Chapitre 22: Pas le droit de mourir.

Chapitre 22: Pas le droit de mourir.
Chapitre 22 : Pas le droit de mourir.


Au bout d'une heure, je suis toujours éveillé. Impossible de dormir avec une menace de mort qui me plane dessus, surtout si je suis loin de mon frère. Je n'arrête pas de réfléchir sur l'identité de ce gars. Les seules personnes au courant que je dormais seul ici ce soir sont celles qui étaient présentes aujourd'hui chez Jack. Ce ne peut pas être Stan puisqu'il était dans la même pièce que moi le soir du concert, lorsque le mec m'a appelé pour la première fois, les autres aussi étaient là.

Et franchement je n'imagine pas Gus ou Georg, pire même, Tom, m'appeler pour me faire des menaces. Ce ne peut pas être Jack non plus puisqu'il était avec moi tout à l'heure quand il a appelé. A force de réfléchir sur ce truc, je sens le sommeil m'emporter...

Je me retrouve dans la forêt, en plein milieu de nul part. Je ne suis éclairé que part les rayons de la lune qui filtrent à travers la cime des arbres. Je regarde tout autour de moi, je ne reconnais pas l'endroit. Je commence à avoir peur. Je prends mon portable pour appeler Tom...

- Allo Bill ?

Ce n'est pas la voix de Tom...

- Alors tu as perdu ta langue ? Tom ne peut pas te parler pour l'instant.
- Où... Où est Tom ? je bafouille.
- Devant moi et j'ai mon couteau sous sa gorge...Je m'apprête à le saigner comme un porc, ensuite je ferais pareil avec Gustav. Après je m'occuperais de Georg, de Stan et de Jack.
- Mais qui êtes vous ? je pleure. Pourquoi es-ce que vous nous faite ça ? On ne vous a rien fait...Pourquoi nous ?
- Prépare toi à dire au revoir à ton frère...
- NOOOONNNNN !!!!! Ne lui faite pas de mal, c'est moi que vous voulez, pas eux.
- Alors viens me rejoindre, je suis dans ton chalet...

Je cours le plus vite possible, mais je ne reconnais pas l'endroit. Je panique de plus en plus, comment je vais faire pour les trouver... Puis le décor change d'un coup. Je suis devant le chalet. La voiture de Jack et la notre sont là. La porte est grande ouverte, les lumières sont allumées... Je m'avance doucement vers l'entrée, mon téléphone toujours à l'oreille et je passe la porte.

A l'intérieur tout est détruit et il y a du sang par terre. Je pose mon téléphone et je prends un tisonnier dans le chaudron devant la cheminée. Je le tiens près de moi, prêt à frapper. Je passe le salon et j'entends du bruit dans la cuisine. C'est là qu'ils sont.

J'entre et ...

- Oh mon dieu !!!!
- Jolie surprise hein ? Une belle brochette de stars...

Mes amis sont là, attaché chacun sur une chaise, le mec se tient derrière Tom avec un couteau sous la gorge de mon frère. Je ne vois pas le visage du type, il a un masque blanc sur son visage. Je les regarde tous et je crois mourir en voyant l'état dans lequel ils sont... Gustav n'a plus d'yeux, il n'y a plus que deux cavités sanglantes à la place, Georg a sa langue qui repose sur ses genoux, Stan est lacéré de partout et Jack est déjà mort, égorgé. Il n'y a que Tom qui est en bon état.

Devant une telle vision d'horreur je lâche mon tisonnier et je tombe à genoux, mes pleurs redoublant d'intensité.

- Pourquoi ???? Pourquoi ???? Pourquoi...

Il s'approche de moi et me caresse la joue.

- Juste pour t'avoir Bill. Maintenant regarde la fin de la surprise, j'espère que ça te plaira.

Je suis incapable de bouger, paralysé de terreur. Je voudrais me lever et le frapper mais je ne peux pas. Il se saisi d'un fusil et colle une balle dans la tête de Stan, Gus et Georg. Je n'arrive plus à hurler tellement je suis horrifié par ce qu'il vient de faire. Les cris meurent étouffés dans le fond de ma gorge. Il reprend son couteau et se place derrière Tom. Il le détache et le force à se lever. Il le maintient contre lui, un bras autour de ses épaules, l'autre tenant le couteau.

- Et le meilleur pour la fin Bill...
- Pitié... je pleure.

Il se met alors à rire comme un dément et lentement il tranche la gorge de mon frère qui s'étouffe dans son propre sang. Il se remet à rire et pousse mon frère en avant pour qu'il me tombe dessus. Je le rattrape dans mes bras et je le dépose au sol. Il se tortille sous la douleur, une main sur sa gorge sanglante. Des jets de sang partent dans tous les sens et je suis impuissant. Je le sers contre moi en lui disant que je l'aime et que je suis désolé de tout ce qui arrive.

Au bout de quelques minutes mon frère bouge à peine. Il me regarde et je lis sur ses lèvres un « je t'aime ». Ses yeux me fixent puis je vois une lumière s'éteindre dans ses yeux... Il vient de rendre son dernier soupir. Je sens soudain une main m'agripper par les cheveux, il me relève de force et me balance contre le mur. A moitié sonné, je me relève difficilement. La table de la cuisine me sépare du tueur. Je contourne la table. Mes larmes se sont stoppé, maintenant je ne pense plus qu'à une seule chose : m'enfuir.

Je cours vers la sortie mais je glisse dans le sang de Tom et je me rétalle par terre. Il me saute dessus et me maintient les deux mains au dessus de ma tête.

- Aller Bill, on va bien s'amuser tout les deux. Tu vas me montrer ta jolie voix, celle que tu utilises quand tu te fais baiser. Je vais te faire crier comme une chienne.

J'essais de me défaire de son emprise mais il est très fort. Je lui colle un coup de genoux bien placé, ce qui lui fait lâcher prise immédiatement. Je prends le premier truc qui me passe sous la main et je le frappe à la tête avec tout en le poussant sur le côté. Je me relève, tremblant et je m'assure qu'il est bien assommé. Il ne bouge plus. Je cherche les clés de notre voiture mais je ne sais pas où Stan les ranges.

Je retourne dans la cuisine et je suis pris d'une envie de vomir en les voyant. J'essai de ne pas les regarder et je fouille les poches de Stan. J'y trouve les clés. Je me dépêche de sortir et je grimpe dans la voiture. Mes mains tremblent tellement que j'ai du mal à mettre la clé dans le contact. J'y parviens et au moment de démarrer, une pierre vient briser le carreau de mon coté. Des mains m'attrapent et me sortent de la voiture, me blessant sur les morceaux de verres.

J'essais de hurler mais une main se plaque sur ma bouche et sur mon nez, m'empêchant de respirer. Le manque d'air commence à me faire suffoquer, je sens des doigts se resserrer autour de ma gorge.

- Je t'avais dis que je viendrais t'étrangler pendant ton sommeil...

Ma vue commence à se brouiller et sa main se retire de ma bouche...

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!


Soudain je rentre en contact avec quelque chose de dur. Puis une lumière violente éclaire l'endroit où je suis... La chambre d'amis de Jack. Il se tient devant moi, son fusil à la main avec des yeux énormes.

- Bill !! Qu'es-ce qui se passe ? Où il est ? me demande t-il en regardant partout.

Je mets quelques minutes à réaliser que je viens de faire un cauchemar. Je suis empêtré dans mes draps, sur le parquet de la chambre et je sens des larmes sur mes joues.

- Bill, es-ce que ça va ? me demande Jack en s'approchant de moi.

Le fusil... c'est le même que dans mon rêve.

- J'ai fais un cauchemar, j'ai rêvé que le gars vous avait tous tué et qu'il essayait de me tuer aussi...
- Hey ne t'inquiète pas Bill, je monte la garde. Il ne t'arrivera rien je te le jure.

Il me sert dans ses bras et me berce un peu. Je sens que je tremble et en cet instant je veux voir Tom plus que jamais.

- Il faut que j'appelle Tom.
- Bill il est 3h00 du matin, Tom dort.
- Il faut que j'appelle Tom.
- Ok. Viens, on va au salon.

Je le suis et une fois dans le salon, il me tend son téléphone fixe.

- Les portables ne passent pas toujours bien ici.
- Merci.
- Je remonte me coucher, si tu as besoin de quelque chose tu m'appelles d'accord ?
- Oui, merci beaucoup et je suis désolé de foutre un bordel pareil.
- Ce n'est rien ne t'en fais pas pour ça.
- Merci.

Il me fait un clin d'½il et remonte dans sa chambre. Je compose le numéro de Tom et il décroche tout de suite.

