Chapitre 29: Cette voix dans ma tête

Chapitre 29: Cette voix dans ma tête
Chapitre 29 : Cette voix dans ma tête.


« POV de Tom »

Je me réveille en sursaut, le bruit de mon portable retentit dans la chambre. J'allume ma lampe de mon côté et je parviens enfin à l'attraper. Je décroche au plus vite avant que cette sonnerie de merde ne réveille Bill.

- Allo ?
- Je dois dire que ton frère a eu de la chance que tu arrives si vite.

Je regarde l'heure, il est 3h du matin.

- Eh Kurtis, t'as rien d'autre à foutre que de réveiller les gens à cette heure-ci ? Tu dors pas toi la nuit ? C'est ce que font les gens normaux... A mais que je suis bête !!!! Tu n'es pas normal...T'es qu'un pauvre dérangé, un psychopathe et tu sais quoi ? C'est la dernière fois que tu portes la main sur mon frère !! La prochaine fois que tu tentes quelque chose, je te jure que tu le regretteras !!!
- Vraiment ? Toi, un gamin de 17 ans, tu crois que tu vas pouvoir m'arrêter ?
- Ne me sous-estime pas ! Tu ne sais pas de quoi je suis capable pour protéger mon frère.
- Oh mais j'ai hâte de voir ça... J'aurais vraiment aimés que tu arrives un peu plus tard dans le parc, Bill a vraiment un cul qui donne envie...
- La ferme !!!!
- Quoi ça ne te plait pas ce que je dis ? Tu devrais pourtant être d'accord avec moi, d'après ce que j'ai pu observer dans les buissons... Mais tu aurais du voir son regard quand je lui ai mis la main dans son pantalon...il bandait ce salop !!! Ah ça oui il aimait ça...
- Je ne suis pas naïf, loin de là.
- Je te jure qu'il n'attendait que ça que je le prenne comme une chienne qu'il est. La prochaine fois je ne le raterais pas et je m'arrangerais pour que tu nous regardes. Ensuite je te tuerais puis je tuerais ton frère.


Tout mon corps se met à trembler rien qu'à l'idée d'imaginer qu'il pourrait mettre sa menace à exécution.

- Ca a été un plaisir de casser la gueule à ton frère.

Il termine la conversation sur un rire particulièrement abominable qui me file la chair de poule, puis il raccroche. Je pose mon téléphone et inspire une grande bouffée d'air pour calmer mes tremblements mais rien n'y fait, c'est plus fort que moi. Je passe machinalement ma main sur ma joue et je sens un liquide tiède sur mes doigts. J'ai pleuré sans même m'en rendre compte...

Il faut vraiment que je fasse quelque chose, il faut que je protège mon frère, mon amour... J'ai déjà ma petite idée là-dessus, mais pas question de le dire aux autres, ni à Bill. Je vois déjà leur réaction et Gustav hurler que je suis un cinglé...

Je coupe mon portable pour être sur de ne pas être dérangé et je me réinstalle tout contre Bill. Je passe le reste de la nuit à réfléchir à tout ça, à ce que je pourrais faire. Vers 6h00 je m'endors d'épuisement, la main de Bill dans la mienne. Quelque chose me tire de mon sommeil, je regarde l'heure, 8h30. J'entends des faibles gémissements, tout de suite je me retourne vers Bill et je le vois en train de pleurer.

- Hey, Billou, qu'es-ce qui se passe ?

Je me redresse à sa hauteur et je caresse doucement sa joue. Il ne me répond pas et continu de pleurer en fixant le plafond.

- Bill...Dis moi ce qui ne va pas ? Pourquoi tu pleures ?
- Détache moi Tom. Il faut que je parte d'ici.
- Quoi ? Mais pourquoi tu veux partir ? Pour aller où ?
- J'en ai besoin Tom, il faut que j'en reprenne, je vais mourir si je n'en prends pas.
- Si tu en prends tu vas mourir et je suis désolé mais je ne te détacherais pas. Tu resteras ici tant que tu seras malade.
- Tom je t'en supplie, détache moi, j'ai trop mal j'en peux plus là. J'ai l'impression que des milliers de couteaux me transpercent le corps, c'est insupportable.
- Tu veux que j'appelle un médecin pour qu'il te redonne un somnifère ?
- Non Tom, je veux sortir d'ici.
- Tu sais très bien que c'est impossible.

Je me sers contre lui pour le réconforter, je ne sais pas quoi faire. Il est vraiment au plus mal et c'est ici que son calvaire commence.

- Tom je t'en supplie... Pitié, me laisse pas comme ça.
- Bill, je suis impuissant, je ne peux rien faire.
- Mais tu pourrais aller leur en prendre, ils doivent en avoir.
- Non mais ça va pas ? Tu es ici pour guérir et pas pour retomber dans ta merde ! Mais si tu veux que je fasse quelque chose, n'importe quoi, dis le moi.

Il se remet à contempler le plafond, déçu de ma réponse et ses poignets se tortillent dans ses entraves. Ca doit faire longtemps qu'il fait ça puisque je vois des traces rouges sur ses poignets. Ca me fait mal de le voir comme ça, je me sens tellement impuissant...

- Bill...
- Détache moi, s'il te plait. Ces trucs me font mal...
- Je vais chercher quelqu'un pour qu'il te fasse des bandages. Je reviens mon c½ur...

Je descends du lit et je dépose un doux baiser sur ses lèvres mouillées de larmes avant d'entrer le code pour ouvrir la porte. Je frappe à la porte d'Aymeric, mais il ne répond pas. J'entends des gens s'agiter un peu plus loin, un gars qui fait des bruits bizarres. Je vais voir, pour trouver quelqu'un et je me retrouve face à une chambre, d'un patient schizo, deux gros colosses tentent de le maîtriser pendant qu'Aymeric lui fait une injection qui le calme immédiatement. Je toussote discrètement pour annoncer ma présence. Aymeric sort aussitôt de la chambre du gars et range ses gants dans sa poche de blouse.

- Que se passe t'il Tom ?
- Bill s'est blessé avec les entraves, ses poignets sont à vif.
- Je vais lui mettre des bandages pour atténuer les frottements.

On entre dans une pièce pour prendre le matériel et après avoir repassé la porte, on voit Bill qui court vers l'ascenseur.

- Nan Bill, je crie.
- Hey, venez m'aidez, crie Aymeric à ses deux colosses.

On court pour rattraper Bill, il appelle l'ascenseur mais celui-ci mettant trop de temps à descendre, Bill décide de s'enfuir dans le couloir. On lui court après, il tourne à droite puis à gauche, encore à droite. Il prend une porte qui mène à des escaliers, qui malheureusement pour lui, s'enfoncent dans les sous-sols. Il descend jusqu'au niveau le plus bas et il parvient à nous semer sur les autres couloirs.

- On fait comment maintenant pour le retrouver ?
- Il ne peut pas s'échapper, pour sortir il est obliger de repasser par ici.

Aymeric ordonne à un gars de rester ici et de monter la garde, l'autre vient avec nous. On ratisse les couloirs, on vérifie les pièces. Il ne nous reste plus que la porte du fond. C'est ici qu'il se cache c'est obligé. La porte n'est pas comme les autres, elle est plus grosse et plus grande. Il s'arrête et me regarde.

- Es-ce que je peux savoir comment Bill est parvenu à sortir de la chambre ?
- J'en sais rien, je l'ai peut être mal refermée et il en aura profité. C'est quoi ici ? je demande pour détourner la conversation.
- La morgue, me répond Aymeric sur un ton monotone.

J'hésite franchement à passer la porte, Aymeric le remarque. Mais je dois le faire, c'est mon frère, c'est moi qui dois le rattraper. Je lui lance un regard pour lui dire que j'accepte de le suivre. Il pousse doucement la porte et nous entrons. Aymeric allume les lumières et referme la porte derrière nous. L'ambiance qui règne dans la pièce me fige et malheureusement pour moi, nous sommes quatre dans cette pièce. Une table avec un cadavre trône au milieu de la pièce.

Il est tellement blanc qu'il paraît bleu. Il n'a qu'un linge blanc sur lui pour couvrir son intimité.

- Un mec qui a fait une overdose, me dit Aymeric.
- Vous en avez souvent ?
- Oui, très souvent.

La pièce est très grande, on regarde partout et je l'aperçois enfin, recroquevillé contre une table, la tête dans les bras. Dès qu'il entend mes pas il me saute dessus comme une bête sauvage et il commence à me griffer. Nous tombons à la renverse et ma tête frappe violement le sol. Aymeric me vient en aide, il attrape Bill par la taille et en retour il reçoit un coup dans les côtes qui le fait lâcher prise. J'essaie de toutes mes forces de repousser Bill mais il est vraiment déchaîner, on dirait que ses forces se sont décuplées. Il me maîtrise avec une facilité effrayante.

Le colosse intervient alors et à ma grande surprise, il se fait envoyer au tapis par mon frère de 40 kilos ! A oui mais normal, Bill a visé ses parties sensibles...Aymeric revient à la charge pendant que l'autre gars se tortille par terre, j'ai eu le temps de recevoir quelques coups bien méchants au visage. Il se déchaîne sur moi, attrapant tout ce qui lui passe sous la main pour me frapper avec, je commence à voir des étoiles...

« Fin du POV de Tom »

« POV d'Aymeric »


Je ne me ferais jamais à la force des personnes en manque, j'ai beau essayé, Bill reste accroché à son frère comme si sa vie en dépendait. Mon collègue se relève et nous l'attrapons chacun par un bras, il décroche alors un coup de pied dans la mâchoire de Tom qui en reste K.O. J'aide mon collègue à maîtriser Bill, il le bloc face contre sol, un genou entre les deux omoplates et il lui tient les deux bras en arrière. Je sors une dose de tranquillisant que je lui injecte directement dans la carotide.

