisson pas possible. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je ne vais pas apprécier le contenu de la boîte...
Je défais le ruban rouge qui maintenait la boîte fermée et je l'ouvre d'un coup. Tout le monde fait un bon en voyant ce qu'il a dedans. Surpris par son contenu je balance tout par terre le plus loin possible de moi.
- Putain mais c'est dégueulasse, me dit Tom en se mettant une main devant la bouche.
En effet, nous avons eu la surprise de découvrir des roses noires et rouges entourées d'horribles asticots grignotant des cadavres de bestioles mortes. Il y a du sang plein la boîte et en regardant plus attentivement, je remarque aussi des seringues qui ont l'air de contenir du sang. Je repense à la phrase sur la carte Je sais tout Bill...Es-ce que cela veut dire que quelqu'un est au courant que je me drogue ?
Je regarde Stan qui paraît aussi inquiet que moi.
- Stan, es-ce que tu crois qu'il ou elle sait ? Pour la drogue ?
- Ca m'en a tout l'air.
- Mais comment ?
- Ca je n'en sait rien, tout ce que je peux dire, c'est que c'est une écriture de garçon, d'homme même.
- Comment tu sais ça ? demande Tom.
- Eh bien avant d'être manager j'ai fais des études en graphologie.
- Ouaw tu m'impressionnes là Stan.
- Oh y a pas de quoi Bill, il y a certains signes qui ne trompent pas. Garde la lettre avec toi. Venez on va s'installer ailleurs et je vais demander à quelqu'un de nettoyer ce merdier.
On regarde Stan partir et on bouge de table, le plus loin possible du contenu de la boîte. Stan revient deux minutes plus tard avec une femme de ménage qui manque de vomir en voyant ce qu'elle doit ramasser.
- J'en ai eu des choses à ramasser, dit-elle, mais là ça dépasse tout. Les gens sont tellement mal intentionnés de nos jours...
- Je suis bien d'accord avec vous madame, répond Stan avant de revenir vers nous.
Je reste fixé sur la phrase de la carte, comment es-ce possible ? Et qu'es-ce que ça peut lui faire que je me drogue. C'est pas sa vie, ce mec ne me connaît même pas.
- Hey Bill, me dit Stan, t'en fais pas trop pour ça, ça doit juste être un paparazzi qui se croit intéressant en t'envoyant ce genre de chose.
- Oui, ça doit être ça, je lui réponds lassé.
- Bon je sais pas si vous avez encore de l'appétit après cet épisode macabre mais si vous voulez manger un truc avant qu'on reparte à l'hôtel, c'est le moment.
- Non merci moi je n'ai pas faim, je réponds.
- Euh je crois que moi non plus, rajoute Tom.
- Et vous deux ?
- Rien pour nous non plus.
Je sens mon portable qui vibre dans ma poche, un appel en anonyme.
- Allo ?
- Alors Bill, tu as apprécié mon petit cadeau ?
Je sens mon c½ur cogner à pleine puissance contre mes côtes.
- Qui êtes-vous ?
- N'oublie pas que je sais tout Bill...À la prochaine...
Il a raccroché le sale connard.
- Qui c'était ?
- Le mec qui m'a envoyé la boîte... Il m'a demandé si le cadeau m'avait plus et il m'a dit « À la prochaine... »
- Bon aller on dégage d'ici, nous dit Stan. Je tiens pas à ce qu'on traîne dans le coin avec un gars comme ça à tes trousses Bill. Surtout si il arrive à avoir ton numéro de portable.
- Oui je me sentirais plus en sécurité à l'hôtel...
On sort par une porte qui donne derrière la salle, là où on s'est garé pour entrer discrètement. Il fait déjà noir et je commence à flipper. Tom me sert contre lui pour me rassurer et le sentir près de moi m'apaise un peu.
Je sens encore mon portable vibrer, un message cette fois-ci.
« Je ... Te ... Vois ... Bill ... »