- Bill ?
- Oui c'est moi. Je te réveille ?
- Non je n'arrive pas à dormir, je savais que tu allais m'appeler. Es-ce que tout va bien chez Jack ?
- Je viens de faire un cauchemar.
- Je sais, j'ai senti ta détresse.
- J'ai envie de te voir Tom. Je veux que tu me prennes dans tes bras et que tu me sers fort.
- Ca va être difficile vu que tu as préféré rester chez Jack plutôt que de rentrer avec nous...
- Je sais mais on aurait dit que tu n'en avais rien à foutre de moi, comme si je n'existais pas.
- J'étais en colère, comprends moi. Mais Jack a raison, être séparé de toi quelques heures m'a beaucoup calmé. Et je regrette de t'avoir giflé Bill. Je suis désolé.
- Je le méritais.
- Tu rentres quand demain ?
- Le plus tôt possible.
- Je demanderais à Georg pour qu'on vienne te chercher.
- Merci. Je ne reste pas longtemps au téléphone sinon Jack va avoir une facture monstre.
- Je te rappelle alors.
- Ok.

On raccroche et j'attends quelques secondes et le téléphone sonne.

- Je rappelle avec le fixe. La ligne sera mieux.
- Oui. Dis je peux te poser une question ?
- Vas-y.
- Es-ce que tu as vu Stan téléphoner à quelqu'un hier soir ? Es-ce qu'il est parti quelques secondes dans une autre pièce tout seul ou un truc du genre ?
- Non il est resté avec nous tout le temps, il ne nous a pas quitté pourquoi ?
- Parce que hier soir, l'autre gars m'a encore appelé. Il m'a dit qu'il savait que j'étais seul ce soir, avec Jack.
- Tu ne crois pas que ça pourrait être Jack qui t'appellerait ?
- Non pas possible, il était avec moi quand il a appelé. Mais c'est étrange, leur voix ont une certaine ressemblance au téléphone. Quand je l'ai appelé hier, ça m'a fait bizarre sa voix au téléphone. Mais comme je te dis, ça ne peut pas être lui puisqu'il était avec moi quand l'autre a appelé hier soir.
- Mais tu ne crois pas que c'est Stan quand même ?
- Non, non. Puis il était avec nous aussi le soir du concert, quand il m'a appelé pour la première fois.
- Oui c'est vrai. Mais comment ce type a pu savoir que tu restais chez Jack cette nuit ?
- Il n'y a qu'une seule réponse.
- Non Bill, ce n'est pas possible.
- Tom c'est obligé. Il est dans le coin et il vous a vu repartir sans moi. Peut être même qu'il était là quand j'ai eu une conversation avec Jack. Peut être qu'il a tout entendu.
- De quoi vous avez parlé ?
- Je lui ai tout raconté, pour la drogue, mes problèmes de poids... nous deux...
- QUOI ? T'as pas fais ça ?
- C'est sorti tout seul j'ai pas fais exprès.
- Bill...
- Ne t'inquiète pas, il l'a très bien prit, il a dit que je sortais avec qui je voulais.
- Mais quand même, je n'aime pas du tout la façon dont il te regarde, dont il se comporte avec toi. Il n'a rien fait de bizarre avec toi ?
- Comment ça tu crois qu'il m'a dit de rester pour essayer de mettre dans son lit ?
- Je ne sais pas...
- A mon avis, tu te fais des idées. C'est pas du tout son genre.
- Peut-être.
- Je vais retourner me coucher. Ca m'a fait du bien de te parler.
- Moi aussi ça m'a fait du bien, je vais peut être réussir à m'endormir.
- Alors à demain, je t'aime.
- Oui à demain mon c½ur. Je t'aime aussi.

Je repose le téléphone et je reste assis sur le canapé à réfléchir. Je n'ose pas aller me recoucher de peur de refaire un cauchemar. Je prends un coussin à côté de moi et je le sers contre moi en repliant mes jambes. La meilleure sécurité pour moi, c'est les bras de mon frère...

« Fin du POV de Bill »

« POV de Tom »


Je reste assis sur mon lit en pensant à Bill. Mon portable se remet à sonner, c'est son numéro. Je décroche.

- Allo Bill ?

Pas de réponse.

- Bill tu m'entends ? Allo ?

C'est bizarre j'entends qu'il y a du bruit mais personne ne répond. Puis d'un seul coup j'entends une voix...

- Oh oui Jack... Continu... Hmmmmm...

Oh mon dieu mais ils font quoi là... J'entends Bill qui gémit des trucs, il a dit Jack ?

- BILL !!!! Qu'es-ce que tu fou ?

Il ne répond pas mais je peux entendre tout ce qu'ils font. Mon frère est en train de me tromper avec ce type !!! Sale petit con !!!

- Ne le dis jamais à ton frère hein Bill...
- Ohhhh non t'inquiètes pas, je lui mentirais une fois de plus... Hmmm... Ohhh ouiii... comme ça Jack... T'es le meilleur au pieu, Tom ne fait pas le poids à côté de toi.

- Bill je te jure que demain quand tu rentres je te tue !!! Tu m'entends sale enfoiré ??? Tu vas me le payer !!!!!!

J'en ai assez d'écouter ça ! Je raccroche, écoeuré de ce que je viens d'entendre. Les larmes glissent sur mes joues sans que je puisse les arrêter. Il s'est bien foutu de moi encore une fois. Je passe le reste de la nuit à pleurer dans mon lit. Le matin pointe le bout de son nez et je vais réveiller Georg en essayant de garder un visage et une voix neutre.

- Georg debout !
- Hmmmm, laisse moi dormir.
- Il faut aller chercher Bill chez Jack.
- Quoi ?
- Bill, chez Jack, il faut aller le chercher. On s'est appelé cette nuit et il m'a demander qu'on vienne le chercher le plus tôt possible.
- Ok je me lève...

Dix minutes plus tard, Georg descend au salon, l'air un peu endormit.

- Tu viens on y va.
- Euh je ne t'accompagne pas.
- Pourquoi ?
- Je t'expliquerais en rentrant. Ramène le moi au plus vite.
- Ok. A toute à l'heure.

Deux minutes plus tard je vois Stan et Gus descendre en tenue de sport.

- Mais vous faite quoi ? je demande.
- J'ai réussis à convaincre Stan de venir faire un petit footing avec moi, répond Gus.
- Ahh quel horreur... Courir dès le réveil je ne pourrais pas. AU faite, Georg est parti chercher Bill, il a prit la voiture.
- Ok, répond Stan. Bon on en a pas pour longtemps hein, ne faite pas de bêtises pendant notre absence.
- T'inquiète...

Je les suis du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent au loin dans la forêt. Mes pensées reviennent sur Bill, je sens la colère et la haine monter en moi. Je m'imagine tout ce que je pourrais lui faire pour qu'il paye ce qu'il m'a fait. J'entends encore ce qu'il a dit à Jack...

Vingt cinq minutes plus tard, la voiture est de retour. Bill descend de la voiture et je sens mon sang battre à mes tempes. Il s'avance vers moi avec un grand sourire, je reste impassible. Lorsqu'il n'est plus qu'à un mètre de moi, je lui colle mon poing dans la mâchoire, en y mettant toute ma force. Il tombe par terre sur les fesses.

- Hé mais pourquoi t'as fais ça ? me demande Georg en relevant Bill.
- T'as qu'à lui demander à cette salope !!

Bill est abasourdit parce que je viens de dire de lui.

- Quoi ? Mais qu'es-ce qui te prends ? Qu'es-ce que j'ai fais encore ?
- Fais pas l'innocent. Je t'ai entendu au téléphone cette nuit. Je tiens juste à te dire que c'est fini entre nous Bill, tu ne te moqueras plus jamais de moi et tu peux retourner te faire baiser pas ton Jack !!! Ca m'est égale. Tu me dégoûte, toi qui disais que tu m'aimais...
- Quoi mais de quoi tu parles ? Je ne comprends pas, me réponds t-il en chialant.
- Oh puis arrête de chialer, tu sais faire que ça !!! Je t'ai entendu te faire baiser par Jack cette nuit...Tu aurais du éloigner ton portable pour éviter de m'appeler sans t'en rendre compte... Une dernière chose, tu peux crever dans ta drogue j'en ai plus rien à foutre.

Je le vois partir en courant dans la forêt et je rentre au chalet.

- T'es sur de ce que tu as découvert ? me demande Georg.
- Oui je l'ai entendu, il a dit à Jack qu'il était meilleur que moi au pieu, que je n'en saurais rien car il me mentirait encore... Que des horreurs comme ça.
- Mais je vois mal Bill te faire ça, tu es tout pour lui.
- Qu'il dit, c'est un connard de petit mytho.
- Montre moi ton portable Tom.
- Pourquoi ?
- Donne le moi c'est tout. Je vais peut être t'éviter de faire la plus grosse connerie de toute ta vie.

Je lui tends mon portable. Au bout de vingt seconde il me le rend.

- C'est moi la dernière personne à t'avoir appelé Tom. C'est pas Bill.
- Non je t'assure que c'est lui.
- Tom !!! Ce n'est pas Bill ne dernier à t'avoir appelé...

Mon c½ur manque un battement.

- Tu... tu crois que c'était une hallucination ?
- Je crois bien...
- Mais d'habitude je vois des choses, ce sont des hallucinations visuelles que j'ai, pas des auditives...
- Ta maladie doit évoluer...
- Oh mon dieu Bill !!!! Il faut absolument le retrouver avant qu'il fasse une connerie.