Bill continu de résister, puis petit à petit, il s'endort, cessant que gigoter. On peu enfin souffler. Je vais voir Tom et m'aperçois qu'il est dans un sale état. Son visage est couvert de sang et son nez semble cassé aussi. Pas jumeaux pour rien ces deux là. On porte chacun un jumeau puis on les ramène dans leur chambre. Je remarque que leurs lits sont rapprochés, vraiment inséparables... Je vais chercher ma trousse et je reviens.

Je commence par Tom, son nez saigne beaucoup et ses plaies semblent profondes. Un peu de désinfectant et des points de sutures sont nécessaires. Je bande les poignets de Bill avant de le rattacher à son lit. Je sens que ces deux là n'ont pas fini de me causer des soucis.

« Fin du POV de Aymeric »


« POV de Bill »


J'ouvre les yeux sur un plafond blanc, une lumière est allumée au dessus de ma tête, je reconnais notre chambre. Je tourne la tête et je sursaute en voyant Tom. Il est assit sur son lit et me regarde. Son visage est couvert de bleus, sa lèvre est coupée et il a plusieurs points de sutures. Je me rappelle alors de ce qu'il s'est passé. J'ai forcé sur mes entraves jusqu'à me blesser pour me libérer et j'en ai profité que Tom était partit pour me sauver. Je l'ai ensuite agressé...

Je détourne les yeux face à ce que je lui ai fais, je sens des larmes qui s'échappent de mes yeux. Je suis vraiment abominable, je l'ai frappé jusqu'à ce qu'il s'évanouisse, tout ça pour de la drogue. Je suis envahi par un sentiment de honte et son silence me mets encore plus mal à l'aise. Lui qui voulais juste m'aider... J'ai profité de sa gentillesse pour me sauver et je le remercie en lui cassant la figure. Je me hais encore plus qu'il ne me hait...

- Monstre, je murmure.
- Quoi ?
- Je suis un monstre.
- Ne dis pas ça.
- C'est pourtant la vérité.
- Tu n'étais pas toi-même.
-Ne me cherche pas d'excuse, ce que j'ai fais est impardonnable.

Il ne répond rien. J'aurais aimé qu'il me dise qu'il ne m'en veut pas, mais il garde le silence. Je préfèrerais encore qu'il s'énerve, qu'il m'insulte, qu'il me frappe, mais pas ce silence. Et si il ne m'aimait plus ? Si il ne voulait plus de moi ? Après tout il doit en avoir marre d'avoir un frère comme moi. Et je le comprends. Personne ne dit un mot, le silence est rythmé par mes pleurs, il ne vient même pas me consoler.

- Je dois passer un coup de fil je reviens.

Il part sans même me regarder. Je ne sais pas trop quoi penser et je ne peux pas m'empêcher d'imaginer le pire. Je reste dans ma léthargie, à contempler le plafond, la douleur ne fait qu'empirer. Si ça continu comme ça je pense que je vais mourir. Tom reviens vingt minutes plus tard, la mine déconfite. Je n'ose pas lui demander ce qui ne va pas.

Il s'approche de moi et s'assoit sur mon lit. Il met sa main dans la mienne et plante ses yeux dans les miens.

- Je viens d'appeler le docteur Malakoff, tu sais mon médecin. Il a du revérifier les résultats de mon examen neurologique, c'est pour ça qu'il a mit du temps à me rappeler. Il voulait être sur.
- Tu me fais peur là, qu'es-ce qui se passe ?
- Ben, apparemment c'est plus sérieux que ce qu'il ne croyait... Il m'a dit des trucs dont je ne suis pas sur d'avoir saisi le sens, il m'a parlé de dédoublement de personnalité et d'autres trucs... Enfin bref, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas me déplacer alors il m'envoie mon nouveau traitement au chalet.

Je ne réponds rien, il me fou la trouille, soit il me cache la vérité, soit il ne l'a vraiment pas comprise.

- C'est quoi les autres trucs ? je demande.
- Ne t'occupe pas de ça je gère.
- Bill je suis ton frère j'ai le droit de savoir.
- Nan j'ai pas envie de me retrouver de nouveau face à ton poing, j'ai assez donné merci. La prochaine fois qui te prends l'envie de te défouler, préviens moi avant histoire que j'ai le temps de t'assommer avant que tu me tues.

Notre porte s'ouvre et la même vieille nous apporte notre petit déjeuné. Elle repart aussi vite qu'elle est venue.

- Je fais comment moi pour manger avec les mains attachées ?
- Je vais te faire manger. Pas question de te détacher.
- J'ai aussi besoin d'aller au toilette, je te signal que ça fait une éternité que je n'y suis pas allé.
- Bon je reviens. Si tu te sauves je te jure que je te défonce la gueule !!
- Pas la peine d'utiliser ce ton...
- La ferme Bill !!!!

Wow il est sur les nerfs on dirait. Je préfère ne pas répliquer. Il passe la porte et revient un quart de seconde après avec deux colosses...Un se poste devant la porte, l'autre me fixe. Tom me détache pour que j'aille aux toilettes. Une fois que j'ai fini, les deux me chopent à la sortie et me recolle sur mon lit. Super !! J'ai même pas pu me dégourdir les jambes trente secondes.

Les mecs repartent et Tom approche mon plateau repas. Il commence à me faire manger comme un gamin, j'avoue que ça m'énerve. Je ne fais qu'ouvrir la bouche, mâcher, avaler et rouvrir la bouche. Au bout de trois bouchées je pète un plomb.

- Je peux manger tout seul tu sais, je ne suis pas handicapé.
- Ben vas-y, me dit-il en me tendant ma cuillère remplie de céréales.
- Pour ça il faudrait que tu me détaches.
- Tu prononces encore une fois cette phrase et je t'enfonce cette cuillère dans la gorge !!
- Tu joues à quoi là ? T'essaies de faire concurrence à Kurtis avec tes menaces ?
- Kurtis ? Mais qu'es-ce qu'il vient foutre dans la conversation lui ?
- A ton avis ?
- Il t'a fait quoi dans le parc à part te frapper ?
- Il a essayé de me faire des attouchements mais tu es arrivé.
- Mais ? Pourquoi mais ? Tu aurais aimé que j'arrive plus tard peut être ?

Il lâche la cuillère dans le bol, projetant des éclaboussures de lait.

- Quoi mais qu'es-ce que tu racontes ?
- On dirait que tu regrettes que je sois arrivé à temps. Je vais commencer à croire que ce que m'a dit Kurtis est vrai...
- Quoi ? Il t'a dit quoi ? Et pourquoi tu dis ça ?
- Il m'a dit que le fait qu'il te tripote ça t'avait beaucoup plu.
- Quoi ? Mais ce n'est pas vrai du tout.
- Pourquoi tu ne m'as pas dit qu'il t'avait fait ça ?
- Tout simplement parce qu'il ne m'a rien fait, je te l'ai déjà dis, tu es arrivé à temps. Sérieux je ne sais pas lequel de nous deux est le plus à côté de la plaque en ce moment, mais tu me fais sérieusement de la concurrence en ce moment.

Il m'enfourne une cuillérée de céréales dans la bouche, apparemment pas content de ce que je viens de lui dire. Je fini mon bol et il me fait boire mon jus d'orange. Ensuite il mange en silence, sans me regarder. Je me demande bien à quoi il peut penser...

« Fin du POV de Bill »


« POV de Tom »


Menteur, menteur, menteur !!! Je sais que tu me mens Bill, je le sais. Pourtant je sais que c'est Kurtis le menteur...

« N'en soit pas si sur Tom. Bill sait te mener en bateau, il l'a toujours fait et il le fera toujours ...»

- Quoi ? Qu'es-ce que tu dis ?
- Hein ? Mais j'ai rien dis.
- Mais si tu m'as parlé.
- Non Tom je ne t'ai pas parlé.

Voilà que j'entends des voix maintenant. Une voix froide qui ressemble à un long sifflement. Alors là c'est définitif, je suis vraiment cinglé !!

« Ne te laisse pas embobiner par ton frère, il te ment, ce qui l'intéresse, c'est de retrouver Kurtis. »

Bordel mais c'est quoi ça !!! Je regarde autour de moi pour localiser d'où vient cette voix. Bill me regarde d'une façon étrange.

- Quoi ? je demande.
- Rien.

« Il te ment, il veut que tu le détaches pour qu'il puisse aller baiser avec Kurtis ...»

- LA FERME !!!
- Quoi ? Mais j'ai rien dit, Tom qu'es-ce qu'il t'arrive ? T'es bizarre.
- C'est pas à toi que je parlais.
- Hein ?
- Je vais prendre ma douche !! Et n'en profite pas pour téléphoner à ton Kurtis.
- Bordel mais tu vas arrêter avec lui, c'est pas possible ça !!!! Tu pètes vraiment un plomb toi !!! Tu prends bien ton traitement ?

Je ne réponds pas et m'enferme dans la salle de bain. Il ne m'aura pas comme ça... Quoi ? Mais qu'es-ce que je dis moi. Pourquoi je lui ai dis tout ça ? Je sais qu'il m'aime et je sais que cette voix est dans ma tête, qu'elle me corrompt l'esprit pour mieux me détruire, je sais que c'est ma maladie et je ne me laisserais pas faire. Je sors de la salle de bain et je me jette sur le lit de Bill pour le serrer dans mes bras.

- Oh Bill je te demande pardon, je suis désolé de ce que je t'ai dis. Je ne sais pas ce qui m'a pris, pardonne moi. Je sais très bien que c'est Kurtis le menteur et pas toi. J'te demande pardon mon bébé.

Il me fixe dans les yeux sans ciller puis esquisse un sourire un peu forcé.

- Je sais que tu ne voulais pas me dire ça, je sais que ce n'est pas vraiment toi.

Je l'embrasse pour le remercier de ces quelques mots qui me réchauffent le c½ur...