Georg essaie de l'appeler sur son portable avec le fixe.

- Je tombe sur sa messagerie, il ne doit pas avoir de réseau.
- Merde !!!

On sort en furie du chalet et on court pour le chercher. On gueule son prénom partout, on n'arrête pas. Au bout de quinze minutes de recherche infructueuses, Georg tente de le rappeler sur son portable.

- Ca sonne...

On entend alors la sonnerie du portable de Bill. On se regarde tous les deux et on essaie de localiser d'où vient la sonnerie.

- Par là, je dis.

On court dans la direction du bruit, puis on le voit enfin, adossé contre un arbre. On le contourne et je crois mourir en le voyant. Il est tout blanc limite violet, les yeux grands ouverts, de la mousse blanche sortant de sa bouche. Son bras porte encore le garrot. Il fait une overdose...





***************

Voi, j' espère que cette suite vous aura plus et il se passe pas mal de trucs horribles, alors a vos claviers pour que je mette la suite (qu'il faut que je me dépêche de commencer ^^) Pas de coms minumum pour une suite mais mettez en le plus possible, ça fait toujours plaisir (et essayé d'argumenter, ça fait aussi plaisir ^^).


PS: Passez faire un tour sur ce blog!!! Moi je veux la suite!!! Skyblog de ecrithure

# Posté le dimanche 22 avril 2007 06:31

Modifié le dimanche 22 avril 2007 07:13

Chapitre 23: Mort ou Vivant?

Avant de lire, je vous conseil de regarder la vidéo, pour la musique, elle colle très bien avec mon chapitre, surtout à un certain moment, c'est cette chanson qui m'a inspiré ce chapitre, je l'ai écouté en boucle tout au long de mon "rédactionnage".




Chapitre 23 : Mort et Vivant ?



« POV de Tom »

- Appelle une ambulance, je crie à Georg.
- Ok mais il ne vont jamais nous trouver, on est en plein milieu de nulle part, il faut quarante cinq minutes pour sortir d'ici.
- Je sais mais appelle quand même.

Je défais doucement le garrot de son bras et je ferme ses yeux. Je le déplace un peu sur le côté pour ne pas qu'il s'étouffe. Georg s'est un peu éloigné pour téléphoner et il revient très vite près de moi.

- Ils envoient un hélicoptère, ils seront là dans 3 min.
- Mais ils vont se poser où ? Il y a trop d'arbres...
- Ne t'inquiète pas.

Je sers Bill contre moi et je contrôle son pouls qui est très faible. Je commence à m'imaginer les pires trucs et les larmes que j'essayais de retenir passent la barrière de mes yeux. A peine le temps de finir de penser que j'entends l'hélicoptère.

- Comment ils vont savoir exactement où on est ?
- Ils ont localisé notre appel.

On regarde la cime des arbres et d'un coup on l'aperçoit. Il est juste au dessus de nous. Mais au lieu de se poser, ils font descendre une civière et des secouristes. Une fois au sol, un secouriste m'écarte de Bill et le remet sur le dos. Il pose ses mains sur sa poitrine pour mesurer je ne sais quoi et avec son poing il frappe d'un coup sec sur la cage thoracique de mon frère... qui revient à lui immédiatement.

Ses yeux regardent de tous les côtés et quand il les pose finalement sur moi, je vois une larme rouler sur sa joue. Deux secondes après il retombe dans l'inconscience. Ils le placent sur la civière et un secouriste vient me prévenir qu'on ne peut pas venir avec eux. Il me donne le nom de l'hôpital pour que nous les rejoignions en voiture.

Nous retournons au plus vite au chalet, on appelle rapidement Stan pour leur expliquer la situation. Il nous dit de prendre la voiture et d'y aller tout de suite, qu'ils se débrouilleraient avec Jack pour nous rejoindre. On ne se fait pas prier pour partir tout de suite. Georg démarre et nous voilà en route pour l'hôpital. Pendant tout le trajet, mes mains n'ont pas arrêtées de trembler et je dois retenir mes sanglots.

Georg essaie de me rassurer en me disant que tout ira bien, qu'il est entre les mains de professionnels, mais je ne peux m'empêcher de penser que des gens meurt d'overdose alors qu'ils sont à l'hôpital. On l'a peut être trouvé trop tard... Une heure après on se gare enfin sur le parking.

On se mets a courir en direction de l'entrée, on bouscule des gens, on retient des ascenseurs, on rebouscule des gens. Le couloir par lequel on doit passer est bloqué par des gens, ils sont tous entassés et je suis obligé d'hurler pour qu'ils se poussent. Ceux qui ne bougent pas ont à faire à Georg.

Apparemment ce sont tous des fans qui auraient aperçut le brancard sur lequel repose mon frère... C'est ce que Georg a entendu. Je les entends murmurer sur notre passage des « oui oui c'est bien eux ». Une infirmière nous reconnaît et nous dirige vers Bill. On passe encore deux couloirs et on arrive dans un endroit isolé ou le public n'a pas accès.

- Vous allez devoir attendre que les médecins aient fini avant de le voir, nous dit-elle.
- Les médecins ? je demande.
- Oui, Bill a fait une overdose très sérieuse, il s'est injecté une dose qui aurait pu tuer un éléphant, c'est un miracle qu'il soit encore en vie. Mais je tiens à vous prévenir que son état est des plus grave et qu'il ne survivra peut être pas.
- Vous voulez dire que mon frère va peut être mourir ?
- Son c½ur en a prit un sacré coup, il est limite en crise cardiaque là. Les injections d'adrénaline ne lui font rien, si son c½ur passe en dessous de la barre des trente battements par minute, il est perdu.
- Laissez moi le voir, si je dois perdre mon frère, je veux être là. Je ne veux pas qu'il meurt seul.
- Je n'ai pas le droit de vous laissez entrer, mais exceptionnellement, je vais fermer les yeux. Mais que vous.
- Merci, je réponds d'une petite voix.

Elle m'accompagne dans la salle où se trouve mon frère, je le vois soudain, blanc comme un mort, avec des tuyaux qui lui sortent de partout, des perfusions et pleins de trucs branchés sur lui.

Je plaque mes mains sur ma bouche tellement ça me fais mal de le voir comme ça, en sachant qu'il pourrait y rester et que c'est les dernière images que j'aurais eu de lui. Je n'aurais même pas eu le temps de lui dire au revoir, d'entendre son rire une dernière fois, de voir son sourire... Son odeur emplie la pièce, les médecins lui injectent pleins de trucs, s'énervent, crient que ça ne va pas assez vite, ils ne me remarquent même pas.

Les bips de la machine qui reproduit les battements de son c½ur m'emplissent la tête, je n'entends plus qu'eux puis d'un seul coup, je n'entends qu'un bip continu...

- Arrêt cardiaque, cri un des médecins. Apporter le défibrillateur.
- Masque à oxygène, cri un autre.

Je m'approche au plus près, pris de panique à l'idée de perdre mon frère, je me place derrière sa tête.

- Charger ! On dégage !

Il applique alors les deux conducteurs électriques sur sa poitrine et son corps se soulève sous le choc. Le bip est toujours continu. Il recommence, masque à oxygène et défibrillateur. Toujours rien.

- Charger à 250 ! On recommence !

La troisième décharge n'a aucun effet non plus. Les médecins s'arrêtent de bouger. J'en vois un qui regarde la pendule.

- Heure du décès 11h11.
- NOOOOONNN, je cri. Vous devez le sauver !!!! Essayer encore !!!! Vous ne pouvez pas le laisser mourir !!!!!
- Je suis désolé monsieur Kaulitz, son c½ur en a prit un trop gros coup, si nous continuons nous allons griller son c½ur. Je suis vraiment désolé.

Ils quittent tous la pièce sans un regard pour moi, peut être parce qu'ils se sentent impuissant face à la mort. Je réalise alors que mon frère est mort. Mes larmes reviennent plus forte que jamais, je m'assois à côté de lui et je caresse son visage. S'il n'était pas aussi blanc, on aurait pu croire qu'il dormait.

- C'est de ma faute si tu es là aujourd'hui, c'est moi qui t'ai tué. Je t'ai dis d'aller crever dans ta drogue et c'est ce que tu as fais. Je suis désolé, je t'aime tellement et je ne pourrais pas survivre sans toi. Je te demande pardon, pardon Bill. Je ferais n'importe quoi pour revenir en arrière et te dire à quel point je t'aime. Je te rejoins bientôt alors attends moi, je n'en ai pas pour longtemps. Je ne peux pas me passer de ta présence et je ne supporterais pas de te voir être mis en terre, alors j'y serais mis en même temps que toi...

Je donne un dernier baiser sur ses lèvres froides avant de passer à l'acte. Je le contemple une dernière fois et au moment où mon espoir est au plus bas, il ouvre les yeux et pousse un cri rauque au même moment pour reprendre sa respiration.

- Oh mon dieu Bill.

Il me regarde avec des gros yeux, il ne comprend pas ce qu'il se passe, il tremble et pleure en même temps. Je lui retire tous les tuyaux et je le sers au plus fort contre moi.

- Bill... Si tu savais comme je t'aime... J'ai eu si peur, j'allais te rejoindre dans la mort... Je ne peux pas vivre sans toi...
- Je sais... t'ai entendu, murmure t-il faiblement. ...tout ce que tu as dit.
- Chuuuuut. Garde tes forces, ne parle pas.

Je caresse ses cheveux pour le rassurer.

- Moi aussi je t'aime, me répond t-il.
- Je t'en prie ne parle pas, tu es très faible. Il faut que j'aille chercher les médecins.
- Me laisse pas...
- D'accord, je reste avec toi.

Je prends un truc sur la table et je le balance contre la porte histoire de faire rappliquer quelqu'un. Un homme ouvre la porte et ...

- Oh mon dieu, c'est un miracle, dit-il. Venez dépêchez vous.

Les médecins de tout à l'heure rappliquent alors dans la salle et me posent pleins de questions. Ils m'écartent encore une fois de Bill qui proteste et lui refont des examens.

- C'est un miracle, il n'y a pas d'autre mots. Mr Kaulitz vous avez une chance extrême, une nouvelle chance de vivre, alors ne la gâchez pas dans la drogue.
- J'en prendrais plus jamais, murmure t-il. Plus jamais.
- Vous allez devoirs sortir Tom. Il faut qu'on lui fasse subir une autre série d'examens pour être sur que son c½ur va bien et le reste aussi. On vous appelle si il y a le moindre problème.

Il me pousse vers la sorti et referme la porte derrière lui. Georg est en face de moi et semble ne rien comprendre à la situation.

- Que se passe t-il ?
- Bill est mort environ quatre minutes, puis il est revenu à la vie, comme ça, d'un seul coup. C'est un miracle.
- Tu ...tu veux dire qu'il est vivant ?
- Oui Georg, il est bien vivant. Et il va le rester.

Il me sert dans ses bras, si fort que mes côtes vont craquer sous la pression.

- Je suis tellement heureux, me dit-il. J'ai eu si peur.
- Oui moi aussi j'ai eu peur.
- J'imagine que ça a dut être pire pour toi, Bill est ton jumeau, ta moitié, ton amant...

On dessert notre étreinte et c'est à ce moment là que Gus et Stan arrivent.

- Comment va-t-il ? demande Gus les yeux embués de larmes.
- Ne vous inquiétez pas, il va bien, je réponds. Mais ça a faillit être fini, Bill est mort pendant environ quatre minutes, les médecins avaient déclarés sa mort officielle.

En entendant mes paroles, Gus et Stan plaquent leurs mains sur leur bouche.

- Mais il est revenu à la vie par je ne sais quel miracle, je rajoute aussitôt. Il va bien maintenant, enfin j'espère que ça va durer. Au faite, Jack n'est pas avec vous ?
- Il a préféré rester dans la voiture à nous attendre.
- Ok.

Nous discutons pendant environ une heure avant que la porte s'ouvre. Un lit sort de la salle avec mon frère profondément endormit. Les médecins nous font signe de les suivre. Nous prenons un ascenseur qui nous mène probablement à sa chambre. Nous suivons les médecins et ils rentrent dans la dite chambre. Je regarde le numéro, 483. La c'est trop abusé, ce numéro nous colle à la peau comme ce n'est pas permis.

C'est sensé être une chambre pour une personne et je vois pourtant un deuxième lit à côté de celui de Bill. Un des médecins semble deviner mes pensées.

- J'ai pensé que vous voudriez rester au près de votre jumeau le temps qu'il se rétablisse. Vous pourrez dormir ici la nuit.
- Et vous avez très bien pensé, merci beaucoup.
- Par contre un autre problème se pose. Votre frère est toxicomane, il va devoir être sevré ici. Cela veut dire qu'il va passer une semaine voir une semaine et demi ici. La première semaine est la plus difficile, ce serait risqué de le laisser repartir, même si son overdose lui a bien servit de leçon, le manque de drogue reprendrait vite le dessus sur les promesses.
- Qui est au courant pour son problème de drogue ?
- Juste les médecins, ceux présents dans cette pièce. Ne vous inquiétez pas, le secret médical ne sera pas violé et vous pourrez justifier son hospitalisation par une très forte intoxication alimentaire, si les médias veulent savoir. Je voulais savoir aussi, combien pèse votre frère ? Il me semble vraiment très maigre...
- Il ne pèse pas assez lourd à mon goût, il est anorexique.
- Je vois, nous règlerons également ce problème.
- Merci pour tout ce que vous faite.

Nous sortons de l'hôpital et allons retrouver Jack. Stan lui raconte vite fait pendant que je parle avec Gus et Georg. Nous sortons à pied du parking pour manger un truc. On trouve une friterie où il n'y a pas grand monde, le mec qui nous sert ne nous reconnaît pas, tant mieux. On s'installe dans un parc et le silence règne en maître. Je ne relève pas la tête de mes frites et je n'ai qu'une envie, c'est de retrouver Bill.

- On retournera au chalet pour que tu prennes des affaires pour Bill et tes propres affaires aussi, me dit Stan.
- Ok.
- Surtout si tu t'aperçois que tu as oublié quelque chose, tu nous appelles ok ?
- Ok.

Je regarde ma montre, déjà 14h00.

- On y va ? Je veux retourner auprès de Bill au plus vite.
- Oui on y va.

Nous montons tous dans le pick-up et direction le chalet. Une fois là-bas, je rassemble des affaires dont mon frère pourrait avoir besoin, des pyjamas car ceux de l'hôpital sont d'une laideur... Puis je rassemble les miennes, je n'oublie pas de prendre mes médicaments et ma guitare. Je redescends le plus vite possible et nous voilà reparti pour l'hôpital, sans Jack cette fois-ci.

On arrive dans la chambre, Bill est encore en train de dormir et l'infirmière lui change sa perfusion.

- Qu'es-ce que vous mettez dedans ?
- C'est de l'eau avec des protéines, des glucides et des sels minéraux. Votre frère est très maigre et tant qu'il ne prendra pas de repas par lui-même, il devra avoir ces perfusions. Je vous laisse vous installer, si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous appuyez sur la sonnette.
- Merci beaucoup.

Je pose mes affaires sur mon lit et je m'assois dessus. Je reste à le regarder dormir et je me dis qu'on a vraiment eu de la chance que ça se termine ainsi.

- On va te laisser Tom. Nous on rentre au chalet, si tu a besoin tu appelles. Je pense que vous avez besoin d'être seuls tous les deux. On repasse demain matin d'accord ?
- Oui. Au faite, je crois qu'on va devoir prévenir la police pour le gars qui appelle Bill. Il l'a encore appelé hier soir, quand on est parti. Il savait qu'il dormait seul avec Jack et il lui a dit qu'il viendrait l'étrangler dans son sommeil. Si jamais il a su ça, il peut très bien savoir que Bill est ici et venir nous agresser pendant la nuit. On n'est pas en sécurité ici.
- Eh bien si tu veux on peux monter la garde ici la nuit.
- Non, c'est pas a vous de faire ça. On peut engager quelqu'un non ? Un garde du corps ? Ou deux même, ce serait mieux, ils sont habitués à défendre des gens.
- D'accord, je vois ça aujourd'hui et ce soir vous aurez deux gardes du corps devant votre porte.
- Merci.

Je les regarde passer la porte et je leur fais un dernier sourire. Je range nos affaires dans l'armoire et je retourne auprès de mon amour. Je colle mon lit au sien et je m'allonge à sa gauche, un de mes bras plié sur son torse, le bout de mes doigts caressant le bas de sa mâchoire. Mon portable se met à sonner. Je ne connais pas le numéro.

- Allo ?
- Allo Tom ? Alors comment se porte ta chiennasse de frère ?
- C'est vous qui n'arrêtez pas d'appeler Bill ?
- Oui c'est moi. Comme je ne peux plus l'appeler pour l'instant, c'est toi que j'appelle.
- Qu'es-ce que vous lui voulez ? Pourquoi vous vous en prenez à lui.
- Je ne répondrais pas à ta question, mais je voulais que tu saches que si j'en ai l'occasion, je m'occuperais de ton cas aussi.
- Mais qu'es-ce que vous nous voulez à la fin !! Pourquoi vous acharner sur nous. Et vous n'avez même pas le courage de dire votre nom espèce de lâche !!
- Si tu tiens tant à le savoir, je m'appelle Kurtis et j'ai très envie de régler le cas Bill Kaulitz et le tien ! Tu crois que je ne sais pas ce que tu fais avec ton frère ? Tu crois que je ne sais pas que tu le baises ?
- Et qu'es-ce que ça peut vous faire ? Je baise qui je veux. Je suis sur que toi t'as jamais baisé quelqu'un dans ta misérable vie !
- Fais attention à ton langage, ça a tendance à m'énerver et je pourrais très bien passer à l'hôpital ce soir pour vous égorger tout les deux.
- Va te faire foutre espèce de dégénéré !!!