Voilà pour the suite, je risque d'avoir deux heures de colle pour ce chapitre car j'ai séché une heure d'histoire et deux heures de piscine pour vous le poster cet aprem. J'espère qu'il vous aura plu, à l'heure où je poste (17h17) je devrais être dans l'eau (heureusement ce n'est pas le cas). Voilà, j'attends vos réactions ^^



Edit: bill-t0m-kaulitz-TH: En générale je mets entre 4 et 6h pour taper un chapitre, plus 6 que 4 d'ailleurs.


Et je précise aussi que j'avais l'intention de sécher le sport, comme tous les jeudis de 15h55 à 17h45, et ce jusqu'à la fin de l'année, j 'ai juste mis ce temps à profit pour taper mon chapitre ^^. Mais bon ça va jeudi prochain on fait le pont donc j 'aurais pas à sécher.

# Posté le jeudi 10 mai 2007 11:15

Modifié le jeudi 10 mai 2007 14:32

En attendant la suite...

En attendant la suite...
Voici un petit fan'art de Tom, (oui petit la feuille fait 14x20cm), donc si son visage n'est pas ressemblant (il fait 1,5cm), ne m'en veuillez pas de trop. Suite en cours de rédactionnage, postée dès qu'elle est prête. Comme d'hab, si vous prenez mon dessin, précisez l'auteur et mettez un lien, merci.

Et aussi je n'ai pas été collé pour avoir séchée je suis contente!! De toute façon le sport à l'école ça sert à rien et comme j'aime pas les gens ça m'arrange de ne pas y aller!!


florie: Je suis en 1ère L mais celà ne veut pas dire que j'ai 17 ans ^^, nan je suis plus vieille.

mamalaguerrière: Oui ne t'inquiète pas, je compatis, moi je me penderais si j'étais privée d'ordi... Courage, comme le dis ton pseudo, you're a warrior ^^

# Posté le vendredi 11 mai 2007 12:53

Modifié le vendredi 11 mai 2007 15:10

Chapitre 30: Première confrontation.

Chapitre 30: Première confrontation.
Chapitre 30 : Première confrontation.


« POV de Bill »

Il retourne rapidement dans la salle de bain lorsque quelqu'un frappe à la porte avant d'entrer. C'est Aymeric. Il tient dans ses bras un gros paquet, je reconnais tout suite l'emballage... Boîte noire et ruban rouge, avec une lettre collé sur le paquet.

- Tient Bill, quelqu'un a livré ça pour toi.
- Qui ça ?
- Figure toi que j'aimerais bien le savoir, quelqu'un l'a déposé à l'accueil, mais personne n'a rien vu.
- Es-ce que vous pouvez me détacher ? je demande poliment.
- Bill tu sais très bien que ton moment de lucidité ne durera pas, je ne peux pas prendre le risque que tu recommences comme ce matin.
- Très bien alors laissez le moi sur ma table, Tom me l'ouvrira. Par contre donnez moi la lettre.
- Comme tu veux.

Il dépose le paquet et détache la lettre qu'il me met dans la main avant de retourner à ses occupations. Je joue de mes doigts pour l'ouvrir et je parviens à en extraire la petite feuille de papier. Une feuille noire. Il n'y a rien d'écrit dessus. Il se fou de moi lui ou quoi ? J'attends que Tom sorte de la douche pour lui montrer. Il semble aussi surpris que moi.

- Peut être qu'il faut une lumière noire pour la lire, je dis.
- Oui sans doute.
- J'aimerais bien prendre une douche aussi.
- Tu ne veux pas que j'ouvre le paquet ?
- On sait très bien ce qu'il y a dedans. Encore un truc dégueulasse avec plein de sang et tout.

Tom prend la boîte et la secoue près de son oreille.

- On dirait qu'il n'y a pas de trucs dégueux dedans, ça sonne dure et métallique.
- Ouvre alors.
- Ok.

Il défait le ruban rouge et soulève le couvercle. Dans la boîte il y a ... une autre boîte, plus petite et effectivement en métal. Il s'assoit à côté de moi pour l'ouvrir. Je me demande trop ce que c'est. Nous avons la surprise d'y découvrir un anneau en argent, mon prénom est gravé à l'intérieur.

- Il se croit à la saint Valentin lui ou quoi, balance Tom.
- Mets là.
- Quoi ? Il n'en est pas question !
- Pour voir si c'est la bonne taille.

Il la passe avec réticence à son majeur, trop petite, à son annulaire, elle lui va parfaitement. Il l'enlève aussitôt et la remet dans la boîte.

- Ce mec est vraiment cinglé, il ne croit quand même pas que tu vas porter cette bague ?
- Oui il a de l'espoir, quoi que elle est assez jolie...
- Bill !!
- Je plaisante ohh !! Bon moi j'aimerais aller me doucher ! Je commence à puer. Range ça dans mon tiroir s'il te plait.
- Je vais chercher Aymeric.
- Quoi tu veux qu'il me voie tout nu ?
- Pour te détacher, il n'entrera pas dans la salle de bain.
- Il manquerait plus que ça !!

Il s'en va et revient aussitôt avec Aymeric, qui hésite vraiment à me détacher.

- Si vous vous posez la question, je n'essayerais pas de m'enfuir par les canalisations...
- Très drôle Bill...

Il fini par me détacher, mais j'ai la chance d'avoir un colosse derrière ma porte, d'ailleurs sa tête me dit vaguement quelque chose... Je l'ai peut être déjà croisé. Je prends des vêtements, mon portable et je m'enferme dans la salle de bain. A part la douleur, je me sens normale, mais je sais que ce n'est pas normal, comme la dit Aymeric, ce n'est qu'un moment de lucidité. Je me déshabille rapidement et commence à faire couler l'eau chaude. Ce contact chaud détend mes muscles et estompe un peu la douleur. J'en profite longuement avant de me laver. Quelqu'un me dérange en frappant à la porte.

- Bill ? Qu'es-ce que tu fais ? Ca fait plus d'une demi heure que tu es là dedans.
- Oui j'arrive !!

C'est étrange comment je perds la notion du temps, si les repas n'étaient pas servis à heure fixe, j'avoue que je ne saurais pas si on est le jour ou la nuit. Je sors de la douche à contre c½ur et je prend mon temps pour m'habiller. Je n'ai pas envie de retourner sur ce lit. En faite je crois que je vais rester dans la salle de bain. Quitte à y passer la nuit. Je mets tout ce qui me passe sous la main devant la porte pour la bloquer, c'est-à-dire, juste un meuble de toilette. Y a rien d'autre ici. Je m'assoie sur le meuble pour faire un peu plus de poids.

- Bill !!!! Mais tu fais quoi, ça fait un quart d'heure que tu nous a dis que tu arrivais.
- Je ne sortirais pas.
- Quoi ? Mais qu'es-ce que tu racontes ?
- Je ne veux pas être attaché de nouveau.
- Mais c'est pour que tu ne blesses personnes.
- Ici je ne blesserais personne.
- Aller ouvre, fait pas ton gamin va !

Je ne réponds pas. Je ne sortirais pas d'ici, pas question. Maintenant il va falloir que je m'occupe. Je les entends qui essaient de forcer la porte, mais ils n'y arriveront pas. Je prends mon portable et je regarde mes messages. Je retombe sur le premier message que Kurtis m'avait envoyé dans la ruelle pour me dire qu'il me voyait. Il doit avoir plusieurs portables, car lorsqu'il m'appelle, c'est un numéro caché, alors que pour les messages, son numéro est envoyé automatiquement.

Je me demande si il utilise encore ce téléphone. Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir. J'appuis sur répondre et je commence à rédiger le message.

« Es-ce que tu utilises encore ce portable ? »

Je l'envoie et je reçois l'accusé, transmit. Oups, j'espère qu'il ne va pas me répondre. Comme je m'y attendais, il répond.

« Oui. Tu as reçus mon cadeau ? Ca t'a plu ? »

« Je l'ai reçu oui, mais je n'ai pas encore lu la carte, je n'ai pas de lumière noire sur moi désolé »

Une dizaine de seconde après que j'ai reçu l'accusé, mon portable sonne, appel masqué.

- Allo ?
- Es-ce que tu portes ma bague ?
- Nan mais ça va pas ? Tu n'espères pas que je vais la porter quand même ?
- Bill ? A qui tu parles ? Ouvre la porte.
- Ouvre la porte ? Mais tu es où ?
- Je me suis enfermé dans la salle de bain.
- Et es-ce que je peux savoir pourquoi ?
- Quoi tu ne le sais pas ?
- Non.
- Parce que je ne veux pas qu'ils me rattachent sur ce lit. Je ne peux pas bouger c'est insupportable.
- J'avoue que ça me donne des idées...
- Pourquoi tu as raconté des conneries à mon frère ? Sur ce qu'il s'est passé au parc ?
- Pour le faire enrager un peu. Je sais qu'il est très susceptible lorsqu'il s'agit de toi. Oh Bill si tu savais comme je hais ton frère, à cause de lui j'ai été obligé de te faire du mal.
- Arrête de faire genre c'est pas ce que tu voulais. Je commence à te cerner. T'es un malade Kurtis.
- Pourquoi tu ne portes pas ma bague ? Elle ne te plait pas ?
- Si elle me plait, mais donne moi une bonne raison de la porter et je le ferais.
- Si tu ne la portes pas, je tue ton frère.
- Et comment tu feras ? Tu ne sais même pas dans quelle chambre je suis.
- Qu'es-ce qui te fais dire ça ?
- Tu as déposé le paquet à l'accueil, j'en conclu donc que tu ne sais pas où est notre chambre.
- Tu es dans la chambre juste à côté d'un certain Aymeric et tu as une porte à code. Tu te demande comment je sais tout ça n'es-ce pas ?
- Peut être que tu fais parti des personnes que je côtoies tout les jours. Tu es qui ? Aymeric ?
- Mauvaise réponse. Ce gamin n'est qu'un minable petit interne !! Rien de méchant, il serait incapable de tuer le moindre animal.
- Jack ? Lui je pense qu'il peut tuer un animal...
- Quoi ? Ce garde forestier à la noix ? Même pas capable de se ramener une gonzesse. Pourquoi tu crois qu'il vit dans les bois ? Avec la tête qu'il a...
- Moi je trouve qu'il a beaucoup de charme, c'est tout à fait mon genre. Grand, brun, les yeux bleus...
- Biiilllll !!! Espèce de menteur !!! Tu m'avais dis que c'était pas ton genre !!!
- Tais toi Tom, je suis au téléphone.
- Avec qui ? Kurtis ?
- Oui.