Je raccroche et je coupe mon portable. Ca m'a tellement énervé que j'en ais les mains qui tremblent. Il me fou la trouille ce mec. Il lui manque vraiment une case c'est pas possible. Et comment il peut être aussi bien informé !! Enfin je me dis que ce soir on aura nos gardes du corps, ils seront armés et on pourra passer une nuit tranquille et en sécurité.

Je me recouche à côté de mon frère, le nez dans ses cheveux et à force de réfléchir, je sens le sommeil m'emporter...


****************************

Vous avez cru que je l'avais vraiment tué hein? Je ne pourrais jamais faire ça.... Et vous avez vu? Je poste casi tous les jours, je passe mes journées entières à écrire (je devrais réviser mon oral de français à la place). Alors à vos claviers, je réponds à vos attentes, répondez aux miennes.



Edit: Je voulais votre avis, es-ce que ça vous plairait une histoire de coeur pour Gus et Georg? On m'a soumi cette idée mais je voudrais votre avis (comme certaines ont cessées de me lire suite à la venue de Kurtis et Jack dans ma fic...)
On m'a demandé aussi un chapitre qui expliquerait plus qui est Kurtis, vous le voulez aussi? Car j'ai peur que ça en révèle trop sur son identité... ALors dites moi vite siouplé....pour que je mette quelques trucs dans ma suite que j'espère poster aujourd'hui, là j'attends vos réponses pour continuer...





Alice==> La chanson de la vidéo est d'Evanescence, le titre est Before the dawn ^^

# Posté le lundi 23 avril 2007 10:11

Modifié le dimanche 06 mai 2007 03:52

Chapitre 24: Qui es-tu?

Chapitre 24: Qui es-tu?

Voilà the suite!!! Suite à des avis divergents sur Kurtis, j'ai apporté certaines informations sans en dire de trop, ce n'est pas avec ce que j'ai dis que vous allez deviner trop de choses sur Kurtis. Ensuite pour les GG's, je n'avais pas vraiment en tête de les faire sortir ensemble mais l'idée qu'on m'a soumise ( de Constance qui me mets des coms ^^) était de les caser avec une interne (une chacun bien sur ^^). Cette suite m'a donnée beaucoup de mal, j'espère que vous l'apprécierez.




Chapitre 24 : Qui es-tu ?

« POV de Bill »

Je sens quelque chose contre moi, j'ouvre un ½il difficilement et je reconnais les dreads de mon frère. Tout est blanc autour de moi,on dirait une chambre d'hôpital. Puis la mémoire me revient peu à peu. Le retour de chez Jack, les horreurs que m'a dit Tom, ma fuite dans la forêt en passant par le chêne où était planquée ma came. Ma recherche d'un endroit tranquille où je pourrais mettre fin à mes jours en m'injectant une dose massive d'héroïne...

Puis je me revois ouvrir les yeux, des gens autours de moi, le regard de mon frère, le noir de nouveau. Je l'entends encore me parler, me dire qu'il ne peut pas survivre sans moi, qu'il m'aime, que c'est de sa faute si je suis mort... Quoi ? Si je suis mort ??? Je n'ai pourtant pas vu de lumière au bout d'un tunnel...

Je me rappelle également qu'il m'a dit de l'attendre, qu'il venait me rejoindre. Il faudra que je lui demande plus d'explication sur ce sujet. L'épuisement reprend le dessus sur ma réflexion et je me sens replonger dans le sommeil.

Lorsque je me réveille, Tom est assis à côté de moi et il joue une lente mélodie à la guitare. En me voyant éveillé, il s'arrête de jouer et me sourit. Il s'approche doucement de moi et me dépose un léger baiser sur les lèvres.

- Comment te sens-tu ?
- Faible...
- Tu verras, ça va aller. Il faut que je te dise, ce que je t'ai dis quand tu es revenus de chez Jack et que j'ai cru que...
- Que je t'avais trompé avec Jack...
- Oui...

Il baisse la tête puis la relève, une expressions honteuse sur le visage.

- En faite, c'était ma maladie... j'ai eu une hallucination...
- Vraiment ? Tu ne vois pas des choses normalement ?
- Si. Mais là, Georg pense que ma maladie évolue. D'ailleurs heureusement qu'il a vérifié dans mon portable si c'était toi qui m'avais appelé en dernier sinon j'aurais continué dans mon délire...
- Il a deviné tout de suite...
- Oui et moi comme un con, je n'ai même pas été capable de faire la différence.
- En même temps d'habitude tu vois des choses, donc là si tu entendais des choses tu ne pouvais pas y penser directement.
- Bill. Pourquoi tu as fais ça ? Et ça vient d'où cette came ? Tu m'avais dis que tu avais tout donné.
- Je me suis fais livrer. Mais au moment où tu m'as demandé, je ne l'avais pas encore, je n'osais pas t'en parler de peur que tu me démontes.
- Tu n'aurais pas pu m'en foutre une dans la gueule plutôt que de faire ça ?
- Non je n'aurais jamais le cran de te frapper. Je ne pourrais pas te faire du mal physiquement.
- J'aurais préféré. Es-ce que tu sais que tu es mort ce matin ? Pendant quatre minutes environ.
- Oui je sais, je t'entendais me parler.
- C'est comment ? La Mort ?
- Je n'en sais rien, à vrai dire je n'en garde aucun souvenir, juste ta voix dans ma tête. Et toi tu l'aurais fais ?
- Fais quoi ?
- Me rejoindre dans la Mort, n'oublie pas que j'ai tout entendu et retenu.
- Oui je l'aurais fais. Sans hésitation. Te perdre est la pire chose qui pourrait m'arriver et je ne pourrais pas y survivre.

Je vois une petite larme qui coule au coin de son ½il, je lui tends la main et il la sert fort dans la sienne.

- Je dois te dire quelque chose d'autre. Tu vas devoir rester ici pendant une à deux semaine en cure et pour soigner ton anorexie. Les médecins ont dit que la première semaine serait abominable, mais je serais là. Je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu ailles mieux. Ensuite on pourra reprendre une vie normale.
- Normale ? Avec l'autre taré.
- J'hésitais à t'en parler, mais puisque tu abordes le sujet... Euh...
- Ben vas y parle !
- Il m'a appelé. Tout à l'heure, je lui ai demandé son nom, il s'appelle Kurtis. Et il semblerait que maintenant il veuille notre peau à tous les deux. Il veut régler « le problème Kaulitz » comme il dit.
- Qu'es-ce que tu lui as dis ? Tu ne l'as pas énervé j'espère ?
- Euh... si, mais j'ai demander à Stan d'engager deux gardes du corps. Ils seront devant notre porte avant ce soir. On pourra dormir tranquille.
- Ca ne me rassure pas du tout.
- Bill, ils seront armés.
- Même.
- T'en fais pas. Repose toi maintenant. Tu dois reprendre des forces. Ce n'est pas tous les jours qu'on meurt.

« Fin du POV de Bill »


Quelque part sur le parking de l'hôpital.


« POV de Kurtis »


Je n'arrête pas de rappeler sur le portable de ce petit PD mais il semblerait qu'il l'ait coupé. Chose très grave à ne pas faire. Vous devez vous demander pourquoi je m'en prends à eux ? Et bien je suis un fanatique et un obsédé. Oui, Bill m'obsède. Ce sale petit connard est trop bandant. Mais j'ai un gros problème. C'est que je ne peux pas m'empêcher de faire du mal aux gens.

C'est dans mes gênes je n'y peux rien. J'ai juste un chromosome X en trop. Et Bill a juste la malchance de me plaire. Et en plus j'aime les jeunes garçons. Je n'en suis pas à ma première victime, mais enlever une star est beaucoup plus difficile que d'enlever un garçon normal. Mais je jure que je me le ferais. Je le baiserais jusqu'à ce qu'il en crève. Et son frèro y passera aussi.

J'ai déjà un plan qui est d'ailleurs en route depuis quelques temps, depuis que je l'ai appelé la première fois. De plus j'ai la chance d'avoir un frère aussi taré que moi qui a travaillé dans la police, mais il s'est fait viré pour instabilité mentale et excès de violence... Les gènes...

Il m'a donc trouvé un émetteur ultra moderne, que j'ai collé sous leur voiture le soir du concert, quand j'ai brisé les vitres. Avec ce truc je peux les suivre à la trace et savoir exactement où ils sont. La marge d'erreur est de trente centimètres. Pas mal non ? Le pire pour eux, c'est qu'ils ne s'en rendront jamais compte...

« Fin du POV de Kurtis »

« POV de Tom »



Le soir arrive bien vite, Stan est venu nous présenter nos gardes du corps. Deux armoire à glace d'au moins deux mètres de haut pour plus de cent kilo de muscle. Le premier, celui qui fait le plus peur s'appelle Max et l'autre Sven. J'aimerais pas me battre contre eux. Me voilà rassuré, je crains plus d'attaque avec ces mecs devant notre porte. Je crois que Bill aussi, il ne les a pas quitté des yeux depuis qu'ils sont dans notre chambre.

Georg semble minuscule par rapport à eux. Je prends le temps d'expliquer à Gus, Georg et Stan le coup de téléphone que j'ai reçu tout à l'heure. Stan dis aux deux gorilles ce qu'ils doivent savoir sur ce mec et il les fait sortir de notre chambre. Une fois la porte fermée il s'assoit sur le lit.

- Bill, tout à l'heure nous avons eut l'heureuse visite de la police. Quelqu'un les aurait prévenu que de la drogue se trouvait dans notre chalet. Je les ai envoyé chier gentiment sous prétexte qu'ils n'avaient pas de manda, mais ils reviennent demain pour perquisitionner. Ils emmèneront aussi des chiens. Donc c'est dans ton intérêt de me dire où tu caches ce qu'il te reste de drogue.

- Je me suis fais livrer de l'héroïne, elle est enterrée au pied du chêne derrière le chalet. C'est tout ce qu'il y a, répond Bill.
- Tu es sur ?
- Oui.
- Dans ce cas on retourne au chalet pour s'en débarrasser.
- Tu vas la mettre où ?
- Je ne sais pas, tu as une idée ?
- Le charnier. Mets la dedans. L'odeur de cadavre est tellement forte que les chiens ne sentiront pas la drogue.
- Très bien, tu as vu je ne me suis pas énervé. J'ai gardé tout mon calme, même si tout à l'heure après que la police soit partie je t'aurais bien étripé sur place...
- Merci, j'apprécie ton self-control. Mais comment la police a-t-elle pu savoir ? Il n'y a que Tom et moi qui étions au courant.
- Kurtis, je réponds. Au téléphone tout à l'heure, je l'ai un peu énervé. Ca doit être sa vengeance...
- Il commence sérieusement à me les gonfler lui ! Faut vraiment qu'on fasse quelque chose. Bon demain je vais porter plainte contre lui et j'espère qu'une enquête sera ouverte pour le retrouver.
- Tu crois qu'ils arriveront à le retrouver, demande Bill.
- Si ils ne se bougent pas pour le retrouver, j'engage un détective privé.
- On a qu'à quitter le chalet, peut-être qu'il ne nous trouvera pas ? je propose.
- Non j'en doute, il nous a bien trouvé au chalet, si on bouge il nous retrouvera. Je vais vous laisser maintenant et nous trois on va régler le problème du chêne...
- Merci, répond Bill.
- Passez une bonne nuit, nous dit Stan en nous faisant la bise.

Les autres nous sert dans leur bras et nous souhaite bonne nuit. Ils ne le montrent pas mais ils sont super inquiets. Ca les travaille cette histoire. En même temps on leur en fait voir de toutes les couleurs.

A dix neuf heure trente, une ASH vient nous apporter nos dîner. Je vais pouvoir surveiller mon frère et faire en sorte qu'il se nourrisse bien. Elle nous souhaite un bon appétit avant de refermer la porte.

- Ca m'a pas l'air trop mal cette bouffe, je dis.
- Oué, bof, je préfère la bouffe de Stan.
- Oui mais celle-ci te fera grossir plus vite.
- Mmfffffff.

Je le vois qui gratouille dans son assiette avec sa fourchette et un seul regard de ma part le dissuade de continuer. Il commence alors à manger, par petite quantité. A la fin du repas il a mangé la moitié de ce qu'il y avait sur son plateau. Moi j'ai tout engloutis. L' ASH revient nous retirer nos plateaux et s'assure que nous avons bien mangé.

- Oui c'était parfait, je réponds.
- J'aimerais aller prendre une douche, vous pouvez m'enlever toutes ces perfusions ?
- Je vais chercher une infirmière. Attendez moi.

Elle revient avec une infirmière vraiment pas mal, Bill me donne un coup de coude pour regarde trop insistant envers l'infirmière.

- Maintenant que vous recommencez à vous nourrir tout seul, nous pouvons les enlever. Mais je vous préviens que si vous ne faites pas d'effort pour reprendre du poids, je vous les remets.
- Je ferais des efforts.
- C'est ce qu'ils disent tous. Es-ce que vous voulez que j'appelle une aide soignante pour vous aider à votre toilette Bill ?
- Euh non merci, Tom m'aidera parfaitement bien.
- Comme vous voulez. Je repasserais plus tard pour vous faire une injection pour terminer d'éliminer les résidus de drogue qui reste dans votre sang.

Elle s'en va enfin en remportant les poches de liquides, les tuyaux et cathéters. Je vais pouvoir m'occuper de la toilette de Bill.

- Tu veux que je t'aide à te lever ?
- Oui je veux bien, je me sens encore tout faible.

Je le sers contre moi et je l'emmène à la douche. Il y a un siège pour vieux en dessous du pommeau de douche et je l'installe dessus. J'enlève le moche pyjama de l'hôpital et je me déshabille ensuite. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une érection en voyant son corps nu... Apparemment lui aussi. Nous pouvons enfin commencer. Le contact de l'eau chaude semble le détendre et il me regarde m'occuper de lui en me souriant.

- Tom ?
- Oui ?
- Tu m'as vraiment cru capable de te tromper ? Avec Jack en plus ? Ce n'est pas trop mon genre...Dans tous les sens du terme.
- Qu'es-ce qui n'est pas ton genre ? Ben d'être infidèle et Jack.
- Tu sais je ne sais pas encore faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Mais je te jure qu'un jour je saurais faire la différence.
- Mais... sur le coup tu pensais vraiment ce que tu m'as dis ?
- Bien sur que non, j'étais fou de rage, même si tu m'avais vraiment trompé, je crois que je t'aurais pardonné, parce que je t'aime et que tu es ma moitié.

Je fini de le savonner et de laver ses cheveux puis je le sers dans mes bras. Je me savonne à mon tour en essayant de ne pas mouiller mes dreads quand je sens ses deux mains m'attraper par les hanches pour m'attirer contre lui, la tête pile sous le jet d'eau.

- Hey !!! Je ne voulais pas mouiller mes cheveux, ça va mettre encore trois heures à sécher...
- T'inquiète pas on a le temps de faire plein de choses en trois heures, en attendant que tes tentacules sèchent...
- C'est ça moque toi.
- Je ne me permettrais pas...

On se rince soigneusement et il m'attire de nouveau contre lui tout en me chuchotant des trucs obscènes à l'oreille.

- Pas question ! je réponds. Tu ne tiens même pas debout.

Il ne semble pas apprécier ma réponse puisqu'il me balance le savon dessus.

- On fera ça quand tu auras plus de forces, en plus l'infirmière doit repasser pour ta piqûre, imagine qu'elle nous surprend ?
- Elle fait chier !
- elle fait son boulot.
- Elle me fait chier quand même !
- Tant pis, tu devras faire avec. Aller debout que je te sèche.

Il se pend à mon c½ur et fait exprès de mettre tout son poids sur moi en sachant très bien qu'on va finir par terre.

- Tiens toi un peu, tu me rends les choses difficiles là.
- Vraiment ? me répond t-il en haussant un sourcil.
- Tu paies rien pour attendre.
- J'ai hâte d'y être...
- Pervers !
- T'aimes ça pas vrai ?
- Oui...

Et nous voilà parti à nous embrasser sauvagement, nos deux érections se touchants, mais je reprends vite mes esprits en réalisant ce que nous sommes en train de commencer.

- Hey ! Qu'es-ce que je t'ai dis ?
- Que tu aimais que je sois pervers !
- Non, j'ai dis pas ce soir ! Sinon je fais prendre une douche froide pour te calmer.
- Tu ne ferais pas ça.
- Ne tente pas le diable.

Après un instant de réflexion, il me réponds frustré :

- Ok...Mais tu as intérêt à compenser la prochaine fois.
- T'inquiète pas, quand j'aurais fini avec toi tu seras aphone.

Il me jette un regard qui veux tout dire, puis il se laisse enfin sécher par mes soins.

- Tu mets ton pyjama tout seul ? je demande.
- Je préfère que tu me le mettes.
- Feignasse.
- Non pas du tout, je suis en convalescence et comme tu le dis, je suis encore trop faible pour en faire de trop... Il faut que je me ménage...
- Nan mais c'est pas croyable ça...

Je lui enfile un bas de pyjama noir qui tombe sur ses hanches fines avec un tee-shirt noir assorti. Je fini de me sécher et je m'habille aussi, tout en vert pour moi. On sort enfin de notre salle de bain et je le remets directement au lit.

L'infirmière passe une demi heure après pour lui faire sa piqûre puis s'en va en nous souhaitant bonne nuit. Je prends mon portable et je constate qu'il est encore éteins.

- Mince, j'ai oublié de le rallumer...