J'entends Tom hurler à Aymeric et au garde de sortir de la chambre, en entendant cela, Kurtis se marre dans le combiné. Puis j'entends des coups violents dans la porte. Tom essais de la défoncer.

- Eh bien on dirait que ton cher frère n'est pas content qu'on se parle.
- Non en effet.
- Alors tu vas porter ma bague ?
- Non.
- Tu préfères perdre ton frère ?
- Je sais que tu ne pourras pas le tuer.
- Très bien comme tu veux.
- Bill !! Ouvre cette putain de porte et raccroche ce téléphone.

D'un seul coup je suis propulsé au sol, mon portable m'échappe des mains. Tom à réussit à ouvrir la porte. Il s'apprête à ramasser mon portable, j'essaie de l'en empêcher, mais avant que je l'aie venu venir, son poing atterrit dans la mâchoire, je vois des petites étoiles puis c'est le noir complet.

« Fin du POV de Bill »

« POV de Tom »

- Sale connard, je t'interdis d'appeler mon frère sur son portable !!
- Tu es jaloux Tom ? Je t'ai entendu frapper ton frère, ce n'est pas très gentil de ta part...
- Toi aussi tu la frappé, et bien plus méchamment que moi.
- Oui mais moi je suis le méchant, toi tu es son amant... Avoue qu'il y a un problème...
- Fiche nous la paix, arrête d'appeler.
- Impossible, il me faut ton frère. Et je l'aurais par tous les moyens, je t'écarterais de ma route, évidement.
- Ne me menace pas, j'te jure que si tu t'approche de Bill, tu le regretteras.
- On verra ça.

Il me raccroche au nez, visiblement mécontent que j'ai interrompu sa conversation avec mon frère. Je regarde Bill, il est toujours inconscient, les bras en croix sur le sol de la salle de bain. J'ai trop abuser là, j'aurais pas du le frapper comme ça. Déjà qu'il a pleins de bleus sur le visage, je ne trouve rien de mieux à faire que d'en rajouter un ! Je le porte dans mes bras et je le pose délicatement sur son lit.

Je m'en veux d'avoir été brutal avec lui. J'attends allongé contre lui, le temps qu'il se réveille. Je ne l'ai pas rattaché à son lit, je vais sûrement le regretter. Au bout d'une dizaine de minutes, je le sens remuer contre moi. Il se sert contre mon torse et cale sa tête dans mon cou. Je sens ses cils me chatouiller la peau, signe qu'il a ouvert les yeux.

- Bill je suis désolé de t'avoir frappé. Pardonne moi, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'étais en colère parce que tu étais au téléphone avec Kurtis. J'aurais pas du réagir comme ça.
- Ne t'excuses pas, moi aussi je t'ai cassé la gueule, j'avais aucune excuse non plus. Mais s'il te plait, arrête avec Kurtis, c'est un cinglé qui veut notre peau, rien de plus. Et pour Jack, je t'ai mentis car je ne voulais pas que tu t'imagines des choses. Ok c'est mon genre, mais je ne l'aime pas, c'est toi que j'aime. J'espère que c'est clair.
- Oui. Remets tes mains dans les entraves, il faut te rattacher.
- Non s'il te plait, ça me rend dingue d'être attaché.
- Je vais chercher Aymeric, qu'il te donne un sédatif.
- J'en ai marre de dormir.
- Oui mais si tu dors, tu ne sens pas la douleur et le temps passe plus vite pour toi.
- Ok...

Je fini d'attacher Bill et je reviens avec l'interne qui regarde la porte de la salle de bain avec des gros yeux. Elle trône par terre et les montants de la porte son arrachés.

- Désolé, elle a sauté de ses gonds trop facilement...

Il injecte le sédatif et dès que Bill ferme les yeux, je lui demande pour sortir de cet hôpital.

- J'ai des choses à régler, je vais profiter que Bill dort pour m'en occuper.
- D'accord, mais ne rentre pas trop tard, si Bill se réveille et qu'il voit que tu n'es pas à ses côtés, il ne va pas être content.
- Oui je serais rentré à temps.

Je prends des habits de camouflage, mon paquet de clope, un sac à dos, mes sous et je sors le plus rapidement possible d'ici. Une fois dehors je respire à plein poumon l'air frais et le soleil me fait mal aux yeux. J'ai l'impression d'avoir hiberné dans mon terrier ces derniers jours. Je me promène un peu dans le parc en fumant une cigarette, je croise ce fameux buisson qui abrite bien des choses, enfin à moitié, puis je prends la direction du centre ville.

Premier achat, une lampe noire. Je veux savoir ce qui est écrit sur ce bout de papier. Deuxième achat, direction l'armurerie. Je me décide pour un pistolet qui balance de fortes décharges électriques, si Kurtis se frotte à nous, il sera très bien accueillit. Le gars semble hésiter à me le vendre car je suis mineur. Je réussis à le convaincre en lui mettant un certain nombre billets sous le nez. Il m'emmène à l'arrière de sa boutique pour me montrer comment ça marche.

« Fin du POV de Tom »

« POV de Kurtis »


Je rentre dans l'hôpital, je sais que Tom est sortit, je l'ai vu tout à l'heure. Je vais directement à l'ascenseur qui me mènera au sous-sol, là où se trouve la chambre de Bill. Je sors de ma poche un petit boîtier noir, qui me permettra de trouver le code pour ouvrir sa porte. Merci mon frère !! J'ai la chance de ne croiser personne. Une fois devant sa porte, je branche rapidement le boîtier sur le circuit de la porte, les chiffres apparaissent chacun leur tour sur l'écran du boîtier.

Je le déconnecte de la porte et j'entre le code 1669. Une lumière verte et un déclic m'indiquent que le code est exact. Je referme doucement la porte derrière moi et je le vois enfin, allongé sur son lit. Il est effectivement attaché. Je m'assois à côté de lui et je caresse doucement sa joue. Il est couvert de bleus mais très mignon quand même. Je passe mon pouce sur ses lèvres, douces, et je ne peux m'empêcher de poser les miennes dessus. Je mets alors un masque pour couvrir mon visage.

- Bill, réveilles toi. Bill...

Il ouvre doucement les yeux, encore à moitié endormit.

- Tom c'est toi ?
- Non, c'est Kurtis. Regarde moi.
- Le masque... c'est celui ... de mon cauchemars, bafouille t'il.
- Oh tu rêves de moi, comme ça me fait plaisir. Dis donc ils t'ont filer un sacré somnifère on dirait... Mais ce n'est pas grave, au moins tu te tiendras tranquille.
- Qu'es-ce que tu vas me faire ?
- Rien de méchant, rassure toi.

Je caresse de nouveau sa joue et je le sens trembler.

- Te mets pas dans des états pareils, ce n'est pas aujourd'hui que tu vas mourir. Tu te rends compte que je peux te faire n'importe quoi ? Te voir attaché dans ce lit, si faible, si vulnérable, oh bien sur un tas d'idées plus ou moins horribles me traversent l'esprit, mais comme je t'ai dit, ton heure n'est pas arrivée. Où est la bague ?
- Dans mon tiroir.

Je sors la boîte et en retire l'anneau en argent. Je la lui mets à sa main droite, ça lui va bien. Il n'oppose pas de résistance, dommage que je doive le tuer prochainement...

- Je dois y aller Bill.

Je pose ma main sur ses yeux, je retire mon masque et avec mon autre main je lui tiens le visage. Je dépose un baiser sur ses lèvres, il ne dit rien du tout, il n'essaie même pas de me repousser. Je vais alors un peu plus loin, je caresse ses lèvres avec ma langue, il ouvre la bouche pour accueillir ma langue et contre toute attente, il répond à mon baiser. Je l'entends gémir faiblement, bordel ça me donne des envies de meurtres...Je fini par rompre le baiser, il ne dit toujours rien.

Je remets mon masque avant de retirer ma main de ses yeux. Il me regarde, à moitié dans les vapes, il se rendort aussitôt. Je sors finalement de sa chambre. Oh mais qui vois-je, ce cher Tom qui revient à toute allure vers son frère. En me voyant il tire une tête bizarre, puis il comprend finalement qui je suis. Je l'attrape et je le plaque au mur, une main sur sa bouche, l'autre serrant étroitement sa gorge.

On dirait qu'il s'est battu aussi, il a des bleus plein la figure, ils ne sont pas jumeaux pour rien on dirait.

- Si tu crie je t'arrache la tête. Alors tu vas bien m'écouter. Je peux agir n'importe quand, sans que personne ne me voie, alors si je constate que tu as enlevé la bague du doigt de Bill, je reviens te faire la peau. Je viendrais aussi au chalet buter ton Stan, tes deux amis, sans oublier Jack. Ainsi quiconque sera amis avec vous deux sera condamné à la mort. Et crois moi je suis très sadique. J'espère que tu m'as bien compris.

Je l'étrangle jusqu'à ce qu'il soit au bord de l'évanouissement, une larme coule le long de sa joue, ses yeux commencent à se fermer et ses jambes ne le portent plus. Je relâche alors la pression et je le pose au sol avant de partir rapidement
...

« Fin du POV de Kurtis »



Je sais pas pour vous mais moi je l'aime de plus en plus Kurtis, je trouve que c'est un gars trop mytérieux, dangereux, bizarre... Pour la photo, c'est exactement comme ça que je m'imagine Kurtis, mais en humain quoi. Depuis le début, c'est ce personnage qui m'a inspiré le comportement de Kurtis, même si le vrai Kurtis (celui du jeu) n'est pas du tout comme ça, d'ailleurs on sait rien de lui... Bref, vous vous l'imaginiez comme ça? Si il était humain il serait pas mal du tout, vous en pensez quoi? Oui parce que le Kurtis de ma fic n'est pas moche hein, au contraire, il est très beau.