Une sonnerie m'indique que j'ai un nouveau message sur mon répondeur. Bill se colle à moi pour entendre aussi. On se doute de qui il est... Mais personne ne parle, à la place on entend juste quelqu'un qui respire fortement dans le combiné. Le truc bien flippant. Ca dure pendant plusieurs minutes avant de raccrocher.

- Vraiment taré ce mec, me dit Bill.
- Oué, mais si il essai de se frotter à nous ce soir, il sera bien accueillit...



[s]Voilà j'attends vos coms pour me dire si cette suite est une grosse scheisse ou alors si elle est potable, ou si elle vaut toutes mes autres suites.

Le fond d'écran est de moi, si vous lemettez sur votre blog, mettez un lien siouplé

# Posté le mardi 24 avril 2007 14:19

Modifié le mardi 24 avril 2007 14:50

WARNING !!!!

WARNING !!!!
Comme l'indique l'image, j'ai soudain été frappé par la flémingite aigüe du postage (pas du dactionnage ^^).

J
e fais des efforts pour vous mettre un chapitre par jour mais je dois dire qu'aujourd'hui la maladie m'a emporté. Je comprends que ce soit extrêment difficile de poster un commentaire, c'est aussi très difficile pour moi de poster. Je comprends aussi que de mettre un com peut demander un surplu d'energie inconsidérable, que ça fait mal aux doigts et au cerveau. Mais dites vous bien que rien ne m'oblige à publier, je peux continuer ma fic en économisant mon énergie consommé par l'action de publier.

M
ais bon comprennez moi, je me lève le matin pour contrôler mon nombre de visites (qui n'est pas mal du tout, et je me retrouve avec 16 comz, il n'y a donc que 16 personnes qui me lisent? A non puisqu'il y a plusieurs comz des même personnes, ça fait encore moins de lecteurs...) Ca ne modifie en rien mon envie d'écrire mais mon envie de publier en est fortement atteinte...

D
onc voilà, pas de publication prochainement le temps que la maladie passe...

# Posté le mercredi 25 avril 2007 13:41

Chapitre 25: Ca devient sérieux.

Chapitre 25: Ca devient sérieux.
Bon j'ai essayé de me retenir de ne pas poster aujourd'hui et la j'ai craqué. C'est trop dur de ne pas poster. Puis j'ai eu beaucoup de comz d'un seul coup alors ça a largement atténué ma flémingite. Voici donc le nouveau chapitre. Merci à celles qui se sont démenées sur leur clavier pour me laisser un com (voir plus par chapitre). C'est vraiment gentil et ça a un effet curatif sur ma maladie...



Chapitre 25 : Ca devient sérieux.




« POV de Bill »

Nous restons l'un contre l'autre à discuter, pendant une bonne partie de la nuit, puis vers 3h00 du matin, nous tombons de fatigue. Je me réveille le premier, Tom contre moi et une de ses mains sur mon ventre. Je sens un courant d'air sur mon visage et je trouve qu'il fait plutôt froid pour une chambre d'hôpital. Mon attention est attiré par la fenêtre de la chambre qui est grande ouverte.

Je ne me souviens pourtant pas qu'on l'ait ouverte hier... Je réveille Tom pour lui demander si c'est lui qui a ouvert la fenêtre, il me répond non en baillant à moitié.

- C'est peut être une infirmière qui est passé, me dit-il.
- Oui tu dois avoir raison.
- Je vais aux toilettes.

Je regarde Tom se lever puis il se casse la gueule du lit.

- Ben y en a qui sont pas du matin on dirait.
- ...
- Tom ? Hé oh.

Il ne se relève pas et je l'entends chuchoter :

- Ce n'est que mon imagination, ce n'est que mon imagination, ce n'est que mon imagination.

Mais qu'es-ce qu'il raconte ?

- Tom ?

Voyant qu'il continu de répéter sans cesse, je rampe jusqu'au bout du lit pour voir ce qui lui arrive.

- Oh la vache !!! Putain mais c'est quoi ça !!!

Tom est assit par terre, dans une flaque de sang. Il en a sur les mains et il se balance d'avant en arrière en répétant que ce n'est que son imagination.

- Tom ! D'où il sort tout ce sang ??
- Tu le vois ?
- Oui je le vois, ce n'est pas ton imagination. Relève toi.

Il tente de se relever sans ses mains mais il glisse dans arrêt dans le sang. Il finit par prendre un appui incertain sur le bord du lit et réussit à se relever.

- C'est dégueulasse, me dit-il.

Je m'apprête à descendre aussi de mon côté quand je vois que j'ai la même surprise.

- Y a pareil de mon côté.
- Sauf que toi tu n'as pas glissé dedans...
- Effectivement.

Je descends par le pied du lit pour prévenir quelqu'un. Au moment où je sors je trouve nos deux molosses endormit, la tête contre le mur.

- Réveillez vous !!! Vous n'êtes pas payés pour dormir !!!
- ...
- Hé oh !!!!Vous m'entendez ? Quelqu'un s'est introduit dans notre chambre !!!

C'est vraiment bizarre qu'ils ne répondent pas. C'est pourtant clair qu'ils dorment. Je vois leur cage thoracique se soulever au rythme de leur respiration. Je les secoue un peu. Pas de réaction.

- Infirmière, je crie dans le couloir. Y a quelqu'un ?

Puis je vois une fille qui sort d'une salle, un peu endormi et qui vient vers moi. Une interne.

- Que se passe t-il monsieur Kaulitz.
- Arrêtez de m'appeler monsieur, je m'appelle Bill. Mes gardes du corps sont endormis et je n'arrive pas à les réveiller. Y a des flaques de sang dans ma chambre, de mon côté et du côté de Tom. Pourquoi es-ce qu'ils dorment ?

Elle s'approche d'eux et vérifient leur pouls. Elle les secoue mais rien n'y fait.

- C'est vraiment étrange, me dit-elle.
- Qu'es-ce qu'ils ont ?
- Attendez une seconde Bill.

Elle les regarde sous tous les angles et au bout d'une minute, elle m'attrape par le bras et me tire vers elle.

- Regardez, juste ici, me montre-elle avec son doigt.

Je regarde l'endroit indiqué, à savoir le cou du mec. On peut y voir un petit point rouge.

- Qu'es-ce que c'est ?
- De toute évidence ils ont reçu une fléchette tranquillisante, vraiment puissante pour dormir encore.
- Vous voulez dire que quelqu'un est venu pour les endormir exprès ?
- Oui, c'est ce que je veux dire. Vous m'avez parlé de sang dans votre chambre ?
- Oui venez voir.

On rentre dans la chambre et on trouve Tom assit sur le lit, fixé sur la tête de nos lits, au dessus des lumières. Je regarde au même endroit que lui et j'ai l'horreur d'y découvrir un animal mort, pendu par les viscères, son sang s'écoulant le long du mur.

L'interne pousse un cri et plaque ses mains sur sa bouche.

- Tom ? Tom répond moi.

Il reste fixé sur la bestiole.

- Tu sais ce que ça signifie ? me demande t-il. Ca veut dire qu'il est rentré dans notre chambre...
- Et il aurait pu nous faire n'importe quoi, les deux gardes ont été endormit avec une fléchette.

Une autre personne déboule dans notre chambre. Une autre interne apparemment.

- Sydney ? Que se passe t-il ? Je t'ai entendu...

Elle ne fini même pas sa phrase en voyant ce qui est accroché au mur.

- Oh la vache !!

Je lis son prénom sur son étiquette. Elle s'appelle Irina.

- On revient avec une équipe ménage pour tout nettoyer. Euh, en attendant, venez avec nous, on va vous offrir un petit remontant pour patienter, nous dit-elle.
- Merci, je réponds.

Elle prends son amie par la main et l'entraîne hors de la chambre. Nous les suivons jusqu'à l'endroit d'où j'ai vu la première interne sortir. Une sorte de petite cuisine aménagé.

- Asseyez vous ici en attendant. Sydney, tu vas chercher l'équipe ménage ? Elle doit être à la morgue.
- Oui j'y vais.
- Et pour les deux gardes ? je demande.
- Je ramène un médecin par la même occasion.
- Merci.

Tom et moi suivons Sydney du regard jusqu'à ce qu'elle ait disparut. Plutôt pas mal, grande, les cheveux mi-long, châtains et lisses avec une frange. Sa blouse blanche près du corps laisse deviner un corps musclé. Elle plairait à Georg à coup sur. Je suis sorti de mes pensées par la voix d'Irina.

- Qu'es-ce que vous voulez boire ?
- Euh... Un thé s'il vous plait.
- Moi aussi s'il vous plait, répond Tom.
- Vous savez ici on laisse les malades nous tutoyer et nous appeler par nos prénoms.
- Alors ce sera pareil pour nous, je réponds avec un sourire.
- D'accord, alors un thé pour Bill et Tom. Oui tout le monde sait que vous êtes ici, la nouvelle s'est répandue à une vitesse phénoménale. Deux stars dans un hôpital, ça ne passe pas inaperçu. Mais j'avoue que la raison de votre séjour m'échappe.
- Bill a fait une intoxication alimentaire, répond aussitôt Tom.

Il me lance un regard m'incitant à ne pas démentir sa version.

- Oui j'ai du manger un truc pas frais...
- Probablement.

Je détaille maintenant Irina. Elle est un peu plus petite que Sydney, les cheveux bruns long et légèrement ondulés, des yeux chocolat et une plastique qui semble aussi parfaite que celle de Sydney. Plus pour Gus celle-là. Je crois qu'il va falloir jouer à cupidon dans cet hôpital.

Sydney revient une demi heure plus tard.

L'équipe ménage a presque fini de tout nettoyer et un médecin a examiné vos deux gardes du corps. Ils vont bien mais la dose de tranquillisant qu'ils ont reçut va les faire dormir encore quelques heures. Vous pourrez bientôt retourner dans votre chambre.

- Euh... Irina vient de nous dire qu'on pouvait se tutoyer..., je dis.
- Comme tu veux Bill, c'est vrai qu'on demande toujours aux patients si on peut se permettre cette familiarité...
- Je n'ai pas vraiment envie de retourner dans notre chambre, qu'es-ce que tu en dis Tom ?
- Je vais là où tu vas frèro.
- Irina me dit toujours pareil. Euh... oui à part être collègue, on est aussi des s½urs.
- Vraiment ? Je me disais bien qu'il y avait un ai de ressemblance, dit Tom.
- Mais dites-moi, commence Sydney en se servant un café. Qui peut vous en vouloir pour faire ça ? C'est quand même pas courant de se réveiller avec une bestiole pendue à son mur...
- Euh... en faite on ne sait pas trop qui est ce gars, il n'arrête pas de nous harceler, de nous envoyer ce genre de « cadeau ». Il m'appelle sur mon portable ou sur celui de Tom. On ne sait pas vraiment ce qu'il veut...
- Vous en avez parler à la police ? demande Irina.
- On doit le faire aujourd'hui, Stan, Georg et Gustav doivent aller les voir pour porter plainte et faire retrouver ce mec, je réponds.
- Georg c'est le brun aux cheveux long super mignon ? demande Sydney.
- Euh... oui.
- Moi je préfère les blonds... du genre de Gustav, continu Irina.
- Si vous voulez on peut vous les présenter, leur répond Tom.
- Avec grand plaisir, répondent les deux s½urs en c½ur.

Nous continuons de parler jusqu'à ce que le jour se lève et que leur service soit fini. Elles nous ont harcelées de questions sur Gus et Georg. On se donne rendez vous dans l'après midi pour les présentations avec nos deux GG's, ils vont être heureux. Quand nous retournons finalement à notre chambre, les deux gardes sont enfin réveillés et discutent avec le médecin.

Apparemment, un mec est arrivé avec un fusil, il est sortit de nul part et le temps que les gars voient qu'il n'avait rien à faire ici, ils s'étaient endormit. Ils n'ont pas vu son visage. Bravo l'efficacité.

- Je vais prendre une douche et me changer, me dit Tom.
- Moi je suis trop fatigué pour t'accompagner, je vais retourner au lit.
- Ok mon c½ur, à tout de suite.

Il enlève ses vêtements tâchés de sang et seulement après il s'approche de moi pour me prendre dans ses bras et m'embrasser. Je savoure la douceur de ce baiser, trop court à mon goût et il me porte comme une princesse pour me mettre dans mon lit. Les draps ont été changés et sont tout frais.

- J'en ai pas pour longtemps. Je t'aime Bill.
- Je t'aime aussi Tom.

Il s'enferme dans salle de bain et j'entends l'eau de la douche couler. Le téléphone de Tom se mets à sonner.

- Allo c'est Bill.
- Bill ? Ce n'est pas le frère que je m'attendais à avoir mais c'est encore mieux que ce soit toi qui ais décroché.
- Ecoute moi sale connard, j'te jure que tu vas pas rester longtemps en liberté, les flics vont te foutre la main dessus et tu vas le payer cher.
- Les flics ? Arrête tu me fais rire, ils sont aussi doués que tes gardes du corps ? J'étais à deux centimètres de ton visage cette nuit, je t'ai même déposé un baiser sur tes lèvres, j'ai eu envie de plus mais comme ton frère était là... Remarque j'aurais pu l'endormir aussi, mais je préfère que tu sois plus en forme, histoire que tu ais plus d'endurance si tu vois ce que je veux dire...
- En faite t'es qu'un gros pervers, un pédophile c'est ça ?
- Je suis même plus que ça Bill...
- Et tu pourrais arrêter avec ta folie sanglante ? Les cadavres d'animaux ce n'est pas trop mon truc, quitte à m'envoyer quelque chose, envoie moi un truc qui me sera utile ou qui me plaira. Car ça ne me fait plus peur du tout. Il va falloir que tu changes de tactique.

Je suis cinglé de le provoquer...

- Vraiment ? Tu veux que je passe à la vitesse supérieure ? C'est comme tu veux. Je suis sur que ça t'excite ce genre de situation, de vivre dans le danger et les menaces.
- Ne crois pas que tout le monde est comme toi. Ca ne me fait ni chaud ni froid. En faite, tu n'occupes plus du tout mes pensées. Avant c'est vrai que j'y pensais beaucoup, mais là... ça me lasse. J'ai autre chose à faire.
- Comme te faire un fix mortel d'héroïne ? C'est plutôt lâche de ta part ça non ? Tu préfères te tuer plutôt que d'affronter tes problèmes... Moi j'aurais honte à ta place...
- Tais toi !! Tu ne sais pas de quoi tu parles, tu ne connais pas les raisons de mon acte. Et c'est plutôt gonflé de ta part de me parler de lâcheté alors que tu n'es même pas capable de montrer ton visage, tu ne fais que te cacher derrière ton téléphone...
- Je vois que tu as hâte que l'on se rencontre ? Ne sois pas trop impatient, tu pourrais le regretter...

Tom sort de la douche avec un grand sourire qui disparaît lorsqu'il me voit avec son téléphone. Je lui fais signe d'approcher sans faire de bruit. Nous mettons le téléphone entre nos deux têtes pour pouvoir entendre.

- Que des paroles en l'air comme toujours.
- Ne tente pas le diable Bill...
- Le diable lui ne se cache pas derrière son portable. Et d'ailleurs je suis sur que Kurtis n'est même pas ton vrai prénom.
- Je vais mettre fin à cette conversation Bill, il faut que je prépare notre rencontre pour qu'elle te soit mortelle...

Il raccroche.

- Tu lui as dis quoi là pour qu'il te dise ça ?
- Je lui ai dis qu'il ne me faisait plus peur, que ses tentatives de m'effrayer m'indifféraient complètement.
- Et c'est vrai ?
- Bien sur que non, il me fou trop la trouille, mais si je laisse paraître ma peur, ça va l'encourager encore plus.
- Je suis inquiet. C'est histoire commence à prendre des proportions trop importantes. Imagine qu'il te tue, qu'il nous tue tous les deux ?
- Je ne préfère pas y penser... Tu veux bien me jouer un peu de guitare s'il te plait ?
- Bill, je suis sérieux là.
- Moi aussi, je veux pas que ce malade nous gâche notre journée, alors tu veux bien me jouer de la guitare s'il te plait ?
- D'accord, tu as raison, il ne doit pas nous empêcher de vivre normalement.

Tom commence à me jouer un air mélancolique qui me plombe légèrement le moral puis au bout d'une heure, je commence à ressentir le manque de drogue. Mon mal être ne fait que commencer...


« Fin du POV de Bill »






Voilà the suite, j'espère que ça vous plait toujours autant, tous vos commentaires m'ont beaucoup touchés (oué les pervers ils en profitent...) merci beaucoup ^^.

Vous savez quoi? Je ne sais pas si vous êtes en âge de voter, mais il faut que je vous raconte mon rêve de cette nuit:

J'étais dans Paris (me demandez pas pourquoi moi qui suis une campagnarde...), je fumais une cigarette, allongée sur la première marche (la plus haute) d'un grand escalier d'un bâtiment de politicien, quand d'un seul coup, sorti de nul part, nicolas sarkozy se pointe et me fou des grands coups de pied dans les côtes, parce que je fumais une cigarette (ahhh les sales jeunes mal éduqués!!).

Ensuite il me kidnappait et m'emmenais dans un endroit éloigné des gens, où personne ne pourrait m'entendre. Et il me disait : Vas y tu peux crier y a personne qui viendra te sauver. Puis ce mec sort son flingue et me tire trois fois dessus, une dans l'épaule droite, une dans le coeur et une près du nombril. Je m'écroule par terre à plat ventre et le pire c'est que je sentais vraiment les balles dans mon corps. Puis ce con restait à côté de moi en attendant que je meurs, par pour que je ne meurs pas seule, mais pour être sur que je sois bien morte!!

Alors s'il vous plait, ne votez pas sarkozy... je n'ai pas envie de finir avec trois balles dans le corps... ben oui moi et la divination... D'habitude je prédis aux autres mais là...

# Posté le jeudi 26 avril 2007 13:11