Es-ce que cette suite vous a plus???? Et pour finir, merci pour tous vos coms, ils me font trop plaisir et m'incitent à écrire plus vite ^^



EDIT INFO: TOKIO HOTEL EN COUV' DE DREAM UP CE MOIS CI

Le daté mai-juin de Dream'up vient de sortir en kiosque avec Tokio Hotel en couv' ! Retrouvez :

- 4 pages d'interview
- 2 pages reportage photos + confidences sur la Chambre 483
- 2 posters collector
- Grand concours Fan Fiction : la meilleure Fan Fiction sera publiée dans le prochain hors série et dédicacée par le groupe...


Moi j'ai déjà 172 pages, ça le fait pas de leur envoyer ça... puis comme c'est du yaoi...


Merci Joh pour l'info, je ne savais pas, mais j'ai corrigé ^^

# Posté le dimanche 13 mai 2007 09:17

Modifié le dimanche 13 mai 2007 10:34

Chapitre 31: Tu joues avec le feu Bill...

Chapitre 31: Tu joues avec le feu Bill...
Chapitre 31 : Tu joues avec le feu Bill...


« POV de Tom »

Kurtis vient juste de partir, je le vois vaguement disparaître derrière les portes de l'ascenseur. Juste au dernier moment, lorsque les portes se ferment, il jette son masque à travers la fente avant qu'elles ne se ferment définitivement. J'ai du mal à reprendre mon souffle, l'air me manque encore et je suis toujours par terre. Les paillettes de lumière commencent à disparaître de mon champ de vision au fur et à mesure que je respire. J'ai vraiment cru qu'il allait me tuer.

Je réalise alors qu'il revient de la chambre de Bill. D'horribles pensées me traversent l'esprit, j'imagine le pire...Aussitôt je me relève et je cours vers la chambre. La porte est fermée. J'entre le code et me précipite sur Bill ... qui dort paisiblement. A première vue, il ne lui a rien fait. Les draps ne sont pas chiffonnés, il y a juste des pliures là où il a du s'asseoir. Je regarde sa main droite, il porte effectivement l'anneau de ce malade. Mes doigts se dirigent naturellement vers son annulaire pour la lui enlever, mais les paroles de Kurtis me reviennent en mémoire.

Finalement je ne fais rien. Putain pourquoi j'avais pas mon pistolet dans la main... Je n'ai malheureusement pas eu le temps de le sortir, le temps que je réalise qui il était, j'étais déjà plaqué contre ce foutu mur. Ce mec a la force de Terminator, un peu plus et il pouvait me briser la nuque juste avec sa main. Je vais voir Aymeric. Il n'est pas dans sa chambre, je marche un peu dans les couloirs et je le trouve enfin.

- Ah Tom tu as fais vite.
- Quelqu'un est entré dans la chambre. Comment il a fait sans le code ?
- Quoi ?
- Le malade, Kurtis.

Soudain je me rends compte que je ne lui ais rien dit sur Kurtis.

- Je ne vous ais pas parlé de Kurtis ?
- Non Tom, qui es-ce ?

Je lui explique rapidement la situation, au fur et à meure que j'avance dans mon récit, ses yeux d'agrandissent de plus en plus. Une fois que j'ai fini, il ne dit pas un seul mot.

- Donc voilà, vous êtes sur de ne pas l'avoir entendu venir ici, ni forcer la porte de la chambre ? Rien du tout ?
- Je t'assure que le couloir était très calme.
- Vous ne l'avez même pas entendu m'agresser ? Il n'était pourtant pas discret. Il m'a hurlé dessus.
- Ca s'est passé quand ?
- Il y a quinze minutes à peu près.
- J'étais avec un patient, dans une chambre assez éloigné d'ici.
- Bill aurait pu se faire tuer sans que personne ne s'en rende compte alors ?
- Je suis désolé Tom, mais ici c'est un hôpital, pas une prison, y a pas de gardes armés ou autres trucs du genre. On ne peut pas surveiller la chambre de ton frère en permanence, je regrette.

Déçu de sa réponse, je retourne voir Bill. Je remarque que le masque est toujours devant l'ascenseur, je vais le ramasser et je retourne dans la chambre. Je le pose sur la table de nuit de Bill et je l'observe. Mon regard tombe immédiatement sur cette bague. Rien que de la voir à son doigt, ça me fou les nerfs. Mais je préfère ne pas prendre le risque de la lui enlever.

Je range mon pistolet électrique dans un autre sac et le stylo qui fait lampe noire va tout de suite servir. La carte est toujours dans le tiroir, je la sors. J'appréhende un peu quand au contenu du message. J'éteins la lampe pour voir au mieux l'inscription. Un frisson me parcourt le dos lorsque que je vois son écriture, frisson qui s'intensifie à la lecture du message :

« Je veux que tu portes cette alliance quand je te tuerais, toi et moi nous serons unis dans la mort car je te suivrais partout Bill... »

Mon c½ur s'accélère brutalement, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai plus qu'une solution, appeler Stan. Je rallume la lumière pour prendre mon portable et je m'installe sur mon lit. Je compose le numéro du chalet en espérant qu'il soit là.

- Allo ?
- Stan c'est Tom.
- Comment vas-tu ? Et Bill ? Comment ça se passe ? Il arrive à tenir ?
- Wow du calme, je peux pas répondre à tout en même temps. Alors je vais bien, Bill aussi, ça se passe plutôt mal et oui il arrive à tenir, même si il pète les plombs. En faite si je t'appelle c'est parce que je ne sais plus quoi faire. Kurtis vient de m'agresser, il a été voir Bill aussi, j'ai peur qu'il recommence et qu'il lui fasse du mal.
- Ok j'arrive tout de suite, attends moi.

Il raccroche sans que j'ai pu lui dire où j'étais. Je rappelle mais personne ne répond. Il doit déjà être dans la voiture tel que je le connais. Je me couche à côté de Bill et au bout d'un très long moment, au moment où je commence à m'endormir, la porte de la chambre s'ouvre sur Stan.

- Tom, j'ai fais aussi vite que j'ai pu.

Il me fonce dessus pour me serrer dans ses bras.

- Oh mais qu'es-ce que tu as au visage ? Et pourquoi Bill à des bleus aussi ? Vous vous êtes battu ? Raconte moi ce qui s'est passé.

Je lui fais un résumé de l'histoire, la fuite de Bill, la bagarre, je lui montre le message de l'autre taré, la bague, le masque.

- Et personne n'a rien entendu ?
- Non. Il aurait pu tuer Bill et me tuer après, personne n'aurait rien vu. Et les gardes que j'ai engagés, ils sont où ?
- On les a renvoyé, déjà ils n'étaient pas très efficaces et en plus notre porte ferme avec un code. Jamais j'aurais pensé qu'il réussirait quand même à s'introduire. Surtout qu'il n'y a pas eu effraction.
- Tu crois qu'il a le code ?
- Je ne vois que cette solution.
- Et Bill ?
- Il va bien, apparemment il ne lui a pas fait de mal.
- Ok je vais attendre avec toi qu'il se réveille.
- Comment vont Gus et Georg ?
- Ils sont impatients de venir vous voir. Gustav se sent coupable de filer le parfait amour avec Irina pendant que vous deux vous êtes coincés ici.
- Il faut qu'il profite de ses vacances.
- Sydney et Georg ne se lâchent plus non plus. Là ils sont partis pick-niquer au bord du lac près du chalet, enfin pas si près que ça.
- Et toi tu fais quoi pour t'occuper ?
- Je reste avec Jack, enfin quand il est là. Je ne l'ai pas vu de la journée, il m'a dit qu'il devait faire un comptage de gibier dans une propriété privée. Il passe me voir ce soir.
- Ok.
- Il s'inquiète beaucoup pour Bill tu sais ? Tous les jours il me demande des nouvelles. Es-ce que tu veux qu'on ailles manger en ville ce midi ?
- Non je ne laisse pas Bill tout seul, pas deux fois.
- Si tu veux je peux aller chercher des trucs et les ramener ici ?
- Je ne sais pas si ça sera très bien vu... Puis j'ai mon plateau repas le midi. Mais toi tu pourras aller te chercher un truc à ramener ici pour qu'on mange tous ensemble non ?
- Oui je ferais ça.

Le temps passe très vite, Stan va se chercher un truc à manger et revient pile quand la petite vieille nous amènes nos plateaux. J'hésite entre réveiller Bill pour qu'il mange ou le laisser dormir. Je décide finalement de le laisser dormir, j'irais lui demander un truc à manger quand il se réveillera. On mange tranquillement, Stan me propose de monter la garde devant la porte cette nuit, mais quand je sais ce que Kurtis a fait aux gardes, je ne préfère pas. En revanche, moi je compte rester éveillé cette nuit avec mon pistolet à la main.

Bill commence à remuer dans son sommeil, il murmure des trucs inaudibles. Il doit sûrement faire un cauchemar. Je m'approche tout près de lui et je murmure son prénom à son oreille, ça semble le calmer un peu. Il ne gigote plus. Dès que je me retourne vers Stan je l'entends très clairement prononcer Kurtis. C'est décidé je le réveille !

Je le secoue un peu et au bout d'une longue minute il ouvre enfin les yeux. Il à l'air soulagé d'être réveillé on dirait. Je m'assoie à ses côtés en lui caressant la joue.

- Eh, bien dormit ?
- Non, pas du tout. J'ai fais des horribles cauchemars. J'ai rêvé que Kurtis était venu dans la chambre... en faite je sais pas très bien si c'était un rêve où pas...


Il tourne la tête vers Stan et voit le masque sur sa table de nuit.

- Ce n'était pas un cauchemar ?
- Non malheureusement.
- Je suis content de te voir, je vois que tu n'as pas résisté aux quatre jours imposés par Tom ?
- Euh non ce n'est pas vraiment ça...Kurtis a agressé Tom, c'est pour ça que je suis là.

Bill vire au blanc en moins d'une seconde.

- Il...Il t'a ...
- Ne t'inquiète pas, il ne comptait pas me tuer.
- Ne pas m'inquiéter ? Nan mais t'es malade où quoi ?
- Bill, ça va, il n'y a pas eu mort d'homme. Il voulait juste me faire peur, enfin je crois.
- C'est lui qui t'a fait ces marques dans le cou ?

Je vais voir dans le miroir de la salle de bain et je constate en effet que j'ai des marques violettes tout autour du cou, il a du vraiment s'amuser. Je sais pas ce qu'il bouffe le matin, mais j'ai cru qu'il avait un étau à la place des mains. Je reviens dans la chambre et je constate que Bill a attrapé le masque de Kurtis. Il le tient dans ses mains et le regarde sous tous les angles.

- Kurtis ne t'a pas fait de mal ?
- Je ne me souviens plus, je dormais à moitié...

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'il me ment. Comme si il était gêné de quelque chose, ou alors comme si il voulait me cacher des choses... Je ne lui montre pas le message sur le papier.

- Tu es sur que tu ne te souviens de rien ?
- Si je me souviens de quelques trucs, genre qu'il m'a mit la bague. Mais à part ça... Tout est flou.
- Pourquoi tu ne l'enlèves pas ?
- Oui c'est vrai, je ne sais pas pourquoi je la garde.

Il s'apprête à l'enlever quand je décide de lui dire.

- Non !! Ne l'enlève pas.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Kurtis m'a dit que si je l'enlevais de ton doigt, il reviendrait pour nous buter. Il a dit qu'il nous tuerait tous les deux, puis toi Stan, Gus, Georg et Jack.
- Jack ? Mais pourquoi lui ?
- Parce qu'il est ami avec nous. Il a dit que tous ceux qui seraient amis avec nous mourraient.

« Fin du POV de Tom »



Quelque part dans une forêt.

« POV de Kurtis »


Ca y est, je l'ai enfin embrassé... Et il ne m'a même pas repoussé. Ca me donne encore plus envie de le tuer, de le faire souffrir, longuement... Je suis en train d'aménager une chambre dans le sous-sol de ma maison, je veux que tout soit prêt lorsque j'irais chercher Bill. J'ai déménagé il n'y a pas longtemps, mon vide sanitaire commençait à sentir très fort. De plus il était plein.

Plein de quoi ? De cadavres bien sur, de tous ceux que j'ai tué. Des jeunes hommes de l'âge de Bill, que j'approche tout en douceur. Je gagne leur confiance pour mieux les détruire. Ensuite quand je les ai bien fait souffrir, que j'ai tout tiré d'eux, je m'en débarrasse dans mon vide sanitaire. Bien sur au bout d'un moment l'odeur devient insupportable, alors pour accélérer la décomposition des cadavres, je verse de l'acide chlorhydrique sur les cadavres.

Mais au bout d'une quinzaine de corps, ça devient difficile. Alors je change de maison. Personne ne sait qui je suis, on ne me voit jamais, on ne connaît pas mon vrai nom et le temps que les gens découvrent ce que j'ai fais, je suis bien loin des lieux des crimes...Oh Bill, il me tarde de t'avoir à mes côtés...

« Fin du POV de Kurtis »

« POV de Bill »


Je m'inquiète beaucoup pour Tom, Kurtis l'a quand même chopé dans un coin, il aurait pu le tuer. Il essaye de me rassurer mais je vois bien dans ses yeux qu'il a eut la trouille de sa vie. J'ai été obligé de lui mentir tout à l'heure, sur ce qu'il s'est passé avec Kurtis... Je n'allais pas lui dire qu'il m'avait embrassé et que je m'étais laissé faire...En même temps j'étais tellement dans les vapes que je ne me suis pas vraiment rendu compte de ce qu'il me faisait.

Je me souviens juste de son masque et de ces yeux. Oh oui ces yeux incroyablement bleus, ce regard qui vous pénètre, qui vous fait vous sentir faible. Dans ces yeux j'ai pu y lire la folie de cet homme, mais j'ai compris aussi que Kurtis avait raison. Ca me plait d'avoir un mec dangereux aux trousses, mais en même temps ça me fait peur car je redoute qu'il s'attaque à mon frère, aux gens que j'aime.

Je regarde l'anneau à mon doigt, j'aime le voir. Même si je sais que je devrais porter un anneau de Tom et pas de Kurtis. Je suis plongé dans mes pensées, j'entends qu'on me parle mais je n'y fais pas attention.

- Youhou Bill, je te parle.
- Quoi ? Désolé j'écoutais pas.
- Ben oui je vois ça, tu es trop occupé à penser à Kurtis.
- Tom !!! dit Stan. Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que c'est la vérité. Ca se voit dans ses yeux que Kurtis lui plait, du moins sa personnalité.
- Quoi ? Mais qu'es-ce que tu racontes !!!! Kurtis est un malade mentale, il t'a agressé. Il veut nous tuer !!!
- Il t'envois des sms, il t'offre une bague.
- Il m'envoie aussi des fleurs avec des asticots, des animaux crevés, et c'est moi qui lui ai envoyé un sms.
- Quoi ?

Merde j'ai parlé trop vite.

- Je voulais juste vérifier si il utilisait encore ce numéro, c'est pour ça qu'il m'a appelé dans la salle de bain. Je pense qu'il a plusieurs téléphones, celui duquel il m'envoie des sms et un avec lequel il m'appelle.
- Je continu de penser que ce mec te fascine !!
- Pense ce que tu veux, ça m'est égale.
- Bon je crois qu'on va se calmer tous les deux, vous partez dans des trucs qui ne vous mèneront à rien, sauf à une dispute, coupe Stan.
- Oui tu as raison, je me fais encore des idées va !! Tient en parlant de fausses idées, tu te rappelles du docteur Malakoff ? Il m'a fait mon nouveau traitement et il va l'envoyer au chalet.
- D'accord, je te l'apporterais dès que je les reçois.
- Merci.
- Tom, s'il te plait détache moi.
- Quoi ? Nan mais ça va pas ?
- Va chercher Aymeric, qu'il constate que je vais bien et que ces attaches sont inutiles.
- D'accord mais si il constate qu'elles sont encore utiles, je ne te détacherais pas.

Il s'en va chercher Aymeric, pendant ce temps là je peux parler un peu avec Stan.

- Je sais pas ce qu'il a mais il s'imagine pleins de trucs qui sont faux. Il m'a fait une crise encore par rapport à Kurtis, il croit que je profite de son absence, quand il va à la douche par exemple, pour appeler Kurtis, alors que c'est toujours lui qui m'appelle. Il fait une fixation sur ce mec et je ne sais pas quoi faire.
- Ne lui en veux pas, ça doit être à cause de sa schizophrénie. Les délires que cette maladie lui causes ont tendances à empiéter sur sa vie. Il ne sait plus trop ce qui est vrai et ce qui est fictif. Il faut lui laisser du temps.
- Dès fois il me parle vraiment méchamment, ça me fait un peu peur.
- Ne t'inquiète pas, ça va aller.

Tom revient avec Aymeric qui semble perplexe quand à l'idée de me détacher. Il me pose plusieurs questions, es-ce que j'ai encore mal, es-ce que j'ai des sautes d'humeur... Il semble satisfait puisqu'il me détache.

- Bill je sais très bien que ton état ne durera pas, au plus tard jusqu'à ce soir, donc dès que tu sens que tu vas faire une crise de manque, je veux que tu le dises à Tom qui viendra me chercher. D'accord ?
- D'accord, je mens.

Nan mais il croit quoi lui, que je vais le prévenir pour qu'il me rattache ? Il s'en va, pas très rassuré. Moi je suis soulagé de ne plus avoir des entraves. Automatiquement je tends les bras vers Tom qui vient s'y réfugier. Son odeur me manque, être contre lui aussi. Il relève la tête vers moi et plonge ses yeux noisette dans les miens, cette proximité m'a terriblement manqué. Je n'ai fais que dormir ces derniers temps.

- Je crois que je vais vous laisser tous les deux, même si vous êtes resté tout le temps ensemble, on dirait que ça fait une éternité que vous ne vous êtes pas vu.
- Merci Stan, répond Tom.

Il nous embrasse sur la joue avant de passer la porte. Tom s'allonge alors de tout son long sur moi et commence à me mordiller le lobe de l'oreille. Oulala je le vois venir. Je me laisse totalement faire, je sens ses lèvres descendre dans mon cou et des frissons me parcourent de la tête aux pieds. Ses mains glissent sous mes vêtements et je le sens partout sur moi.

Je ne peux m'empêcher de laisser échapper des soupirs de bien être qui très vite se transforment en gémissement de plaisir lorsqu'une de ses mains entoure ma virilité. Je sens son excitation contre ma cuisse et il se frotte contre moi ce qui m'attise encore plus. Il ne prend même pas la peine d'enlever nos vêtements, il soulève un peu mon t-shirt tout en déposant des baisers enflammés, il s'arrête pour mordiller l'un de mes tétons durcis par le plaisir puis il laisse glisser sa langue tout doucement le long de mon torse et s'arrête juste avant mon intimité.

Il souffle sur mon sexe et je sens sa langue me caresser furtivement avant qu'il me prenne en bouche entièrement. J'étouffe un hoquet de plaisir en sentant cette bouche chaude qui me fait des trucs incroyables, sa main caresse mon intimité quand d'un coup je sens un de ses doigts entrer doucement en moi. Je me cambre sous ce plaisir qui devient de plus en plus fort, j'en ai même du mal à respirer.

Je fais encore entendre mon magnifique timbre de voix quand je sens son doigt qui commence à bouger en moi. Bientôt un deuxième doigt vient rejoindre le premier, il commence à les bouger plus vite, plus fort, son autre main se resserre autour de mon membre. Puis un troisième doigt me fait hurler de plaisir, je ne chercher même plus à me contenir, de toute façon personne ne peut entendre à ce qu'on m'a dit.

Je me laisse vraiment aller à mon plaisir, emprisonnant mes mains dans les dreads de mon frère, appuyant sur sa tête plus aller plus profond dans sa gorge...D'un coup il retire ses doigts et relève la tête. Au lieu de me retourner il écarte mes jambes et vient se placer devant moi. Il place ses deux bras tendu de chaque côtés de ma tête et en me regardant dans les yeux il me pénètre doucement.

Je ferme à moitié mes yeux et je m'accroche à ses bras tellement c'est bon. Je l'entends respirer très fort et je resserre mes jambes contre ses fesses pour qu'il entre encore plus profond en moi. Il touche ce point si sensible qui me fait voir des étoiles et qui fait augmenter ma température corporelle de 10° d'un seul coup. C'est tellement fort que je ne vais pas résister longtemps.

- Arrête, je murmure.

Il se stop net.

- Quoi ?
- Tu me fais trop d'effet, je vais pas tenir longtemps si tu continus comme ça.

Il s'enlève alors de moi, puis il rentre, puis il sort et re-rentre... Tout ça sans quitter mes yeux. Oh la vache. Il fait varier la vitesse, la profondeur c'est encore pire, j'en peux plus d'attendre.

- S'il te plait, me fait plus attendre.

Il recommence alors à une cadence infernale, je ne me retiens plus de crier mon plaisir, je suis fixé sur une goutte de sueur qui glisse paresseusement le long de sa tempe quand mon portable sonne. Tom ne s'arrête pas et je prends mon portable. Appel masqué. Sans que Tom le voit, j'appuis pour décrocher et je pose le téléphone à côté de mon oreille, le clavier contre l'oreiller.

Mon interlocuteur, un certain Kurtis peut avoir le loisir de m'entendre prendre mon pied en direct. Tom se déchaîne en moi, je l'incite à aller plus vite, plus fort, je sens ses doigts se crisper sur le bord de mon oreiller et il touche encore ce point si sensible... Au bout de quelques minutes j'atteins un des orgasmes les plus fort que j'ai eu sans quitter Tom des yeux. Il me suit quelques secondes après dans le plaisir puis se laisse tomber sur moi, essoufflé, épuisé.

- Je t'aime Bill, me murmure t'il.
- Je t'aime aussi Tom.

Je me dépêche de raccrocher discrètement, j'en connais un qui doit péter les plombs... J'ai vraiment fais le salop, lui faire entendre nos ébats sexuels, le pire c'est que j'ai aimé qu'il entende tout ça...

« Fin du POV de Bill »



Alors vous en pensez quoi? Bill à fait le salop avec Kurtis hein? Pensez vous que sa vengeance va être terrible???

# Posté le mardi 15 mai 2007 13:35

Modifié le mardi 15 mai 2007 14:07

Chapitre 32: Deuxième confrontation.

Chapitre 32: Deuxième confrontation.
Chapitre 32 : Deuxième confrontation.



« POV de Bill »

Tom est allongé contre moi de tout son long, son visage dans mon cou, je sens sa respiration se faire de plus en plus lente. Une des ses mains repose dans le creux de ma taille et son autre main caresse mon tatouage.

- Bill ? Je peux te demander un truc ?
- Oui bien sur.
- C'était qui au téléphone ?
- Kurtis. Et j'ai décroché.
- Tu as décroché ? Il a tout entendu ?
- Oui.
- Imagine que ce n'était pas Kurtis, que c'était quelqu'un d'autre ?
- ...
- Bill ?
- Nan c'était Kurtis j'en suis sur, il n'y a que lui qui m'appelle en anonyme.
- Vérifie que c'est lui. Et si c'est bien lui, ben je crois que je vais te tuer avant lui.
- Ohhh je voulais juste le faire chier un peu, il me fait bien chier avec sa bague.
- Arrête, tu l'aimes sa bague !!
- Non ce n'est pas vrai.
- Si c'est vrai.
- Bon juste un peu, c'est la première fois qu'on m'offre une bague c'est pour ça. Je préfèrerais en porter une qui me vienne de toi...
- Je vais t'acheter la même et on fera un échange ?
- Et si il le voit ? Y a mon nom gravé dedans.
- Ben je la ferais graver aussi. Envoie lui un sms, vérifie que c'est lui. Si c'est pas lui qui t'a appelé, on est un peu mal...

Je prends mon portable et je commence à rédiger un sms, Tom regarde ce que j'écris :

« Eh le serial killer, est-ce que c'est toi qui viens de m'appeler ? J'étais trop occupé pour te répondre »

- Eh mais tu veux vraiment te faire assassiner toi !!! me dit Tom.
- J'aime le danger...

J'envoie le sms, une dizaine de secondes après, je reçois un nouveau message.

« Espèce de saloperie, je te jure que tu vas me le payer très cher »

- Oh vache, il n'a pas l'air content, je dis.
- Ben en même temps il a un faible pour toi, c'est normal qu'il ne soit pas content.
- Nan mais quand même faut qu'il aille se faire soigner celui là !! Il croit qu'en m'offrant une bague je vais lui tomber dans les bras ?? En plus il fait flipper avec son masque de cinglé...
- Passe moi le masque.
- Quoi ?
- Passe le moi, le masque !!
- Ok, pas la peine de t'énerver !!

Je lui file le masque, il regarde l'intérieur, l'extérieur, puis il le met. J'avoue que de le voir avec ce masque éveille en moi certaines pulsions. Il se met à me fixer, avec un regard de psychopathe, j'en ai des frissons partout. Il pourrait facilement se faire passer pour un tueur en série avec ces yeux là!! Je lui retire le masque pour l'examiner à mon tour.

Les peintures qui le décorent foutent la trouille quand même. Je le retourne et je l'approche de mon visage. Au moment où le masque touche ma peau, je vois une sorte de flash en noir et blanc d'à peine cinq secondes:

Je suis dans une forêt, un gars avec ce masque se tient devant moi, à une dizaine de mètres. Son bras gauche pend le long de son corps et au bout de celui-ci, je vois une masse noire ronde et sombre. Il tient un couteau de boucher dans son autre main, puis soudain il se rend compte de ma présence. Il court vers moi en brandissant son couteau et plus il se rapproche, plus je distingue ce que tient son autre main. Une tête humaine, tellement ensanglantée que je ne reconnais pas le visage. Il s'arrête devant moi et lance la tête à mes pieds. Je vois alors une dread blonde...

- Oh la vache !! Soit ce truc est ensorcelé, soit j'ai eu une hallu.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- Quand j'ai mis le masque j'ai vu un truc bizarre. Une sorte de flash en noir et blanc. Je dois devenir cinglé aussi à force d'être enfermé...
- Et p'tit frère, ici c'est moi qui ai les hallu, alors ne t'y mets pas aussi, on a déjà assez d'un cinglé dans la famille.
- C'était vraiment bizarre...
- Tu me racontes ?
- Nan, je ne veux pas que ça nous porte la poisse.
- Ok comme tu veux... Hum... Bill ? J'ai déchiffré le message de ta lettre, tout à l'heure j'ai été chercher une lumière noire...
- Et c'est seulement maintenant que tu me le dis ? Ca dit quoi ? Donne moi la lampe et la lettre !

Il me fourre le tout dans les mains et il éteint la lampe de la chambre. J'appuie sur le bouton du stylo et je peux lire les mêmes mots que mon frère a lus.

« Je veux que tu portes cette alliance quand je te tuerais, toi et moi nous serons unis dans la mort car je te suivrais partout Bill... »

- C'est très romantique, je dis. Il doit faire chavirer des c½urs avec ce genre de petites attentions...

Tom se mets à ricaner.

- Tu crois qu'un jour on aura une vie normale ? Sans psychopathe, sans nos maladies ? Juste nous deux ?
- Je te le promets mon amour.

Il me retire le masque des mains et se serre contre moi. Une de ses dreads touche ma main. Je la saisi et je la fait tourner entre mes doigts, cette vision me revient tout à coup à l'esprit. Je me demande si je ne suis pas voyant... Le masque de Kurtis, je l'avais vu dans mon cauchemar avant même de le voir en vrai, lorsqu'il avait tué tout le monde au chalet. Et si ce que je venais de voir allait se réaliser ? Non ce n'est pas possible. Il faut que je m'aère la tête...

- Tu ne veux pas qu'on aille se balader ? je propose.
- Je ne sais pas si c'est prudent que tu sortes.
- J'ai besoin de me changer les idées, je commence à avoir des hallu sans rien prendre, ce n'est pas bon signe... Nan vraiment j'ai envie de sortir un peu de ce décor.
- Tu veux qu'on aille dans les couloirs ?
- Avec tous ces tarés ? Non merci.
- Ben ils sont dans leur chambre non ? Je ne pense pas qu'ils font des balades la journée...
- Ok mais on passe pas devant leurs portes, on va dans l'autre sens.
- D'accord.

Il me prend par la main, plus pour ma sécurité que par signe d'amour, puis nous sortons de cette prison, pour aller dans une autre... Comme j'avais demandé, on évite le couloirs des dégénérés, on en choisi un au hasard parmi les deux qui se proposent à nous.

- Gauche ou droite ? me demande Tom.
- Hum... Droite.

Nous nous engageons dans le couloir de droite sans vraiment savoir où nous allons. Je vais bientôt pouvoir mettre mon plan à exécution, à savoir, m'échapper. Nan mais ils croient vraiment je suis dans mon état normal ? Que j'ai un moment de lucidité ? Je n'ai qu'une seule envie, c'est de me faire une injection de pure came !! Et pour ça, je dois réussir à échapper à Tom. Je savais que je ne réussirais pas cette cure.

Je n'ai pas assez de volonté. Mais en même temps j'hésite beaucoup à faire ce que je suis sur le point de faire, je sais que je vais énormément décevoir Tom. Et je n'ai pas envie que cela arrive. D'un autre côté, je ne sais pas combien de temps je vais rester ici. Si seulement je pouvais retourner au chalet...

- Tom ? Sauvons nous d'ici. Retournons au chalet.
- Quoi ? Mais on ne peut pas faire ça, et ta cure tu en fais quoi ?
- De toute façon à part rester enfermé dans une chambre on ne fait rien d'autre, je préfère être enfermé au chalet plutôt qu'ici.

Je me décide à lui dire la vérité.

- Il y a quelques secondes, je me demandais comment j'allais faire pour m'échapper d'ici.

Tom s'arrête net et sert très fort ma main dans la sienne.

- Mais je ne veux pas partir sans toi. Partons tous les deux.
- C'est une mauvaise idée Bill, très mauvaise. Tu ne pourras pas guérir correctement au chalet, tu n'auras pas les soins nécessaires.
- Je m'en fiche, je t'aurais toi.
- Je suis désolé Bill, mais c'est non. On va rester ici tous les deux et on ne sortira que lorsque tu seras guéri.
- Pardon Tom...
- De quoi ?

Je ne réponds pas et je lui colle mon poing dans la figure, il tombe K.O au sol. Je me mets alors à courir en direction de la chambre, je mets des vêtements normaux pour sortir d'ici, je prends mon portefeuille et mon portable. Je ressors le plus vite possible en emportant le masque de Kurtis avec moi. Direction ascenseur, rez-de-chaussée, sortie.

Me voilà enfin dehors, je continu de courir jusqu'à ce que j'ai mis une bonne distance entre l'hôpital et moi. Je m'arrête à bout de souffle dans une ruelle qui m'est inconnue. En faite, tout ici m'est inconnu. Mon portable sonne, c'est Tom. Je coupe l'appel, je ne supporterais pas de l'entendre pleurer au téléphone pour que je revienne. Je lui tape quand même un sms pour m'excuser et le rassurer.

« Tom je suis désolé de t'avoir frappé, ce n'est pas ce que je voulais mais je n'ai pas eu le choix. Ne t'inquiète pas pour moi, je rentrerais au chalet quand j'en aurais marre de traîner dehors. Je t'aime, ne l'oublie pas »

J'envoie le sms et dès que j'ai reçu l'accusé, j'éteins mon téléphone pour économiser la batterie. Tom me la rechargé hier mais je ne sais pas combien de temps je vais rester dehors, alors autant faire attention. Je suis vraiment un enfoiré de profiter de sa confiance pour me barrer. Bien sur je m'en veux, mais je n'ai pas la tête à raisonner normalement. Je me dis aussi que ce serait bête de replonger alors que ça fait quelques jours que je n'ai rien pris.

Je me dirige alors vers le centre ville et je vais dans un supermarché. Je cherche le rayon des alcools, si je ne me drogue pas, autant m'avaler une bonne bouteille. Je trouve ce qu'il me faut, je paye et je quitte le magasin, deux bouteilles de vodka à la main. Je marche un certain temps et enfin je me trouve un endroit tranquille en bordure de forêt. Je m'y installe et j'entame la première bouteille. Je sens le liquide clair me brûler un peu la gorge et l'estomac.

Après quelques gorgées je commence à me sentir un peu joyeux, je ne tiens toujours pas l'alcool et je crois que ça ne changera jamais. A la moitié de la bouteille je me marre tout seul comme un con. J'espère qu'il n'y a personne dans le coin car je dois avoir l'air un peu pitoyable. A la dernière gorgée je sens que je ne peux plus me relever. Les couleurs et les formes tanguent devant mes yeux, j'ai vraiment un tournis de malade mais je me sens trop bien.

Il faut dire que je l'ai bu très vite cette bouteille. Je commence à m'endormir à côté de l'arbre où je me suis installé, je chope le masque de Kurtis et je le mets sur mon visage avant de m'allonger par terre pour m'endormir paisiblement...Lorsque je me réveille, le soleil est haut dans le ciel et il m'agresse les yeux. Ouawww j'ai du passer la nuit ici... Je me redresse et je vois un truc tomber. J'enlève le masque et je vois un carré blanc par terre dans les feuilles.

Je le prends et je le retourne... Mon sang ne fait qu'un tour dans mon corps lorsque je comprends ce que c'est. Une photo instantanée, moi en train de cuver avec le masque sur le visage et un révolver braqué sur ma tempe... Je regarde tout autour de moi mais évidemment il n'y a personne. Je suis quand même étonné d'être encore en vie. J'allume mon portable pour voir l'heure et je vois que j'ai reçu plusieurs messages. Le premier est de Tom. Il me dit de rentrer, qu'il s'inquiète beaucoup et qu'il a prévenu Stan. Le deuxième est de Stan, il me dit que si je rentre maintenant, qu'il me retire de l'hôpital et que je ferais le reste de ma cure au chalet... Mais oui bien sur... Le troisième est de Kurtis.

« Mon masque te va très bien, puisque tu aimes la vodka, laisse moi te payer une bouteille, Kurt. »

Mais il se fou de moi lui, hier il voulait me tuer pour le coup du téléphone et là il veut qu'on picole ensemble. Et le voilà qui signe avec un petit nom... Je lui réponds :

« Va te faire foutre, j'ai pas envie de finir avec une bouteille ou autre chose dans le cul !! Billou »

Je me rallonge par terre, la photo toujours à la main. Je suis vraiment inconscient moi de sortir comme ça avec un malade aux trousses, mais comme dit Kurt, j'aime le danger... Kurt ? Mais pourquoi je l'appelle comme ça !!!! Je dois encore être sous les effets de l'alcool. Comme tout bon pochtron, je me mets à chanter en ouvrant ma deuxième bouteille. Avec un peu de chance je ferais un coma et le temps que je me réveille, ma cure sera finie...

A la moitié de la bouteille je n'en peux déjà plus. Je sens mon portable vibrer, j'ai un message, mais malheureusement pour moi, je suis trop bourré pour le lire. J'essaie de faire un effort mais je vois à peine les lignes. Lassé, je balance mon portable qui rebondit contre un tronc d'arbre pour finalement m'atterrir dans la gueule.

- Je sais que tu m'aimes portable ... Moi aussi je t'aime, téléphone...
- Et moi est-ce que tu m'aimes, Billou ?

Je tourne la tête vers l'endroit d'où provient la voix, je ne vois pas grand-chose. Je vois une personne se rapprocher de moi, puis se mettre à genoux à côté de moi.

« Fin du POV de Bill »

« POV de Kurtis »


Bill est dans un état pas possible, bourré comme un coin, je sens que je vais bien m'amuser...

- T'es qui toi ?
- Kurt.
- Ouawww Kurt Cobain, eh mec je croyais que tu étais mort...
- Non, je ne suis pas Kurt Cobain, c'est moi Kurtis.
- Le Kurtis qui veut me tuer ?
- Celui là même.

Je le vois tenter un mouvement de recule, une expression un peu apeuré sur le visage, puis il se mets à rire. J'avoue ne pas saisir l'effet comique de la scène, mais bon...

- Je peux savoir ce qui te fait rire, j'aimerais rira aussi.
- Ben boit un coup, je vois que tu a amener ce qu'il faut.
- J'ai en effet deux bouteilles, mais je ne pensais pas te trouver dans un tel état.
- Prouve moi que tu es Kurt.
- Comment ?
- Montre moi tes yeux, approche.

Je m'approche tout près de son visage, j'ai bien sur un masque sur le visage, j'en ai plusieurs d'avance... Il scrute mes yeux, avec un peu de mal quand même.

- Au faite, tu te rappelles de ce que tu as fais hier au téléphone ? Tu te rappelles aussi de mon message ?
- Ah oui quand j'ai décroché pour que tu m'entendes me faire baiser... C'est assez pervers de ma part quand même, mais j'avais trop envie de te faire chier à cet instant. J'espère que ça t'a plus de...

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et je lui colle une gifle. Il me regarde un peu surpris et il se met de nouveau à rire.

- Oh Kurt aller ne désespère pas, je suis sur que tu te trouveras quelqu'un, un jour... Désolé de te dire ça mais ton masque fait un peu peur, c'est pas comme ça que tu te trouveras une gonzesse !!
- Qui te dis que je veux une gonzesse ? Je veux peut être une tapette dans ton genre...
- Mais j'aime déjà quelqu'un d'autre et ce n'est pas toi. En même temps comment je pourrais t'aimer, je n'ai jamais vu ton visage...
- Et je ne te le montrerais pas.
- Alors va te faire foutre Kurt. Retourne d'où tu viens et fou moi la paix. Je n'ai pas besoin d'un connard dans ton genre, qui s'amuse avec les gens, qui n'a même pas le courage de montrer son visage à un gamin de 17 ans et qui profite de la faiblesse des gens pour les attaquer. Parce que je suis sur que t'es pas venu ici pour rien, tu vas profiter que je suis bourré pour me faire des trucs.
- C'est vrai que ça m'a traversé l'esprit...
- Dégage.
- Je vais te ramener à ton chalet.

Je l'attrape par un bras et je le mets autour de mon cou. Il se laisse aller contre moi tellement il ne tient plus debout. On arrive enfin à ma voiture, je l'installe sur le siège à côté de moi et je démarre. Au bout d'une heure de route à peu près, nous sommes arrivés. Je l'aide à descendre.

- Ehh mais ce n'est pas chez moi ici...
- Bienvenue chez moi Bill...

« Fin du POV de Kurtis »



Voilà, le fameux masque de Kurtis est comme la photo ^^ aussi pour vous prévenir que je ne sais pas combien de chapitres il me reste pour terminer ma fic, mais je pense pas exéder 10 chapitres. J'espère que vous n'êtes pas déçues de la tournure que prennent les évènements, nan parce que les fics toutes roses c'est pas mon truc...

# Posté le vendredi 18 mai 2007 10:25

Modifié le vendredi 18 mai 2007 10:54